En 1854, la commune acquiert deux parcelles appartenant à Claude (333,60 francs) et Jean Laporte (échange d’une parcelle communale valant 220,80 francs) pour y établir un temple. Le devis estimatif de construction s’élève à 6 917,45 francs. Un secours est accordé par le ministère de l’Instruction publique et des Cultes. Les travaux sont confiés par l’adjudication du 21 mai 1854 à l’entrepreneur Jean Blaquière selon les plans de l’architecte Johannin Bedos. En décembre 1857, le chantier est inachevé, obligeant les protestants à célébrer leur culte en plein air.
Le temple est achevé en mai 1858, mais la commune refuse d’effectuer la réception des travaux en raison de lézardes. Le rapport de l’expert Deyrolle précise que ces lézardes sont dues à une mauvaise qualité des moellons, aux fondations et contreforts insuffisants qui créent une dépression des arcs doubleaux.
Les frais de réparation (démolition et reconstruction de l’arc doubleau central et renfort des contreforts) s’élèvent à 1287 francs répartis entre l’architecte (1/5e) et l’entrepreneur (4/5e). Le procès-verbal de réception définitive des travaux effectués par André Masson date du 1er mai 1861. Lors de l’inventaire de 1905, le temple est le seul édifice religieux de la commune de Montignargues.
Lors de la séance du conseil municipal du 10 novembre 1977, il est évoqué une lettre du pasteur de Gajan qui fixe les limites de l'utilisation du Temple. Le conseil municipal décide alors que la salle aménagée au rez-de-chaussée serve de salle polyvalente. Elle peut alors accueillir les réunions culturelles et religieuses. En 1981, le conseil presbytéral permet à la commune de disposer du temple comme foyer. Le temple est désaffecté sur décision préfectorale en 1991. L’association Caméléon y organisait des concerts. L’aménagement intérieur de l'édifice a été fortement remanié lors des restaurations de 2021 par l’architecte Katleen Vanagt.
Architecte sur le Temple de Montignargues en 2021.