Chercheur du service Connaissance et Inventaire des Patrimoines de la Région Occitanie depuis 2024.
- enquête thématique régionale, 1 pour cent artistique
- dossier ponctuel
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Chercheur du service Connaissance et Inventaire des Patrimoines de la Région Occitanie depuis 2024.
- (c) Inventaire général Région Occitanie
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Foix
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Commune
Foix
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Adresse
5 rue Lieutenant Paul Delpech
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Cadastre
2015
AX
53
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Dénominationslycée
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Précision dénominationlycée général et technologique
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AppellationsGabriel Fauré
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Autres parties constituantescuisine, réfectoire, préau, cour, jardin, bassin
Le lycée de Foix, construit entre 1884 et 1887, est particulièrement représentatif des établissement conçus dans la seconde moitié du 19e siècle d'après les directives de la commission ministérielle des bâtiments des lycées et des collèges. Composée d’architectes aux positions rationaliste et hygiéniste qui théorisent une nouvelle architecture scolaire, à la fois plus efficiente et respectueuse du bien-être des élèves, cette commission veille à la qualité des projets proposés par les communes. Le lycée de Foix présente donc des dispositions typiques des établissements construits à cette période : galeries aux rez-de-chaussée, orientation des cours pour les protéger des éléments et bénéficier du meilleur ensoleillement possible, ventilation des classes, etc.
Les réaménagements successifs et l’ajout de nouveaux bâtiments dans les années 1970 se sont intégrés à la structure de l’édifice malgré des choix architecturaux tranchés avec le bâti préexistant (utilisation du béton et du plastique, pierres de parement, etc.). Le bâtiment du gymnase, reconstruit et déplacé à plusieurs reprises, fait l’objet d’un dossier documentaire propre.
L’établissement conserve également de riches collections pédagogiques constituées entre la fin du 19e et le milieu du 20e siècle. Rassemblant près de 250 objets, elles concernent les domaines des sciences physiques, des sciences naturelles et du dessin. Des dossiers d'ensemble ont été constitués par types de collections et les éléments présentant un intérêt historique ou scientifique élevé ont été étudiés.
Le monument aux morts du lycée, installé dans le promenoir, a été étudié dans le cadre de l'étude thématique des monuments aux morts de l'Ariège.
1) Un lycée pour l’Ariège : la concurrence de Foix et Pamiers (1850-1881)
Au milieu du 19e siècle, l’Ariège n’est dotée que de quatre établissements d’enseignement secondaire. Les collèges de Foix, Pamiers et Saint-Girons accueillent ensemble 269 élèves auxquels s’ajoutent les 110 élèves du petit séminaire de Pamiers. Le collège de Foix, installé depuis les années 1820 dans un ancien hôpital converti en caserne (actuelle mairie), au nord des allées de Villotte, est le moins fréquenté du département avec 63 élèves. En 1853, ces institutions ont atteint leur capacité d’accueil maximale et ne peuvent héberger de nouveaux élèves.
Malgré la concurrence des grandes agglomérations qui entraine la baisse des effectifs d’année en année, le conseil académique souhaite que l’Ariège soit rapidement dotée d’un lycée, avec l’idée qu’il vaut mieux « avoir un seul établissement avec de fortes études que plusieurs incomplets ». Les principales villes du département, sensibles au prestige d’une telle fondation, rivalisent pour que le futur lycée soit construit dans leur commune. Cette concurrence concerne principalement Foix et Pamiers, Saint-Girons n’étant pas en mesure de construire et maintenir un édifice aussi important. Après une séance de débats, le conseil général délibère en 1854 pour que le lycée soit installé à Foix. Cette décision n'est pas mise à exécution et reste à l’état de projet pendant plusieurs décennies, probablement dans l’attente d’un avis favorable du gouvernement.
En 1876, un mémoire en faveur de l’installation du lycée à Foix, publié et remis aux conseillers généraux, relance définitivement l’affaire. Le département délibère alors pour la construction du lycée, sans préciser cette fois la ville qui devra l’accueillir. En réaction, les communes de Foix et Pamiers s’activent pour constituer un dossier solide à présenter au ministère de l'Instruction publique. Bien que Pamiers soit plus peuplée et possède un collège historique, Foix bénéficie de son statut de préfecture. Son éloignement des grands centres urbains est également un atout qui lui évite d'entrer en concurence pour attirer des élèves. Enfin, sa proximité avec les Pyrénées, qui offrent un terrain d’exploration pour les cours de sciences naturelles, lui permet également d'attirer des élèves transfrontaliers. En 1879, Foix et Pamiers accueillent des inspecteurs de l’Instruction publique, MM. Boutan et Anquez, venus notamment étudier la question de l’implantation du futur lycée.
