Dossier d’œuvre architecture IA12113206 | Réalisé par
  • enquête thématique départementale, urbanisme et architecture de Rodez agglomération au 20e siècle
immeuble à boutique (ancien magasin dit ""Mère Blanc"")
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Rodez agglomération

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Rodez agglomération
  • Commune Rodez
  • Lieu-dit îlot 35
  • Adresse 20 boulevard Larromiguière
  • Cadastre 2020 AD 383
  • Dénominations
    immeuble, boutique
  • Appellations
    Mère Blanc
  • Autres parties constituantes
    cour, garage

L'immeuble a été construit pour les marchands de tissus Henri Rudelle et Auguste Gaubert entre 1890 et 1893. Eugène Raynaldy (1869-1938), maire de Rodez de 1925 à 1935, vécut et mourut dans cet immeuble.£Le corps de bâtiment principal est étendu une première fois sur la cour, en rez-de-chaussée, probablement au cours des années 1930. Une seconde extension est réalisée en retour, côté cour également, après la Seconde Guerre mondiale.£Le magasin devient ""Mère Blanc"" en 1981. Il ferme ses portes en janvier 2020. Le rez-de-chaussée est actuellement occupé par des bureaux.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
    • Principale : 2e quart 20e siècle
  • Dates
    • 1890, daté par travaux historiques
    • 1893

Implanté à l’alignement du boulevard, le bâtiment principal est bâti en pierre de taille de grès ou en moellons enduits côté rue Delrieu. La façade principale, exceptionnelle par sa longueur (environ 32 mètres) se divise en trois parties qui forment une composition symétrique. Le corps central, couvert d’un toit à longs pans comporte cinq travées. La travée centrale où se situe la porte d’entrée du magasin, est mise en valeur par la présence d’un balcon au deuxième étage et de la lucarne pignon, qui interrompt un fronton cintré. De part et d’autre du corps central, deux corps de bâtiment symétriques sont en légère saillie et sont couverts d’un toit en pavillon. Côté cour, laquelle est accessible depuis la rue Delrieu, la première extension en rez-de-chaussée est couverte d’un toit terrasse en béton armé. La seconde extension, en retour d’équerre, présente deux étages au-dessus d’un garage. Elle est également couverte d’un toit-terrasse.£L’ancien magasin occupait une grande partie du rez-de-chaussée de l’immeuble, la partie arrière et le sous-sol étant dédiés aux bureaux et au stockage. L’ancien magasin est éclairé en façade par de grandes baies vitrées, percées entre des piliers à bossages, et divisées en trois parties par des colonnes de fonte. À la base de ses baies, des jours permettent l’aération et l’éclairage du sous-sol. Une porte en bois, munie de panneaux décoratifs en fonte, est percée à l’extrémité ouest de la façade. À l’autre extrémité se trouve une fenêtre (à l’origine une porte), qui présente les mêmes panneaux de fonte. Au premier étage, les baies comportent des balustrades et sont couvertes de plates-bandes. Au second, les baies possèdent des chambranles à crossettes et sont précédées de balconnets à garde-corps en fer forgé au dessin néo Louis XIII. Sur le pan coupé à l’angle de la rue Delrieu se trouve un buste d’Eugène Raynaldy.£Seuls le sous-sol et le rez-de-chaussée de 400 m² étaient réservés à la partie commerciale, les étages abritant les appartements. Un escalier à volée double conduit au sous-sol. Celui-ci est couvert de voutains en brique portés par une armature métallique soutenue par des piliers de pierre calcaire, ainsi que des consoles et des colonnes en fonte. Le magasin était divisé en trois vaisseaux longitudinaux, séparés par deux séries de colonnes en fonte fabriquées par l’entreprise L. Roques de Rodez. Le magasin avait jusqu’en 2020 conservé son mobilier d’origine : les tables de drapier en chêne massif sur lesquelles reposaient les pièces de tissus, les étagères murales et les radiateurs circulaires qui s'enroulent autour des piliers. Ces derniers témoignent de l’une des toutes premières installations de chauffage central de Rodez, avec celle de la Banque de France à la fin du 19e siècle. À l’ouest du bâtiment, la porte d’entrée donne accès à un couloir qui conduit à la fois à l’arrière-boutique et aux étages occupés par des logements. Ce couloir est revêtu de carreaux de ciment hexagonaux à motifs géométriques en trompe-l’œil datant probablement du début du 20e siècle, ainsi que de carreaux de grès cassés (dit « cassons » localement) plus tardifs.

  • Murs
    • grès
    • moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    2 étages carrés, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit en pavillon
    • croupe
    • pignon couvert
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier symétrique en charpente
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant en charpente
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit en charpente
  • Techniques
    • sculpture
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée
  • Sites de protection
    secteur sauvegardé

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Documents d'archives

  • Verdeille Charles, Historique de la maison Gaubert, magasin Mère Blanc, tapuscrit, s.d.

Documents figurés

  • Photographie argentique, 1er quart 20e siècle

    Collection particulière
  • Photographie argentique, limite 19e siècle 20e siècle

    Collection particulière
Date(s) d'enquête : 2020; Date(s) de rédaction : 2020
(c) Rodez agglomération
(c) Inventaire général Région Occitanie