• étude d'inventaire
château de Floyrac
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Rodez agglomération
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Rodez agglomération - Rodez nord
  • Commune Onet-le-Château
  • Lieu-dit Floyrac
  • Cadastre 1811 O 12 à 23 ; 2010 AV01 13, 204
  • Dénominations
    château
  • Appellations
    Floyrac
  • Autres parties constituantes
    bergerie, grange

Aucun élément bâti ne témoigne dans le hameau de Floyrac de l'ancienne seigneurie implantée là depuis le 13e siècle. L'ancien château démantelé dès le début du 17e siècle passa aux mains du fermier du lieu, Jean Cassan au cours du 17e siècle. C'est certainement dans la foulée que le nouveau propriétaire fit édifier le logis à pavillons que nous connaissons. C'est à ses successeurs, et d'abord à Pierre Jean Cassan, que l'on doit la poursuite du chantier au début du 18e siècle. Inachevé à la mort de celui-ci, il se poursuivra par l'aménagement, le couvrement et l'ornement des étages dans la seconde moitié du 18e siècle.

Le domaine de Floyrac est une seigneurie depuis le 13e siècle : le seigneur Hugues de Mandaviale rend hommage au comte de Rodez en 1233, et le château semble rester une possession de sa famille jusqu’au 15e siècle (Noël, 1971-72, p. 406-407). Au début du 17e siècle, le domaine appartient à Pierre de Jouéry, receveur du comte de Rodez ; en 1617, il fait don de pierres de son château afin de reconstruire l’'église Saint-Amans de Rodez. Tout d’abord métayer, Jean Cassan va progressivement prendre possession du domaine de Floyrac, au point qu’il fait rebâtir le château au cours du 17e siècle, remplaçant une grande partie des constructions antérieures qui subsistent encore aujourd’hui sous forme de vestiges dans les élévations sur la cour nord. En 1712, un inventaire après le décès de Pierre Jean Cassan, fils de Jean, nous permet d’'apprécier l’avancée des travaux (Arch. Dep. Aveyron, J 2309). Il n'’y est fait mention presque que de l'aile sud, dont l’'ordonnancement classique, les toitures à l’'impériale et l’'escalier monumental appartiennent au vocabulaire architectural de la seconde moitié du 17e siècle. Durant le 18e siècle, les travaux se poursuivent notamment par l’'aménagement et la décoration des intérieurs. Les Cassan sont appelés « bourgeois de Floyrac » dans le document de 1712, et ce n’est que le petit-fils de Pierre Jean Cassan qui est nommé « sieur de Floyrac » (Barrau, 2009, p. 228-229). Dans la 2ème moitié du 18e siècle, ils couronnent le portail d’'entrée de leur domaine d’'armoiries parlantes. Ils vendent le domaine aux enchères en 1886.

Le château de Floyrac est établi sur le Causse près du village d'Onet-le-Château. Sur un promontoire aux abords boisés, il domine la plaine de Fontanges au sud et la route menant dans le vallon de Marcillac à l'est. Le château était entouré de nombreuses exploitations agricoles et comptait plusieurs dépendances, à l'origine du hameau actuel, au nord du logis. L’'accès au château se fait par un chemin au sud. Un grand portail en fer forgé donne accès à une cour, qui dessert deux pavillons et le logis au nord ; les dépendances et le jardin sont accessibles à l’'est et à l’'ouest par d'’autres portails.

Le logis est composé de quatre ailes autour d’une cour étroite. L’aile sud est l’'aile principale reconstruite à partir de la deuxième moitié du 17e siècle par la famille Cassan. Sa façade est rythmée par trois pavillons couverts de toitures à l’impériale ; celui du centre, à l'’appareil en pierre laissé entièrement apparent, abrite l’'escalier monumental du logis. L’ordonnancement classique, l’'ornementation discrète et la régularité de l'’élévation confirment une conception dans la seconde moitié du 17e siècle.