Le conseil municipal de Foix, après quatre délibérations pour demander l’érection de son collège en lycée et appuyé par une nouvelle délibération du département en 1880, voit finalement son vœu exaucé par décret du 11 décembre 1881. Afin de construire ce nouveau lycée national, l’État prend à sa charge la moitié des dépenses totales. Pour rembourser l’autre moitié, la ville peut contracter un emprunt auprès de la caisse des lycées, collèges et écoles primaires.
2) Un premier projet non retenu et le choix du terrain (1879-1881)
La municipalité de Foix n’a pas attendu la décision du gouvernement pour commencer à travailler sur le projet. Dès 1879, elle fait appel à Giraud Cals (1822-1880), architecte diocésain et inspecteur des monuments historiques à Carcassonne, estimé pour son intellect et sa rigueur. Il est chargé de dresser les premiers plans et d’établir un devis estimatif. Deux emplacements possibles sont alors à l’étude : le premier, à la Caranne, est un terrain étroit délimité à l’est par l’Ariège, au sud par l’Arget et à l’ouest par le rocher de Saint-Sauveur. Le second terrain, plus vaste, est situé au lieu-dit les Escoumes au sud des allées de Vilotte, entre la route de Ganac (actuelle avenue Lakanal) et la route de Montgauzy (actuelle rue du Lieutenant Paul Delpech).
Pour le terrain des Escoumes, Cals dessine un établissement doté de cinq cours bordées de galeries en rez-de-chaussée. La chapelle est bien identifiée sur le plan et délimite les cours des petits et des moyens. L’infirmerie, la buanderie et les cuisines sont installées dans deux ailes indépendantes, au sud de la parcelle, qui viennent rompre la symétrie du programme. Pour l’apparence générale et le décor, l’architecte opte pour un style sobre et classique, alliant la brique et la pierre de taille, et couvre les différentes ailes de toits mansardés. Les plans sont approuvés par la ville mais la commission ministérielle des bâtiments des lycées et collèges les juge inadaptés et demandent à Cals de revoir sa copie.
Cependant, l’architecte décède à la fin de l’année 1880 et la ville doit rapidement désigner un successeur pour poursuivre le projet. Son choix se porte sur Joseph Galinier (1848-1916), architecte déjà connu à Foix où il vient de réaliser le siège de la banque de France. Nouvellement sorti de l’école des Beaux-Arts de Toulouse, il a aussi étudié à Paris auprès de Charles Laisné, l'un des grands théoriciens de l’architecture scolaire et membre de la commission des bâtiments des lycées et collèges.
En parallèle, la municipalité écarte finalement le terrain de la Caranne dont la déclivité est trop importante et choisit les Escoumes comme lieu de construction du futur lycée. Les parcelles désignées sont déjà occupées par la ferme des Escoumes et quelques maisons le long de la rue de Montgauzy que la ville doit faire raser pour niveler le terrain.
3) Les préparatifs des travaux (1881-1884)
Les trois années qui suivent la nomination de Joseph Galinier sont employées à préparer le chantier du lycée. Le travail ne manque pas : il faut réaliser de nouveaux plans, désigner les entreprises, trouver les matériaux de construction et exproprier les propriétaires des terrains à bâtir.
Le nouveau programme de Joseph Galinier
Dans son projet de septembre 1881, Galinier conçoit un établissement destiné à accueillir 500 élèves dont 240 pensionnaires. Les bâtiments doivent être construits sur plan en peigne avec quatre ailes et quatre cours, soit une cour et un préau pour chaque groupe d’âge (petits, moyens et grands) et une cour d’honneur. Le bâtiment d’administration accueille un promenoir donnant sur la cour d’honneur, une loge de concierge à l’entrée et des logements de fonction aux étages. Les salles de classe, d’études et le réfectoire sont installés au rez-de-chaussée alors que les dortoirs sont cantonnés aux étages. Les combles abritent également des dortoirs, sauf dans l’aile centrale qui est dotée d’une lingerie et d'un ouvroir pour les draps et les uniformes des élèves.
