Le presbytère se situe sur la pente sud-ouest de la butte de Vallabrègues. Cependant, il est difficile d’en faire son histoire face au manque de sources. C. Rameye en 1925, répondant à une demande du curé Foulquier pour son évêque, indique qu’il n’y a pas de textes précis sur l’origine du bâtiment, mais il estime qu’elle sert de maison curiale depuis plus de 300 ans. L’architecture du bâtiment, l’appareillage des pierres et les fenêtres à meneaux permettent de supposer que sa construction remonte au moins au XVe. Le presbytère est situé près de l’ancienne église qui s’est effondrée au XVIIe siècle. Le bâtiment en L s’ordonne autour du jardin du curé. Il est flanqué à l’angle d’une tourelle polygonale abritant l’escalier en colimaçon montant aux étages. Elle est utilisée comme tour de guet. Le bâtiment sert quelques temps de lieu d’hébergement des soldats pendant les guerres de religion, comme l’ancienne église. Plusieurs sources de la fin du XVIe siècle et début du XVIIe siècle précisent que le porche et la cour sont utilisés comme lieu de réunion par les autorités municipales. En 1764, le curé s’oppose à ce que des travaux soient faits dans le grenier pour en faire le logement du second vicaire, car il sert de magnanerie ou d’entrepôt de la dîme. Cependant une tempête en 1765 endommage le presbytère et malgré l’opposition du curé, des travaux sont menés en 1767. Avant la Révolution, la maison curiale loge les trois prêtres desservant la paroisse. Dans son ouvrage de 1900 sur l’aliénation des Biens nationaux dans le Gard, F. Rouvière signale que la cure est mise à la vente, le 10 juin 1791, comme bien national de première origine, c’est-à-dire comme un bien du clergé mis à la disposition de la Nation par la loi du 5 novembre 1790. La maison communale est délabrée à la fin du XVIIIe siècle, un acte de 1793 demande alors l’autorisation aux autorités départementales d’effectuer des travaux au presbytère pour y installer la municipalité. Les fenêtres et les portes au nord-est, donnant vers l’ancienne église, sont dès lors bouchées. Le presbytère sert de mairie pendant toute la période révolutionnaire. Il semble qu’il serve aussi d’école et de logement pour les instituteurs, comme le confirme un texte de l’An XI (1802). Cela pose des problèmes, car il faut rendre le bâtiment aux ministres du Culte ; chose faite un an plus tard puisque les deux prêtres de la paroisse retournent au presbytère. Ce qui oblige la commune à changer l’emplacement de la mairie et de l’école. Le 6 juillet 1919, un incendie a failli détruire l’édifice. Par sa localisation sur la butte de Vallabrègues, le bâtiment a pu résister aux crues dévastatrices du Rhône. Aujourd’hui le presbytère ne sert plus de cure. La maison du curé est devenue l’atelier d’une potière. En 2025, la Communauté de Communes Beaucaire Terre d’Argence mène une rénovation du lieu pour restaurer et valoriser un patrimoine historique important de la commune, créer un lieu dynamique dédié à l’artisanat et à la création, et enfin pour développer l’attractivité touristique et économique du territoire.
Dossier d’œuvre architecture IA30003473
| Réalisé par
- pré-inventaire, PETR Garrigues et Costières de Nîmes
Presbytère
Œuvre recensée
Auteur
-
Couderc ThibaultCouderc ThibaultCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
Copyright
- (c) PETR Garrigues et Costières de Nîmes
Dossier non géolocalisé
Localisation
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Aire d'étude et canton
Garrigues et Costières de Nîmes
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Commune
Vallabrègues
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Adresse
2 rue du Presbytère
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Dénominationspresbytère
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Période(s)
- Principale : 15e siècle , daté par travaux historiques , (incertitude)
- (c) PETR Garrigues et Costières de Nîmes
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Bibliographie
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AD Gard : BH 4197
Brigitte FRANSCESH, Jean-Paul FRANSCESH, Beaucaire Terre d'Argence, Histoire des 2 villes et des 3 villages qui constituent la Communauté de Communes, Brignon, Édition de la Fenestrelle, 2019.
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CDPR Région Occitanie - site de Montpellier : (30) B 3401
GOIFFON, Etienne. Dictionnaire topographique, statistique et historique du diocèse de Nîmes. Nîmes : Grimaud, 1881.
Date(s) d'enquête :
2025;
Date(s) de rédaction :
2025
(c) PETR Garrigues et Costières de Nîmes
Couderc Thibault
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