Dossier d’œuvre architecture IA09005321 | Réalisé par
  • opération ponctuelle
Maison à pans de bois
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Mas-d'Azil (Le)
  • Commune Le Mas-d'Azil
  • Adresse 11 rue du Temple
  • Cadastre 2026 B 0187 1835 B 257

La parcelle présente une emprise similaire sur le plan du cadastre napoléonien de 1835 y compris la cour intérieure. Les petites croix de Saint-André, le décor des abouts de solives et de la croisée incitent à proposer une datation dans le premier quart du 16e siècle. Des marques de tâcheron sont à noter sur les solives et les croix. La présence de corbeaux de soutien en quart-de-rond superposé interroge. Sont-ils les vestiges d’un précédent pan de bois dont la tête de mur a été abattue et qui possédait un niveau de plancher légèrement plus bas ? Ou est-ce un remploi ? Le dernier niveau a été également perturbé. Une carte postale des éditions Lafitte, du début du 20e siècle, montre le dernier étage fermé par des briques plâtrières. Les vestiges en place ne permettent pas de faire une restitution de l’état initial. Une visite de la maison permettrait d’affiner les datations.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 16e siècle , (incertitude)

Le rez-de-chaussée est constitué d'une porte à deux vantaux, à encadrement cintré, chanfreiné et en moellons de pierre. Une simple fenêtre à encadrement de bois ouvre à gauche. Une lacune de l'enduit laisse apparaître un poteau de bois suggérant une structure en pan de bois également à ce niveau.

Trois larges corbeaux de soutien en pierre superposés et sculptés en quart-de-rond sont placés à cheval sur les deux maisons mitoyennes. Ils ne supportent plus de tête de mur, un about de solive de chaque pan de bois mitoyen s'appuie sans régularité sur le corbeau. Ils sont soit le vestige d'un pan de bois avec tête de mur primitif soit placés en remploi. Dans les deux cas, ils ne jouent plus de rôle de soutien.

Le faible encorbellement des étages est supporté par des solives dont les abouts sont sculptés avec angles chanfreinés et congés droits. La sablière ne porte aucun décor. Des marques de tâcheron sont visibles tout le long de la sablière et sur les croix de Saint-André correspondantes. Le contreventement s'organise à l'aide de registre de trois petites croix de Saint-André fixées aux sablières et aux entretoises. Une unique croisée à encadrement de bois plaqué sur la structure éclaire ce niveau. Son décor est architectonique avec pilastres cannelés, chapiteaux avec enroulement, corniche et appui de fenêtre ornés d'une frise de grecques. Sur l'allège, les deux croix de Saint-André sont scandées de trois potelets sculptés d'un décor floral et du même chapiteau que sur la fenêtre. Le dernier niveau est aujourd'hui ouvert en galerie sous le toit débordant. On distingue encore l'emplacement d'une petite baie rectangulaire dont l’allège a pu être contreventée par une croix de Saint-André.

  • Murs
    • bois pan de bois enduit
    • pierre maçonnerie enduit (incertitude)
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage en surcroît
  • Couvrements
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Techniques
    • sculpture
  • Représentations
    • ornement architectural, ornement végétal
  • Statut de la propriété
    propriété privée (incertitude)
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
Date(s) d'enquête : 2024; Date(s) de rédaction : 2026
(c) Inventaire général Région Occitanie