Dossier d’œuvre architecture IA12113943 | Réalisé par
  • inventaire topographique
banque de France
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Rodez agglomération

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Rodez agglomération - Rodez
  • Commune Rodez
  • Lieu-dit
  • Adresse 13 boulevard François-Fabié
  • Cadastre 2024 AV 122
  • Dénominations
    banque de France
  • Précision dénomination
    succursale
  • Autres parties constituantes
    cour, jardin, conciergerie

En 1857, une loi impose l’ouverture de succursales de la Banque de France dans tous les départements français. La demande d’implantation d’une succursale à Rodez effectuée dès 1858 est approuvée par décret de Napoléon III le 1er février 1867. La même année, ce dernier autorise l’achat du jardin de l’École normale et d’une partie du jardin et du préau de l’École des Sourds-muets, situés boulevard des Écoles et propriétés du Département de l’Aveyron.

Le pavillon principal est construit entre 1870 et 1874, année d’ouverture des guichets. Les plans ont été dressés par l’architecte du département de l’Aveyron Jean-Baptiste Vanginot (1820-1883), associé à l’architecte conseil de la Banque de France, Jean-Charles D. Laisné (1819- 1891), d’après une typologie architecturale définie précédemment par l’architecte en chef de la Banque de France, Gabriel Crétin (1812-1883).

Le développement des activités de la banque à partir de 1912 nécessite un agrandissement étudié à partir de 1916. En 1921, un avant-projet est établi et l’extension intervient en 1923. L’architecte du département de l’Aveyron André Boyer, inspecteur des travaux, dresse les plans de cette extension sous la direction d’Alphonse Defrasse, 1er Grand Prix de Rome et architecte en chef de la Banque de France. H. Formery et P. de Lagarde, inspecteurs au service d’architecture de la Banque, collaborent également au projet. Les travaux sont conduits par l’entrepreneur de maçonnerie Franz Van Dooren, qui travaille à la même époque avec André Boyer à la construction de la chapelle du grand séminaire de Rodez.

L’agrandissement comprend la construction de l’aile occidentale dans le prolongement du pavillon d’origine (sur quatre travées). À l’arrière, une importante extension comprend diverses salles en sous-sol, un nouveau hall du public et des bureaux en rez-de-chaussée, l’ensemble étant couvert d’une terrasse accessible par une tour d’escalier. Le pavillon du concierge est également construit. Enfin, comme à Digne ou au Puy-en-Velay, la clôture et le portail en fer forgé remplacent le mur et le portail en pierre.

Des travaux de modernisation et de redistribution des services, ainsi que la réorganisation du hall du public (état actuel) sont réalisés en 1985. L’étanchéité de la terrasse est aussi révisée à la même période, entrainant la disparition (ou simplement la couverture ?) du puits de lumière en béton translucide (béton et briques de verre) des années 1920.

La Banque de France est située sur le tour de ville de Rodez, au sud, sur une parcelle située entre le boulevard François-Fabié et la rue Grandet. À la manière d’un hôtel particulier, l’édifice est implanté entre une cour donnant sur le boulevard et un jardin à l’arrière.

Le pavillon originel, édifié en grès rose (soubassement) et beige, comporte quatre niveaux d’élévation. De style néo-classique, il s’apparente à d’autres succursales construites dans le même esprit à Saint-Brieuc (1873), Moulins (1875), Auch (1876) ou encore le Puy-en-Velay (1877). Il présente une façade symétrique, à trois travées centrales et deux avant-corps soulignés par des chaînes d’angle à bossages. Au rez-de-chaussée, les baies couvertes en arc segmentaire possèdent des chambranles moulurés à crossettes. Les fenêtres sont protégées par des grilles. Au premier étage, comme au Puy-en-Velay, les baies munies de garde-corps en fonte sont surmontées de corniches reposant sur des modillons. Le toit à la Mansart est couvert d’ardoises et percé de lucarnes à fronton. L’extension des années 1920, dans le prolongement droit du pavillon d’origine, s’étend sur quatre travées et reprend strictement la composition architecturale de ce dernier.

Hormis les transformations opérées dans le hall du public, les bureaux et les locaux techniques, l’intérieur de l’édifice n’a pas connu de remaniements majeurs depuis l’entre-deux-guerres.

Le sous-sol, où se trouvent notamment la salle des coffres et les vestiaires, est accessible depuis les bureaux par un escalier en béton ayant remplacé celui en pierre des années 1920 mais ayant réemployé le départ en fer forgé. De grands meubles de vestiaire en bois, datant du 19e siècle, y sont encore présents.

Au rez-de-chaussée, la porte principale accessible par un degré ouvre sur le hall d’entrée où se trouve l’escalier d’accès aux deux étages. Une porte dessert le bureau du directeur, doté d’une cheminée en marbre, surmonté d’un miroir, et un lustre doré dans le style Second-Empire. Dans l’axe de l’entrée de l’édifice, une porte ouvre sur les bureaux et le comptoir qui a conservé son plan en U et une partie de son mobilier en bois des années 1920. Cette partie est couverte d’une terrasse, accessible depuis le premier étage (logement du directeur) mais également par une vis d’escalier en béton couverte d’une coupole également en béton. Jusqu’à une époque très récente, cette terrasse offrait une vue panoramique sur le sud-est de Rodez.

Les étages sont desservis par un escalier tournant en charpente, muni d’une rampe d’appui en fonte et d’une main courante en bois.

Le premier étage est entièrement dédié au logement du directeur. Le palier du premier étage ouvre sur un vestibule, orné de lambris d’appuis. Il dessert une première chambre et un couloir longitudinal. Dans la partie correspondant au pavillon des années 1870 se trouvent la cuisine (également accessible par un escalier de service), un office, deux chambres (n° 1 et 4 sur le plan de 1924), la salle à manger, un petit et un grand salons. Ces trois dernières pièces sont décorées de parquets à points-de-Hongrie et de cheminées de style éclectique, surmontées d’un miroir. Trois portes sont munies de vitraux. Dans l’extension des années 1920, le couloir prolongé distribue deux chambres supplémentaires (n° 2 et 3), plusieurs pièces d’eau (toilettes, salles de bain) ainsi qu’une lingerie. Les pièces d’eau ont en grande partie conservé leurs carrelages et leurs faïences d’origine.

Au deuxième étage, l’appartement du caissier présente une distribution identique à celle du directeur. Seule la salle de bain située dans l’extension a été réaménagée.

  • Murs
    • grès
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan régulier
  • Étages
    sous-sol, 2 étages carrés, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans brisés croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours escalier en charpente
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit escalier en charpente
    • escalier hors-oeuvre : escalier en vis escalier en maçonnerie
  • Autres organes de circulation
    monte-charge
  • Statut de la propriété
    propriété publique

Documents figurés

  • Photographie
  • Plans
Date(s) d'enquête : 2022; Date(s) de rédaction : 2024
(c) Rodez agglomération
(c) Inventaire général Région Occitanie