• enquête thématique, PETR Garrigues et Costières de Nîmes
Temple
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Garrigues et Costières de Nîmes
  • Commune Saint-Gilles
  • Adresse Place Frédéric Mistral

Au début du XIXe siècle, Saint-Gilles fait partie de la troisième section du consistoire de Vauvert et sa population est en majorité catholique. En 1819, le pasteur Raoux demande au conseil municipal la somme de 10 000 francs pour la construction d’un temple. La commune refuse de financer seule ce projet pour l’ensemble de la section. 

En 1838, le culte est toujours pratiqué dans un local privé appartenant à madame Lapierre. Malgré le soutien du maire qui propose de donner un terrain communal et une participation financière de 2 000 francs, le conseil municipal s’oppose au projet. Un arrêté préfectoral du 16 août 1839 ordonne la construction d’un temple à Saint-Gilles et impose à la commune de participer financièrement. Le conseil refuse de voter l’imposition extraordinaire de 1500 francs au budget de 1841. Une souscription volontaire est réunie s’élevant à 5 500 francs. 

Madame Suzanne Emilie Lapierre, épouse Bousquet, promet de vendre le terrain pour le projet de construction du temple le 24 avril 1839. Le 12 mars 1840, l’architecte du département estime cette parcelle à 4000 francs (parcelle 206 du cadastre). 

La construction du temple est confiée à l’architecte Gaston Bourdon et à l’entrepreneur Jacques Cardenoux (adjudication du 30 mai 1841). Les travaux sont suspendus en février 1843 par manque de fonds disponibles pour les sculptures. Un paiement partiel est effectué le 10 avril 1843. En 1881, le temple sert à titre provisoire mais reste inachevé. Le secours du ministère des Cultes et la participation de la commune permettent de compléter le financement (11 125 francs). L’architecte diocésain Henri Révoil s’oppose aux plans et devis de l’architecte Sanilhac datant du 15 mars 1881.  Pour résoudre ce différend, le préfet du Gard se rapproche du comité d’administration des cultes. 

Dans un rapport de réparations datant de 1900, il est mentionné que le premier architecte a laissé la façade « inachevée ». Cette mention est sans doute à modérer. Henri Révoil appuie alors le travail d’un nouvel architecte Arnaud dont le plan de façade est approuvé par le préfet en 1902. Les travaux de démolition de l’ancienne façade débutent en février 1903.  

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 19e siècle , daté par source
  • Auteur(s)
    • Auteur :
      Bourdon Gaston
      Bourdon Gaston

      Gaston Bourdon est architecte départemental en Lozère jusqu'en 1828 puis est nommé en 1832 dans le Gard. Neveu de Simon Durant, il prend la suite de Charles-Etienne Durand dans la construction de temples néo-classiques dans le Gard.

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    • Auteur :
      Révoil Henri Antoine
      Révoil Henri Antoine

      Henri Révoil Aix-en-Provence, 1822-Mourès, 1900.

      Cet ancien élève de l’École des Beaux-Arts de Paris hérite des goûts de son père qui collectionne les objets du Moyen-Âge (839 pièces achetées par l’État en 1828 et remise en musée du Louvre). Il prend la suite de Charles Questel en 1854 en tant qu'architecte attaché à la commission des Monuments Historiques. À ce titre il poursuit la restauration de l'amphithéâtre de Nîmes, de la Tour Magne et du temple de Diane.

      Nommé architecte diocésain en 1852 à Montpellier, Aix et Fréjus et en 1870 à Nîmes, il réalise et restaure de nombreux édifices religieux dans les Bouches-du-Rhône, le Var, l'Hérault ainsi que dans le Gard. Il est également à l'origine de plusieurs édifices publics tels que l'Hôtel de Ville de Saint-Gilles ou les écoles de Fourques et Manduel. Il développe un instrument lui permettant de dessiner précisément des éléments d'architecture éloignés. Le téléiconographe est breveté en 1869. Henri Morel-Révoil (1855-1933) est son gendre.

      Un monument en sa mémoire est érigé en 1906 dans le jardin de la fontaine à Nîmes (IM30000416).

      Publication : L'architecture romane du midi de la France de 1863 à 1874. Recueil de 200 planches lithographiés de l'architecture romane.

      Réalisations :

      - flèche de l'église de Bernis (1855),

      - église de Garons et agrandissement de l'église de Moulézan (1856),

      - mairie de Redessan (1857),

      - église de Générac (1860),

      - église de Manduel (1862),

      - église de Milhaud (1865),

      - église de Saint-Genies-de-Malgoires (1866),

      - église de Marguerittes (1876),

      - église de Lédenon (1885) : projet abandonné.

      - sacristie de l'église de Redessan (1885).

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Le temple de Saint-Gilles est orienté est-ouest. Il se compose d’un plan radiocentrique octogonal. Deux octogones (intérieur et extérieur) sont centrés sur un point de convergence.  Ce dernier est marqué par une voûte d’ogives à huit quartiers rayonnants. Cette voûte repose sur des colonnes cylindriques monolithes surmontées de chapiteaux corinthiens à feuilles d’acanthe.

Chaque murs de l’octogone extérieur est composé de deux arcs  en lancette. La jonction centrale de ces deux arcs repose sur une colonne de même type que celle de l’octogone intérieur sauf pour les murs sud et nord qui repose sur une colonne cylindrique surmontée d’un chapiteau rectangulaire. 

L’éclairage se réalise grâce à quatre roses à dix pétales sur les murs nord-est, nord-ouest, sud-est et sud-ouest de l’octogone extérieur, et par l’imposte de la porte en arc brisé en tiers pont.

La façade avant se compose de quatre piliers engagés triangulaires. Une sculpture de bible ouverte surmonte la porte avec un verset de saint Luc. Dans la partie supérieur, on retrouve une arcature reposant sur des culots en doucine. Le fronton brisé est surmontée d’un clocher-mur. Une baie trilobée accueille la cloche.

Documents d'archives

  • AD Gard V 468

    AD Gard
Date(s) d'enquête : 2025; Date(s) de rédaction : 2025