L'association « Mémoire de Saint Mamert » a pour but de partager ses connaissances, de mettre en valeur le village et son patrimoine en organisant des conférences, des expositions, des week-ends de présentation de ses découvertes.
- dossier ponctuel, PETR Garrigues et Costières de Nîmes
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- (c) PETR Garrigues et Costières de Nîmes
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Garrigues et Costières de Nîmes
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Commune
Saint-Mamert-du-Gard
-
Lieu-dit
Les Jasses,
Cour-Novo
-
Cadastre
1839
A
783
Bergerie 1 ;
1839
A
780
Bergerie 2 ;
1839
A
778
Bergerie 3 ;
1839
A
771
Bergerie 4 ;
1839
A
770
Bergerie 5 ;
1839
A
767
Bergerie 6 ;
1839
A
765
Bergerie 7 ;
1839
A
763
Bergerie 8 ;
1839
A
759
Bergerie 9 ;
1839
A
761
Bergerie 10 ;
1839
A
760
Bergerie 11
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Dénominationsbergerie, enclos
L’ensemble se compose de onze bergeries dans le lieu-dit « Les Jasses » et « Cour-Novo » à Saint-Mamert-du-Gard. Chaque bergerie possède des pâtures. On retrouve également au nord, des pâturages appartenant à la commune en 1839. La proximité de ces bergeries laisse supposer que la surveillance de troupeaux est partagée entre les différents propriétaires. La datation de ces bergeries reste complexe. En 1547, il en existe une douzaine sur la commune de Saint-Mamert-du-Gard. L'association Mémoire de Saint-Mamert a recensé 38 bergeries, d'après le plan cadastral de 1837, pour 2279 bêtes à laine pâturant sur le communaux de Saint-Mamert-du-Gard.
Bergerie 1
En 1839, la bergerie appartient à Négre Pierre-Samuel et elle se compose d’un bâtiment et d’une cour. En 1934, elle passe à la veuve d’Auquier Henri la veuve et ses héritiers. En 1957, la parcelle de la bergerie passe à Mme Cuche Roger, née Auquier. La bergerie devient des landes. Le bâtiment n’étant plus mentionné dans la matrice cadastrale en 1936. Celui-ci a dû tomber en ruine et perdre sa fonction entre 1914 et 1936. Aujourd'hui, la parcelle appartient à Prade Claude Eric.
Bergerie 2
En 1839, la seconde bergerie appartient à Négre Jean, il s’agit alors simplement d’un bâtiment. Elle jouxte la première bergerie. En 1891, la bergerie passe à Négre Jean (probablement le fils du précédent). Elle passe ensuite à Négre Jean-Paul époux Larguier en 1929, puis en 1931 à Gibaud Elie époux Négre. En 1970, Cuche Roger en devient le propriétaire. Tout comme la première bergerie, elle a dû tomber en ruine et perdre sa fonction entre 1914 et 1936. Aujourd'hui, la parcelle appartient à Prade Claude Eric.
Bergerie 3
En 1939, la troisième bergerie appartient à Jalabert Isaac. Puis en 1878, elle passe à Rouvière Alfred, notaire à Saint-Mamert, époux Jalabert, et en 1894 à sa veuve. En 1900, Négre Louis en devient le propriétaire. À partir de 1884, elle passe à la famille Gory en la personne de la veuve de Gory Adrien née Négre, puis à Gory Albert en 1896, et en 1912 à ses enfants Gory Adrien et Amy sous la tutelle de leur mère. Elle a dû tomber en ruine et perdre sa fonction autour des années 1930. Aujourd'hui, la parcelle appartient à Prade Claude Eric.
Bergerie 4
En 1939, Bigot Louis est le propriétaire de la quatrième bergerie. Elle se compose d’un bâtiment et d’une cour. En 1879, elle passe à Espérandieu Samuel, époux Bigot. En 1930 elle devient la propriété d’Espérandieu Léonce et Dumont Fernand, puis en 1934 il s’agit de Dumont Fernand et ses fils, Dumond Fernand Julien et Dumond Maurice. Tout comme la première bergerie, elle a dû tomber en ruine et perdre sa fonction entre 1914 et 1936. Aujourd'hui, la parcelle appartient à Prade Claude Eric.
