Dossier d’œuvre architecture IA31010367 | Réalisé par
  • patrimoine industriel
chocolaterie
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Haute-Garonne - Bagnères-de-Luchon
  • Commune Bagnères-de-Luchon
  • Adresse 18 rue Clément Ader
  • Cadastre 2016 AC

La Société du Yo-yo chocolat cuit, société anonyme au capital de 1,5 MF divisé en 3 000 actions de 500 F chacune, voit ses statuts déposés à l’étude de Me Comet, notaire à Bagnères-de-Luchon, le 12 juin 1911. Cette fondation fait suite au dépôt de la marque Yo-yo en 1910 puis du brevet déposé le 20 avril 1911 par le pharmacien Ludovic Dardenne, pour la fabrication d’un chocolat cuit digestible contenant toutes les parties nutritives et reconstituantes du cacao et prêt à être consommé à l’eau ou au lait sans nouvelle cuisson. Ludovic Dardenne avait testé divers procédés autour du chocolat depuis 1897, mais était également très actif dans la mise en valeur de la ville : on le retrouve parmi les fondateurs dusyndicat d’initiative, du golf de Luchon et du chemin de fer à crémaillèredesservant le plateau de Superbagnères.

Les encarts publicitaires, dans la presse et sur les boîtes de conditionnement du produit, mettent en avant la rapidité du procédé qui permet la réalisation d’un chocolat instantané, et son caractère économique. La facilité de digestion est également fréquemment soulignée et ce de plus en plus au fur et à mesure que se développe la concurrence sur le chocolat instantané.

L’entreprise avait un bâtiment de production en ville, derrière le casino, sur l’actuel boulevard Ludovic-Dardenne, mais le site le plus important se trouvait face à la gare et à proximité de l’aérodrome. C’est ce dernier site qui était représenté en vue cavalière sur les papiers à en-tête de l’entreprise. Les bâtiments étaient disposés autour d’une grande cour rectangulaire. La vue aérienne de 1921 montre que sur le toit de l’aile ouest, la plus large, était peinte l’inscription monumentale YOYO.

L’entreprise se diversifie progressivement dans la confiserie et dépose un nouveau brevet pour un déjeuner sucré le 17 octobre 1932. Le nom de Yo-yo chocolat cuit est progressivement remplacé par la mention « chocolat Dardenne » à l’image de plus en plus diététique. On ne trouve d’ailleurs plus ces produits dans les « bonnes maisons d’alimentation » mais dans les pharmacies et maisons de régime. L’entreprise a décliné à partir des années 1970 et est sortie de la famille fondatrice à la mort de Pierre Dardenne en 2002, tandis que l’usine a été déplacée à Salles-et-Pratviel et doit s’installer en 2021 dans de nouveaux locaux à Ausson.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 20e siècle
  • État de conservation
    restauré
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Image non communicable

Bibliographie

  • HAGIMONT Steve. Commercialiser la nature et les façons d'être : une histoire sociale et environnementale de l'économie et de l'aménagement touristiques (Pyrénées françaises et espagnoles XIXe-XXe siècle, Thèse de doctorat en histoire sous la direction de Jean-Michel Minovez et Vincent Vlès, Université Toulouse Jean Jaurès, 2017, 2 Vol. (1 061 p. ; 149 p.)

Périodiques

  • Raynal (Cécile), Lefebvre (Thierry), « Le pharmacien Ludovic Dardenne et son chocolat centenaire » in Revue d’histoire de la pharmacie, 97e année, n° 366, 2010, pp. 143-150.

Documents figurés

  • Vue aérienne extraite du site Géoportail, 1921

Date(s) d'enquête : 1996; Date(s) de rédaction : 2016
(c) Inventaire général Région Occitanie