En 1903, un projet de construction d’un lavoir communal et d’un réservoir de distribution des eaux est lancé par la commune selon les plans et devis de l’architecte Triaire de Saint-Chaptes, pour un montant estimatif de 3570 francs. Selon la commune, les travaux doivent impérativement être terminés avant l’été pour des mesures d’hygiène : en effet, en été, l'eau de la rivière, utilisée jusqu'alors, est stagnante et jugée impropre pour laver son linge.
Le lavoir est construit sur un terrain appartenant à la commune et adossé au mur du four communal, du côté du levant. Le lavoir est décrit comme un ensemble fermé par des murs pleins côté Nord et côté levant, et ouvert du côté du midi. La toiture, composée en tuiles flûtes de Marseille, est supportée par une charpente en bois reposant en partie sur les murs, en partie sur des piliers en pierres de taille de Castillon du Gard.
De plus, les eaux ayant servi au savonnage sont arrêtées sur la banquette par un boudin en relief et s'écoulent dans le massif, par des orifices aménagés à cet effet, pour arriver dans la rigole qui règne sur tout le pourtour extérieur du bassin. De là, les eaux sont rejetées à l'extérieur du lavoir.
Les travaux sont réalisés par l’entrepreneur Georges Vézols de Saint-Chaptes pour un total final de 4827,06 francs, comprenant le réservoir de distribution. Pour faire face à la dépense, la commune va être contrainte de solliciter des aides du département à plusieurs reprises : 1000 et 300 francs en 1903, 500 francs en 1904.
Assistante à la mission patrimoine du PETR Garrigues et Costières de Nîmes