Bergerie 5
En 1839, la veuve de Saussine Jean est propriétaire de la cinquième bergerie. Il s’agit d’un bâtiment avec cour. En 1874, Saussine Léon devient la propriétaire de la bergerie. En 1930, la bergerie passe à Saussine Numa, Saussine Lucien et Saussine Léa. En 1939, elle appartient à Saussine Lucien et à Auquier Émile époux Saussine puis en 1940 seulement à Saussine Lucien. L’appellation « sol » dans la matrice cadastrale en 1937 sous-entend que le bâtiment est toujours utilisé. Aujourd'hui, la parcelle appartient à Saussines Pierre.
Bergerie 6
En 1839, la sixième bergerie appartient à Négre Auguste, fabricant d’eau-de-vie. Il s’agit d’un bâtiment et d’une cour. La parcelle passe en 1847 à la veuve de Nègre Auguste née Fournier, puis en 1873 à Dumas Samuël, à Jalabert Samuël en 1881, à la veuve de Chardonnaud Gabriel née Demoutil, à la veuve Roux Alexandre née Étienne en 1890. Par la suite, la parcelle appartient à Roux Alexandre (surement le fils du précédent). En 1930, la bergerie passe à Loubat Dieudonné. La parcelle devient en 1931 un bâtiment rural, ce qui veut dire que le bâtiment entre dans une catégorie fiscale spécifique qui désigne une construction liée à une activité agricole. Il s’agit possiblement toujours d’une bergerie. Mais en 1937 la parcelle devient « terre ». Donc le bâtiment devient ruine entre 1931 et 1937. Aujourd'hui, la parcelle appartient à Loubat Stéphane.
Bergerie 7
En 1839, la septième bergerie appartient au pasteur Jacquin Philippe. Il s’agit d’un bâtiment et d’une cour. La parcelle passe à Rieure Frédéric en 1845-1846. En 1866, Teissonnier Jean, cordonnier à Saint-Mamert, devient le propriétaire, puis en 1894, il s’agit de Teissonier Léonce. En 1931, la parcelle passe à Teissonier Edmond époux Croxatte, cependant le bâtiment n’est plus mentionné. Celui-ci a dû tomber en ruine et perdre sa fonction entre 1914 et 1931. Aujourd'hui, la parcelle appartient à Mesnile Philippe.
Bergerie 8
En 1839, la huitième bergerie appartient à Négre Louis. Il s’agit d’un bâtiment et d’une cour. Puis, en 1884, la bergerie passe à la famille Gory. La chronologie suit celle de la troisième bergerie. Le bâtiment n’étant plus mentionné dans la matrice cadastrale en 1936. Celui-ci a dû tomber en ruine et perdre sa fonction entre 1914 et 1936. Aujourd'hui, la parcelle appartient à Gaussen Hélène.
Bergerie 9
En 1839, la neuvième bergerie appartient à Germain Antoine. Il s’agit d’un bâtiment et d’une cour. Elle passe ensuite à Bouzanquet Jean en 1892. En 1913, elle devient la propriété de Servière Elie Numa puis à sa veuve et ses héritiers en 1957. Cependant la parcelle passe de « pâture » à « landes ». En 1968, la parcelle appartient à Mme Pongy Robert née Servière. La bergerie a dû tomber en ruine et perdre sa fonction autour des années 1930. Aujourd'hui, la parcelle appartient à Ribot Moulézan.
Bergerie 10
En 1839, la dixième bergerie appartient à Germain Jean. Il s’agit d’un bâtiment avec cour. La parcelle passe en 1882 à Courdil Jules, puis en 1924 à Ganier Samuel, à Foucard Julien durant la même année, en 1927 à Gayet Hubert Marcel. En 1962, la parcelle est considérée comme pâturage avant de devenir landes et passer à Gayet Hubert Marcel « Succession » selon la matrice cadastrale. La bergerie a dû tomber en ruine autour des années 1930. Aujourd'hui, la parcelle appartient à Guérin Daniel.
