L'église fortifiée Saint-Jacques à Inières est édifiée à partir de 1442. L'évêque de Rodez, seigneur du lieu, donne alors aux habitants l'autorisation de construire un fort qui comporte de nombreuses chambres de refuge et une plus confortable au-dessus du choeur pour le prieur. Dans le deuxième quart du 16e siècle, le prieur d'Inières, chantre du chapitre cathédrale de Rodez, Jacques Pardinel commande un décor peint ornemental marqué de ses emblèmes pour le choeur.
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- (c) Rodez agglomération
- (c) Inventaire général Région Occitanie
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Rodez agglomération - Rodez est
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Commune
Sainte-Radegonde
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Lieu-dit
Inières
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Adresse
5 rue de l' Eglise
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Cadastre
2013
AV
144
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Dénominationsprieuré, église paroissiale
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VocablesSaint-Christophe, Saint-Jacques
Le prieuré de l'église d'Inières a été réuni à la chantrerie de la cathédrale par Monseigneur de Pleinecassagne, évêque de Rodez, en 1318 (Touzery, p. 501). En 1442, l'évêque de Rodez, seigneur d'Inières, autorise les habitants à construire une église fortifiée, évoquant les ruines d'une église antérieure : ""L'évêque de Rodez, considérant que les habitants d'Inières ne possèdent pas de fort autorise la fortification de l'église, de démolir les parties en ruines ; se réservant pour lui est ses successeurs et officiers, le droit d'entrer dans le fort et de le visiter de haut en bas, le recteur pourra entrer à tout instant et il aura une clef du fort ; la chambre qui est au-dessus du chur, avec la cheminée, édifiée par P. Cocural, chantre de l'église de Rodez, à ses frais, demeure à perpétuité à l'usage du prieur, de ses successeurs et chapelains""(Miquel, p. 13). En 1455, les travaux, bien avancés, ne sont pas tout à fait achevés puisque des habitants de la paroisse sont chargés par l'évêque de répartir les chambres élevées au-dessus de la nef ""moyennant finance, pour permettre l'achèvement de ce fort et le paiement des maîtres qui y ont travaillé"". En 1462, l'évêque nomme un capitaine pour les forts d'Inières et Sainte-Radegonde, ce qui atteste l'achèvement des travaux et en 1468 un accord passé entre le prieur et les habitants permet d'établir la clôture d'une cour contigüe à l'église (probablement au nord) pour abriter le bétail (Ibid.). La location des chambres sest poursuive jusque vers la fin du 17e siècle.£Les fonts baptismaux et les peintures du chur ont été commandées par le prieur d'Inières Jacques Pardinel, chantre du chapitre cathédral de Rodez entre 1525 et 1551 et à ce titre prieur de Sainte-Radegonde et d'Inières à partir de 1538 (Desachy, Cité des hommes, p. 433 ; Cosson, p. 84). Le culot central placé au-dessus de la niche des fonts baptismaux porte ses armes : un pal accosté de deux besans et les peintures du chur sont ornée d'une coquille, en référence à son saint patron saint Jacques le Majeur, et de bâtons de chantre, emblématiques de de sa charge.£La visite pastorale de 1786 signale un porche en avant de lentrée de léglise et une seule chapelle, dédiée à Notre-Dame (Miquel, p. 14).£Le couloir nord, voûté d'arêtes, qui dessert la sacristie depuis le mur nord du chur, comporte de petits blasons sous les culots de retombée des voûtes, dont un porte les armes (au chevron accompagné de trois merlettes de sable, deux en chef et une en pointe) de la famille Le Normant, dont deux membres ont été chantres de la cathédrale de Rodez et prieurs d'Inières : Jean-Baptiste (ou Jean François) Le Norman Desangles, qui diligente une visite pastorale extraordinaire à Inières en 1765 (Cosson, p. 150), et peut-être Jean-François-Marie-Anne-Joseph, seul garçon de sa génération qui aurait pu être en charge de ces dignités dans les années 1790 (De Barrau, p. 149-150), un second culot portant la date de 1791.£Lors de la visite pastorale de Jean d'Ize de Saléon en 1741, l'église est placée sous la protection de saint Christophe (Rodez-est, p. 101), mais le pouillé de 1780 mentionne les deux vocables Saint-Christophe et Saint-Jacques (Touzery, p. 502).£Les deux chapelles nord et sud ont été construites au 19e siècle. La porte de léglise paraît dater du début du 20e siècle.£Dimportants travaux de restauration ont été menés dans les années 1980. Les niveaux de refuge ont été vidés et nettoyés et une partie des cloisons en pan-de-bois a été remontée.
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Période(s)
- Principale : milieu 15e siècle
- Secondaire : 2e quart 16e siècle
- Secondaire : 3e quart 18e siècle
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Dates
- 1442, daté par source, porte la date
- 1791
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Auteur(s)
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Personnalité :
Pardinel JacquescommanditairePardinel JacquesCliquez pour effectuer une recherche sur cette personne.
