Dossier d’œuvre architecture IA12110204 | Réalisé par
  • inventaire topographique
château d'Ampiac
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Rodez agglomération
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Rodez agglomération - Rodez-ouest
  • Commune Druelle Balsac
  • Lieu-dit Ampiac
  • Cadastre 1811 J 171  ; 2011 I 115
  • Précisions anciennement commune de Druelle
  • Dénominations
    château
  • Appellations
    château d'Ampiac
  • Autres parties constituantes
    cour

Malgré un important remaniement au 18e siècle et la destruction récente du corps de logis occidental, en fond de cour, le château d'Ampiac conserve des vestiges du 13e siècle, alors qu'il appartenait à la famille éponyme, et témoigne des importante campagnes de travaux menées par la famille de Saunhac au tournant des 15e et 16e siècles sur le logis sud, puis de la mise au goût du jour de ce corps de logis à la Renaissance.

Dans un ancien mur d'enceinte, les deux corps de logis, aujourd'hui scindés, témoignent de l'existence d'un ensemble castral contemporain des premières mentions de la seigneurie d'Ampiac, au début du 13e siècle. Les élévations du corps de logis nord ont conservé des ouvertures caractéristiques de cette période, du sous-sol jusqu'au niveau du toit. Seule la porte au rez-de-chaussée du mur pignon nord semble dater de la fin du 19e siècle et fut probablement percée lors des travaux d'agrandissement de l'église, du côté sud. Les armes de la famille d'Ampiac, aux trois pommes de pin posées deux et un, frappent le mur pignon nord au second étage. Selon les textes, la famille d'Ampiac détenait la seigneurie éponyme dès 1205, Hector d'Ampiac est alors mentionné pour un don octroyé à l'abbaye de Bonnecombe. En 1208, il apparaît comme seigneur du lieu lors d'un différend qui l'oppose au comte de Rodez. La famille reste en possession de la seigneurie jusqu'à la fin du 14e siècle. Sont ainsi mentionnés dans des reconnaissances consenties pour le lieu, Brenguier d'Ampiac, en 1324 et Hector d'Ampiac, damoiseau, mentionné en 1343. Béatrix, seule descendance d'Hector, porta la seigneurie d'Ampiac à la famille de Saunhac, par son mariage avec Alzias de Saunhac de Belcastel, chevalier, en 1396. Plus remanié, le logis sud présente encore des témoignages de l'état du château du 13e siècle. Côté cour, en face de l'autre logis, apparaissent les vestiges d'une porte du 13e siècle. Les deux corps de logis pouvaient alors être liés. Au 15e siècle et aux siècles suivants, seul le logis sud a été remanié. C'est à un des seigneurs de la famille de Saunhac, alors détenteur de la seigneurie, que l'on doit le remaniement qui, vers 1500, consista surtout à percer de nouvelles fenêtres. Au milieu du 16e siècle un nouveau remaniement fut opéré principalement sur la façade méridionale, flanquée de tourelles sur culs de lampes, et d'une autre construction en surplomb dont on devine, au centre de l'élévation les vestiges du cul de lampe. Au 18e siècle, on perça de nouvelles fenêtres et on dota le logis d'un escalier droit en maçonnerie, adossé à la façade. A la veille de la Révolution, la seigneurie d'Ampiac est toujours détenue par la famille de Saunhac. Les actes de justice font alors état d'un "" vieux château en ruine "", et le logis sud est occupé par des domestiques.

  • Période(s)
    • Principale : 13e siècle
    • Principale : limite 15e siècle 16e siècle
    • Principale : 1ère moitié 16e siècle
    • Principale : 18e siècle
    • Principale : 19e siècle

Le château d'Ampiac est établi à presque 530 m d'altitude, sur un promontoire dominant un méandre de l'Aveyron. Au sud, le château d'Ampiac permettait d'observer le site de Castan, dont le château, en ruine au 18e siècle, a disparu depuis. Situé à l'ouest du village, le château se compose de deux corps de logis bâtis en moellons de grès ocre et rouge, qui participent, au nord et au sud, d'un mur d'enceinte entourant une parcelle rectangulaire. Du côté est, le portail, couvert d'un arc brisé, donnait accès à la cour, mais était, selon l'inventaire des biens du château réalisé en 1700, précédé d'un ""petit enclos qui est au devant la grande porte du dit château"". Comme dans le texte, ce portail donne accès à la basse-cour. Seule la montée gauche a été conservée. Elle est ornée d'un corps de moulures composé d'un tore entre deux cavets et d'une bande, et pourrait dater du 13e siècle. L'inventaire mentionne plusieurs dépendances aujourd'hui disparues : une grange et des écuries dans l'enclos, une étable à cochon ainsi qu'un four et son fournil dans la cour, occupant, pour certains, les rez-de-chaussée des corps de logis. Le château, à l'origine, comptait un troisième corps de logis, joignant du côté ouest, les deux conservés. Il fut détruit en 1993. L'édifice avait ainsi un plan en U, et était ouvert du côté est, vers le coeur du bourg.