Bergerie 11
En 1839, la onzième bergerie appartient à Dumas Mathieu. Il s’agit d’un bâtiment avec cour. En 1842, elle passe à Dumas puis en 1848 à Hugues Pierre-Louis. En 1914, Hugues Samuel Louis en est le propriétaire, il s’agit toujours toujours d’un bâtiment avec cour. La parcelle passe en 1915 à Pelatan Louis et Pelatan Agnès de Parignargues, puis en 1921 à la veuve de Pelatan Louis, Agnès Pelatan née Reboul. En 1940, la parcelle passe à Ribot Eugène époux Rouquette, maçon à Moulézan. La bergerie a dû tomber en ruine autour des années 1930. Aujourd'hui, la parcelle appartient à Guérin Daniel.
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Période(s)
- Principale : 1ère moitié 19e siècle , (incertitude)
L’ensemble se développe en milieu isolé, au cœur d’un paysage de garrigue directement lié aux parcours pastoraux. L’implantation des bâtiments se caractérise par une organisation lâche, sans véritable plan d’ensemble, chaque bergerie étant associée à ses pâtures et le plus souvent à un enclos attenant.
Sur le plan architectural, les bergeries présentent une grande homogénéité typologique. Elles adoptent un plan rectangulaire régulier, et développent des volumes simples, allongés et de faible élévation. Il s’agit de constructions à un seul niveau, et correspond à une fonction strictement utilitaire. Cette sobriété volumétrique s’inscrit pleinement dans les logiques de l’architecture rurale.
Le gros œuvre est réalisé en calcaire local, mis en œuvre selon un appareil mixte. Les élévations sont en moellons irréguliers, parfois sommairement équarris, associés ponctuellement à des blocs plus réguliers, notamment dans les angles ou les encadrements. Les chaînes d’angle, lorsqu’elles sont conservées, témoignent d’un soin relatif apporté à la stabilité de l’édifice. Le liant utilisé est de la chaux. Les linteaux observables sont constitués de blocs monolithes ou de dispositifs très simples, sans décor ni mise en valeur particulière.
Les couvertures, aujourd’hui très largement disparues, peuvent néanmoins être restituées grâce aux vestiges observés. Les murs pignons et les arrachements de maçonnerie indiquent la présence de toitures à deux pans ou monopente. Ces couvertures reposaient sur des charpentes en bois, aujourd’hui détruites. Les abords immédiats des bergeries révèlent l’existence d’aménagements fonctionnels complémentaires. Des enclos, matérialisés par des murs bas en pierre, sont parfois associés aux bâtiments.
Les observations de certains intérieurs, en particulier dans la bergerie 6, montrent des volumes uniques, dépourvus d’aménagements fixes. L’absence d’équipements pérennes et la simplicité des espaces intérieurs traduisent une occupation fonctionnelle, probablement saisonnière. L’état actuel des structures, souvent ouvertes et envahies par la végétation, témoigne de l’effondrement des couvertures et de l’abandon.
L’ensemble des bergeries se trouve aujourd’hui dans un état de conservation très dégradé. De nombreux bâtiments sont partiellement ou totalement ruinés, certains étant réduits à l’état de vestiges. Les maçonneries sont fréquemment envahies par la végétation, et les éléments structurants, notamment les charpentes et les couvertures, ont largement disparu. Ces observations concordent avec les données cadastrales qui indiquent un abandon progressif des bergeries au cours de la première moitié du XXe siècle, conduisant à leur ruine.
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Murs
- calcaire appareil mixte
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Plansplan rectangulaire régulier
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État de conservationenvahi par la végétation, détruit, mauvais état, menacé, vestiges
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Statut de la propriétépropriété d'une personne privée
- (c) PETR Garrigues et Costières de Nîmes
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Documents d'archives
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AD Gard
AD Gard 3 P 2656
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AD Gard
AD Gard 3 P 2659
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AD Gard
AD Gard 3 P 2660
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AD Gard
AD Gard 3 P 2661
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AD Gard
AD Gard 3 P 2662
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AD Gard
AD Gard 3 P 2663
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AD Gard
AD Gard 3 P 2664
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AD Gard
AD Gard 3 P 2665
Bibliographie
-
AD Gard : B 3491
Maurice ALIGER, Saint-Mamert-du-Gard, Nîmes, Lacour ed., 1990.