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Personnalité :
De léglise antérieure à la fortification du 15e siècle ne subsiste aucune élévation visible. Le plan de léglise est rectangulaire ; les deux chapelles nord et sud ont été ajoutées au plan initial au 19e siècle. Lédifice compte quatre étages plus un niveau sommital défensif. Un haut parapet en encorbellement sur des consoles de mâchicoulis couronne léglise, dont la silhouette défensive est renforcée par deux tourelles rondes sur des encorbellements à triple ressauts sur les deux derniers niveaux des angles occidentaux. Le clocher rectangulaire qui sélève au-dessus de la jonction du chur et de la nef apparait encore largement ouvert à louest sur les clichés du début du 20e siècle..£Après lautorisation de fortification, un volume de tour de plan ramassé, presque carré, a dabord été construit à lest. Sa chaîne dangle occidentale est encore bien visible au-dessus de la chapelle sud. Au deuxième étage de ce volume, à lextérieur, des interruptions régulières dans la maçonnerie sur les trois élévations visibles évoquent une ligne de créneaux et merlons bouchés lors de la surélévation de la tour. Contrairement à la partie basse, cette surélévation est en parfaite continuité avec la maçonnerie des étages au-dessus de la nef. Après le volume oriental qui abrite le chur, la nef a donc été probablement bâtie puis, dans la suite de ce chantier, les parties hautes de lensemble. Les deux phases des parties orientales se distinguent également dans lescalier en vis semi hors-uvre au nord, qui desservait dabord la tour et dans un second temps les autres niveaux. Sa porte se trouve dans le chur.£La nef est couverte dun berceau en arc plein-cintre, dans lequel se distingue du côté sud à lintérieur une ouverture ancienne murée, probablement au moment de la construction de la chapelle. Le chur est couvert par un une voûte dogives aux profils prismatiques.£La chambre du prieur, au-dessus du chur, est la plus spacieuse et la mieux équipée avec deux fenêtres, dont une munie dun coussiège au sud, un placard et une cheminée. La fenêtre sud se signale à lextérieur par un linteau trilobé. Les cinq autres chambres du premier étage, au-dessus de la nef, sont séparées par un couloir central. Leurs cloisons sont en pan-de-bois et elles sont toutes pourvues dune fenêtre et dun placard à logette latérale. Le couloir et le dégagement de lescalier sont également éclairés par des fenêtres.£Une porte couverte en arc brisé dans le mur sud pouvait donner accès au deuxième étage. A lextérieur, deux trous subsistent à hauteur du palier qui permettaient de fixer un palier en bois. A lintérieur, lébrasement de la porte comporte un trou barrier. Contre la porte, vers louest, se trouve une fenêtre munie dun coussiège. A cet étage, comme au troisième, les cloisons nont pas été restituées mais leur emplacement se devine daprès le positionnement des fenêtres et les traces dans les enduits ; il y avait quatre chambres au deuxième étage.£Au quatrième étage, la chambre de lextrémité ouest a reçu un traitement plus soigné : la fenêtre dans le mur sud est un peu plus grande que les autres et une cheminée est engagée dans le mur ouest.£Le dernier niveau donne accès aux mâchicoulis et au clocher. Le parapet est percé de petites ouvertures pour le guet, mais pourvu daucun élément de défense active, tout comme les échauguettes.
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Murs
- calcaire
- grès
- bois
- moellon
- pan de bois
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Toitsardoise
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Plansplan allongé
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Étages4 étages carrés, comble à surcroît
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Couvrements
- voûte en berceau plein-cintre
- voûte d'ogives
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Couvertures
- toit à longs pans
- toit conique
- croupe
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Escaliers
- escalier demi-hors-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
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Techniques
- sculpture
- peinture
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Représentations
- armoiries
- coquille Saint-Jacques
- cordelière
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Précision représentations
Les peintures du choeur représentent une coquille Saint-Jacques et des bâtons de chantre noués entre eux par des cordelières (voir la notice sur les peintures IM12001257). Les armoiries de Jacques Pardinel sont présentes sur un culot au-dessus de la niche des fonts baptismaux (IM12001312) : un pal accosté de deux besans. Les armoiries sur un culot dans le couloir de la sacristie sont celles de la famille Le Normant : au chevron accompagné de trois merlettes de sable, deux en chef et une en pointe.
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Statut de la propriétépropriété de la commune
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Protectionsclassé MH, 1921/01/04
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Précisions sur la protection
Eglise d' Inières : classement par arrêté du 4 janvier 1921
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Référence MH
04072023_R_01
- (c) Rodez agglomération
- (c) Inventaire général Région Occitanie
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Bibliographie
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Miquel (Jacques), "L'église fortifiée d'Inières dans le Rouergue, 1442-1445", Donjons et forteresses, n°2, 1982, p. 11-20.
-
Cosson (Jean-Michel), Sainte-Radegonde et Inières en Rouergue, Rodez, 1991.
p. 79-88 -
Desachy (Matthieu), Cité des hommes, le chapitre cathédral de Rodez (1215-1562), 2005, Rodez.
p. 433-434 -
De Barrau (Hippolyte), Documents historiques et généalogiques sur les familles et les hommes remarquables du Rouergue, Rodez, Impr. N. Ratery, 1853-1860.
t. IV, p. 149-150 -
Touzery (J.), Les bénéfices du diocèse de Rodez. Etat dressé par l'abbé de Grimaldi, Rodez, Imprimerie catholique, 1906.
p. 501-502 -
Bedel (Christian-Pierre) sous la direction de, Rodez-est, Le Monastère, Sainte-Radegonde, coll. Al canton, La Primaube, 2004.
p. 101
Chercheur à l'inventaire général de 2007 à 2010. Chercheur associé à Rodez de 2010 à 2019.
Chercheur à l'inventaire général de 2007 à 2010. Chercheur associé à Rodez de 2010 à 2019.