La distribution du château donnée par l'inventaire de 1700, indique de nombreuses pièces dans le logis, et des communs, ainsi qu'une tour de huit étages, qu'il faut comprendre comme huit niveaux correspondant à six ou sept étages selon que l'on y inclue un niveau de sous-sol et un rez-de-chaussée ou seulement un rez-de-chaussée. Très délabrée, alors dépourvue de plancher à ses étages supérieurs, cette tour devait faire partie de l'édifice médiéval. Le corps de logis situé à l'angle nord-est de la parcelle a conservé des élévations très proches de son état d'origine au 13e siècle. Ainsi sur le pignon oriental, si la porte du rez-de-chaussée fut percée au 19e siècle dans un style néoclassique, la fenêtre du second étage, couverte d'un arc en plein-cintre, semble bien en place dans la maçonnerie. Dans l'élévation nord, côté cour plusieurs fenêtres et portes du 13e siècle ont été conservées : une porte à l'encadrement chanfreiné, couverte d'un arc brisé aux claveaux étroits au rez-de-chaussée, et une autre semblable à l'étage. Le second étage est ouvert par une petite fenêtre couverte d'un arc en plein-cintre, semblable à celle du mur pignon est. Dans le mur pignon ouest, on retrouve uniquement une de ces petites fenêtres. Le rez-de-chaussée du corps de logis sud a conservé une porte aux claveaux étroits et couverte par arc brisé, côté cour, semblable à celles du logis du corps de logis nord. Le culot sud qui recevait les nervures d'une voûte d'ogives est adossé à l'arc de la porte et induit ainsi la postériorité de la voûte d'ogives, qui couvrait avec un certain soin une pièce de l'aile ouest. Dans la partie gauche de l'élévation sud, une porte couverte d'un arc brisé et d'un tympan au motif d'accolade donnait accès au premier étage. La porte est surmontée d'une fenêtre à demi-croisée aux bases prismatiques. Les autres fenêtres de cette élévation sont toutes à arêtes vives et semblent dater de la période contemporaine. Sur le pignon ouest, au niveau du premier étage, on devine les vestiges d'une fenêtre à croisée. La maçonnerie autour a été remontée. La porte du rez-de-chaussée et la fenêtre du second étage ont été percées à l'époque contemporaine. La façade sud a été davantage remaniée, et témoigne d'une campagne de travaux qui montre un détachement du logis sud de l'ancien château, au milieu du 16e siècle. L'élévation sud bénéficie alors seule d'une mise au goût du jour. Elle est flanquée de tourelles sur culs de lampes ornées de larges tores à profils segmentaires et de bandes. Au centre de la façade, quelques pierres ornées des mêmes moulures que celles des culs de lampes latéraux témoignent d'une autre construction en surplomb de même type. Seule une fenêtre à croisée a été conservée sans ses meneau et croisillon. Elle est encadrée par deux grandes fenêtres couvertes d'arcs segmentaires. Les autres fenêtres, aux encadrements à arêtes vives, témoignent du remaniement des élévations à l'époque contemporaine. Les deux corps de logis sont couverts de toits brisés. A l'angle occidental du logis sud, les corbeaux en surplomb sur le pignon occidental témoignent d'anciens niveaux supérieurs en encorbellement, peut-être ceux de la tour à ""huit étages"" disparue.

  • Murs
    • grès
    • moellon
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan régulier en U
  • Étages
    rez-de-chaussée, 2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit conique
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • mufle de lion
  • Précision représentations

    Des mufles de lion entourent les cannonières sur les échauguettes.

  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

04072023_R_01

Bibliographie

  • Noël Raymond. Dictionnaire des châteaux de l'Aveyron. Rodes, Subervie, 1972.

    t. I, 523-525
Date(s) d'enquête : 2011; Date(s) de rédaction : 2011
(c) Rodez agglomération
(c) Inventaire général Région Occitanie