D'abord prisé des comtes de Rodez, qui avait établi un château sur la butte de Montolieu dès le 11e siècle, le lieu-dit de Saint-Mayme attira à la fin du Moyen Age et au début de l'époque moderne l'élite ruthénoise pour ses pâturages. La maison édifiée à l'angle nord-ouest du village, dans le style de la Renaissance classique, est peut-être due à l'un des notaires de la ville, Antoine Depodio.
- étude d'inventaire
- (c) Rodez agglomération
- (c) Inventaire général Région Occitanie
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Rodez agglomération - Rodez nord
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Commune
Onet-le-Château
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Lieu-dit
Saint-Mayme
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Cadastre
1811
B
326
;
2011 BR 2, 115
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Dénominationsdemeure
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Autres parties constituantespigeonnier
La partie occidentale de la maison témoigne d'une édification au milieu du 16e siècle. Le cadastre ancien de Sébazac permet de reconnaître en 1543 la propriété comme étant celle du notaire de Rodez Antoine Depodio, qui pourrait être le commanditaire du logis Renaissance. En 1545 (n.s.), il cède des droits de justice ainsi que des censives sur sa propriété de Saint-Mayme, mais il conserve l'ensemble bâti et bénéficie alors d'un apport numéraire non négligeable. Au 19e siècle et jusqu'à une période récente, la famille Goudal de la Roquette, qui possédait le château éponyme, était propriétaire de la demeure de Saint-Mayme. Au milieu du 20e siècle la demeure appartient à la famille de Vigouroux, également propriétaire du château de la Roquette. La maison a été reconstruite dans sa partie orientale peut-être au milieu du 19e siècle, engendrant certainement la disparition de la partie orientale de l'ancienne demeure, ce qu'indiquent plusieurs éléments relatifs à la distribution.
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Période(s)
- Principale : milieu 16e siècle
- Principale : milieu 19e siècle , (incertitude)
La demeure de Saint-Mayme se trouve à l'angle nord-ouest du village, face à l'église et au presbytère et, entre ces deux édifices, aux anciens chemins qui permettaient de gagner Rodez. La propriété s'étend à l'ouest avec le pré de Montolieu. A l'intérieur d'un mur d'enceinte, plus bas, encore au début du 20e siècle, la demeure telle qu'elle apparaît sur le cadastre de 1811 se composait d'un logis entre une cour, au sud, et un jardin au nord. L'étable bordant le côté occidental figure aussi sur le cadastre ancien. Les vestiges d'un portail à l'encadrement chanfreiné (tableaux et sommier) bien liés aux maçonneries de l'étable et du logis, indiquent une disposition semblable, entre cour et jardin, contemporaine de l'ancien logis. La cour se trouvait au devant du logis, séparée, aux 19e et 20e siècles, d'un potager situé à l'est de la parcelle, par un muret perpendiculaire au mur d'enceinte. Seule la partie occidentale du logis actuel, de plan allongée, flanquée d'une tour carrée et d'une orientation biaise par rapport à la partie contemporaine, a été conservée de l'ancienne demeure. Les élévations dans cette partie sont ouvertes par de simples jours chanfreinés au rez-de-chaussée, par des fenêtres à croisées et à demi-croisées pour les étages et la tour de l'escalier. Les encadrements des fenêtres sont ornés d'une mouluration simple, composée d'un tore ou d'une doucine entre des cavets. L'entrée principale du logis a disparu, avec la réédification de la partie orientale du logis, mais des éléments lapidaires déposés dans le jardin permettent de restituer une porte flanquée de pilastres cannelés supportant des chapiteaux de type ioniques ou corinthiens à cornes. Cette porte a pu être remplacée par celle qui sert de passage entre la partie ancienne et la partie contemporaine de la demeure, dont les piédroits se composent d'un tore entre deux cavets mais dont le linteau a été remplacé. Dans la grande salle centrale de la partie contemporaine une cheminée engagée dans le mur nord-sud, et un dallage de calcaire témoignent peut-être de l'ancienne cuisine, manquante dans les volumes conservés. La partie ancienne se compose en effet de deux espaces de stockage qui n'en formaient probablement qu'un à l'origine, au premier étage d'une salle et d'un petit espace adjacent, un cabinet ou une garde-robe peut-être, séparés une cloison ; et d'une chambre, probablement avec le même espace annexe, au deuxième étage. Seule la salle du premier étage a conservé des vestiges témoignant de son aménagement au milieu du 16e siècle : une cheminée de type serlien, engagée dans le pignon occidental, et son plafond.
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Murs
- grès
- calcaire
- enduit
- moellon
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Toitsardoise
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Étagesrez-de-chaussée, 2 étages carrés
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Couvrements
- voûte en berceau segmentaire
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Couvertures
- toit à longs pans
- demi-croupe
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Escaliers
- escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis sans jour en maçonnerie
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Techniques
- sculpture
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Représentations
- cuir découpé
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Précision représentations
La cheminée est ornée d'un décor d'architecture tenant surtout aux volutes en enroulements sculptés sur les tableaux et les jouées de ses piédroits. Un cuir découpé, au centre de l'entablement que constitue la partie supérieure du manteau, devait porter une date, les armes du propriétaire des lieux ou son chiffre. Les vestiges d'une porte (ses montants et ses chapiteaux) sont déposés dans le jardin. Ils portent des traces de décor d'architecture sculpté et pourrait provenir de l'ancienne entrée de la demeure. On reconnaît ainsi les bases de pilastres cannelés qui devaient composer les piédroits et un chapiteau, ou corinthien à corne (?) avec une fleur d'abaque. L'ensemble de ces vestiges, témoignant du langage des ordres, indique une datation vers le milieu du 16e siècle.
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Statut de la propriétépropriété privée
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Intérêt de l'œuvreà signaler
04072023_R_01
- (c) Rodez agglomération
- (c) Inventaire général Région Occitanie
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Documents d'archives
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AD Aveyron : 2 E 271 2
Archives départementales de l'Aveyron, 2 E 271 2, cadastre de Sébazac en 1543, fol. 291 v.-293 v.
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AD Aveyron : E 1860
Archives départementales de l'Aveyron, E 1860, "Accord et achat [...] au scindic des chartreux de Rodez, le 10 février 1545 (n.s.), fol. 6 v.-11.