Une grande aile se déploie en retour d’équerre à l’'est, ouvrant sur les jardins. Au nord et à l’'ouest, deux ailes de plus petites dimensions ferment la cour. Les ouvertures de ces ailes s'’organisent de manière irrégulière, avec des différences de tailles et de types d'encadrement. De plus elles n’ont pas le même nombre de niveaux ni les mêmes hauteurs de planchers que l'’aile sud. L'’aile ouest plus ancienne présente des ouvertures aux encadrements en pierre chanfreinés et des murs plus épais qu’ailleurs. L'’élévation orientale de cette même aile est irrégulière. Plus basse que l’'aile sud, la différence de niveau est compensée par une travée de hauteur intermédiaire entre l’'aile en retour et le pavillon oriental. Les encadrements sont en pierre de taille avec plates-bandes, et seule la porte latérale du pavillon de l’'aile sud est couronnée d’une corniche moulurée.

A l’intérieur de l’'aile sud, les pièces sont disposées en enfilade de part et d’autre de l’'escalier, doublées d’une seconde distribution sur cour par des couloirs ou des pièces de faible profondeur, avec des différences de niveaux dans les étages. Il peut s'’agir de constructions antérieures contre lesquelles s'adosse la nouvelle aile. Les pièces du rez-de-chaussée sont couvertes par des voûtes d'arête. La desserte des étages se fait par l’'escalier monumental : trois volées droites par étage autour d'un vide central, porté par des piliers carrés et des arcs rampants. L'’intérieur a été aménagé dans le courant du 18e siècle, comme l'’indique les éléments de gypserie et les cheminées des salons de la partie orientale de l’aile sud ; toutefois une pièce au rez-de-chaussée conserve sa distribution et sa cheminée en marbre rouge du 17e siècle. L’'aile orientale est ouverte sur la cour par une galerie du 17e siècle au premier étage accessible par un escalier droit, proche d’une pièce en demi sous-sol voûtée en berceau plein-cintre.

Deux des dépendances ont conservé un état contemporain du château : la grange, couverte d'arc diaphragmes portant la charpente, au nord, et le rez-de-chaussée de l'étable couverte par un plafond porté par des arcs segmentaires. La grange fut rehaussée après un incendie au 20e siècle.

  • Murs
    • grès
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    1 étage carré, étage de comble
  • Couvrements
    • voûte en berceau plein-cintre
    • voûte en berceau segmentaire
    • voûte d'arêtes
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans brisés
    • toit à l'impériale
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour escalier en maçonnerie
    • escalier dans-oeuvre : escalier droit escalier en maçonnerie
  • Techniques
    • sculpture
    • décor stuqué
  • Représentations
    • feuillage
    • coquille
    • armoiries
  • Précision représentations

    Les armoiries au-dessus du portail en fer forgé sont celles de la famille de Cassan : d'azur à levrette d'argent au chef de gueule chargé de trois étoiles d'argent. Elles sont surmontées d'une couronne. Les Cassan ne sont appelés ""sieurs"" qu'à partir de la seconde moitié du 18e siècle (Barrau, 2009, p. 228-229).

  • Statut de la propriété
    propriété d'un établissement public départemental
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler

04072023_R_01

Documents d'archives

  • Archives Départementales de l’Aveyron, Fonds Cassan de Floyrac, J 2309 : Inventaires des biens de Floyrac, 1712.

    AD Aveyron : J 2309

Bibliographie

  • Noël Raymond. Dictionnaire des châteaux de l'Aveyron. Rodes, Subervie, 1972.

    t. 1, p. 406-407
  • Barrau (Hippolyte de), Documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue, dans les temps anciens et modernes, Albi, Société des Sciences, Arts, et Belles-Lettres du Tarn, 2009.

    p. 228-229
  • Astorg (Gérard), Châteaux et personnages du Ruthénois, Bozouls, Office de tourisme de Bozouls, 2011.

    p. 62-63, 185

Documents figurés

  • Plan, 2010 (?).

  • Archives départementales de l'Aveyron, 22 P 186 : Plans cadastraux de l'arrondissement de Rodez (vers 1810-1830), Onet-le-Château, feuille O1.

    AD Aveyron : 22 P 186
Date(s) d'enquête : 2010; Date(s) de rédaction : 2010, 2019