Ce programme reprend plusieurs agencements initialement prévus par Cals, notamment la construction de la chapelle à l’extrémité de l’aile centrale et l’installation des cuisines et de l’infirmerie dans des bâtiments indépendants. Il conserve également les galeries en rez-de-chaussée, dont la présence, encouragée voire requise par la commission des bâtiments, est récurrente dans les projets de construction de lycées au 19e siècle. Elles permettent de circuler à l'abris des intempéries et de ventiler les classes tout en les protégeant des éléments. Galinier porte une attention particulière à cette question de ventilation des espaces afin de respecter les réglements d'hygiène alors en vigueur. Il dote les dortoirs de petites baies verticales sous les fenêtres, et les salles de classes et d'études de grilles d'aération circulaires.
Pour tenir compte des recommandations de la commission des bâtiments et corriger les plans de Cals, Galinier fait pivoter l’orientation générale de l’édifice vers le nord. Les cours sont ainsi ouvertes vers le sud, et non plus vers l’ouest, afin de bénéficier du meilleur ensoleillement possible. L’architecte prévoit également de protéger les cours des vents dominants en surélevant les ailes nord et ouest. Ces dispositions entraînent une perte de symétrie car l’entrée principale est maintenue le long de la rue de Montgauzy. Elles sont toutefois approuvées par souci du bien-être et d’hygiène des élèves.
En termes de décor, Galinier fait table rase des choix esthétiques de Cals. Le projet de 1881 montre un lycée plus monumental aux accents gothiques, avec ses pignons découverts aux rampants très escarpés. L'architecte emploi aussi un vocabulaire plus classique (arcs en plein cintre, fronton brisé, etc). Galinier signe ici l’une de ses premières réalisations dans un style éclectique qu’il emploiera quelques années plus tard à la mairie-halle d’Auterive et à la mairie de Lanta.
Le projet de 1881, bien qu’il ait été approuvé par le ministère, ne correspond pas exactement à l’édifice réalisé. En effet, le projet a connu des modifications au cours du chantier probablement pour des causes financières ou en raison du contexte réglementaire imposé par le ministère. Les nombreux plans de chantier, dressés à l’attention des entrepreneurs entre 1882 et 1886, font état de dispositions évolutives au fil du temps : la chapelle, d’abord prévue pour être visible, puis repensée dans un style plus discret et proche des pavillons à l’extrémité des ailes, est finalement reléguée dans une salle au bout de l’aile nord. Galinier a ainsi respecté le nouveau règlement de la commission des bâtiments, édité en 1881, qui précise que les chapelles de lycée ne devront pas être trop ostentatoires. L'infirmerie, qui est d'abord envisagée dans un bâtiment indépendant, est installée dans le bâtiment d’administration. Enfin, les passages couverts prévus par Galinier pour relier les préaux aux différentes ailes voisines ne seront jamais construits.
Les adjudications des lots
Pour déterminer quelles entreprises seront chargées du chantier, les travaux sont divisés en huit lots : maçonnerie (1er lot), platerie (2e lot), charpente (3e lot), couverture (4e lot), plomberie et zinguerie (5e lot), menuiserie (6e lot), serrurerie (7e lot), peinture et vitrerie (8e lot). L’adjudication a lieu le 20 juillet 1883 et permet de désigner neuf sociétés, le 6e lot étant divisé en deux (menuiseries bâties et mobilier). La plupart de ces entreprises proviennent du Sud-Ouest : quatre sont installées à Toulouse (Massip, 2e lot ; Bonsirven, 3e lot ; Richard frères, 6e lot ; Alexandre Gauret jeune, 8e lot), deux à Auch (Justumus frères, 5e lot ; Lannes frères, 7e lot), une à Bagnères-de-Bigorre (Gabriel Latécoère, 6e lot) et une à Castelsarrasin (Langlade, 1er lot). L’entreprise Page, qui a remporté le 4e lot, est domiciliée à Lyon.
Le choix des matériaux et l’approvisionnement du chantier
Pour la construction du lycée, Galinier prévoit l’utilisation de pierres de taille, de briques, de chaux et de sable pour les maçonneries, ainsi que des ardoises et du zinc pour les couvertures des bâtiments et des galeries. En tant qu’architecte en chef, il indique généralement la provenance des matériaux dans les devis, les cahiers des charges et les plans qu’il dresse à l’attention des entreprises. Pour le tout-venant et les matériaux utilisés en blocage ou en fondations, l’entrepreneur en charge du 1er lot doit trouver les carrières et les soumettre à l’examen de l’architecte. Dès l’année 1883, Jean Langlade envoie plusieurs agents prospecter les carrières et sablières des environs de Foix et les briqueteries le long de la ligne de chemin de fer reliant Toulouse à Saverdun. Le choix des matériaux devient rapidement une source de litiges entre l’architecte et l’entrepreneur : la qualité des carrières signalées par Galinier se révèle parfois insuffisante, mais les alternatives proposées par Langlade sont généralement refusées par l’architecte en raison de leur coût élevé.
La provenance variée des pierres qui sont finalement employées est conditionnée par l’emplacement du matériau dans les maçonneries. Le calcaire tendre utilisé dans les encadrements de baies portant un décor sculpté ou en alternance avec la brique provient des carrières de Montpaon, à Fonvieille (13). Les pierres rustiquées du soubassement, appelées « moellons smillés » par Galinier, sont issues des carrières de Bruniquel (81). Les pierres dures utilisées pour le perron de l’entrée principale sont acheminées de Limeyrat en Dordogne. Enfin, les moellons constituant les fondations proviennent de carrières toutes proches de Foix à Laborie, Labarre et Vernajoul.
Les briques, acheminées depuis Toulouse, Cintegabelle, Auterive et Saverdun, ont différentes appellations en fonction de leur format ou de leur qualité d’exécution : elles sont dites foraines (briques de grand format), violettes (demi-échantillon soit 42 x 14 x 5 cm), barrots (« tiercines » soit 28 x 14 x 5 cm) ou rougettes (briques de très bonne qualité réservées pour les modénatures). D’autres briques sont destinées à être retaillées après leur mise en œuvre par des « maçons rouges » spécialisés dans cette technique.
La chaux utilisée pour les mortiers et les enduits est à la fois issue des usines Lafarge au Teil (07), des fours de Ranteil à Albi et de Saint-Jean-de-Verges. Le plâtre employé pour les revêtements intérieurs est sourcé localement puisqu’il provient des carrières de Tarascon-sur-Ariège.
Cette grande diversité de provenance des matériaux de construction, qui voyagent parfois sur plusieurs milliers de kilomètres, est permise par l’arrivée du chemin de fer à Foix en 1862-1863. Ce mode de transport est plus fiable que les routes difficilement praticables les mois d’hiver et permet d’approvisionner le chantier à moindre coût. Dans un premier temps, l’architecte envisage de faire venir les pierres de Montpaon jusqu’à Toulouse par le canal du Midi. Cette solution doit finalement être écartée au profit du train car la commande des pierres, expédiée trop tardivement, ne peut pas être livrée pendant la période de chômage du canal. Les autres matériaux, notamment ceux collectés à proximité du chantier, nécessitent l’emploi de charretiers ou « rouliers » dont la vitesse est soumise à l’état d’entretien des routes.
Un retard accumulé avant le début du chantier
La gestion administrative du projet se révèle épineuse pour la ville qui se trouve confrontée à une succession de démarches dont l’avancement est conditionné par des autorisations préfectorales et gouvernementales.
Avant d’accorder les expropriations de parcelles, le nouveau préfet demande à la municipalité de lui apporter des garanties de solvabilité. La commune doit produire des procès-verbaux d’estimation des bâtiments à démolir, faire une demande d’emprunt à la caisse des lycées et voter un impôt extraordinaire, ce à quoi le maire se refuse. La demande d’emprunt est bien effectuée mais trop tard pour être traitée rapidement par l’État.
Finalement, l’arrêté préfectoral d’expropriation des terrains est publié le 25 avril 1882. Le 1er mai, le tribunal de Foix prononce également l’expropriation pour cause d’utilité publique. La situation ne s’améliore pas pour autant : la commune attend la loi l’autorisant à emprunter auprès de la caisse des lycées ce qui l’empêche de déterminer les indemnités à verser aux propriétaires. Ces derniers doivent patienter près d’un an et tentent d’acculer la municipalité en la menaçant de se pourvoir en justice. Ce n’est que le 29 mai 1883 que le Sénat vote la loi permettant à la commune d’emprunter 850 000 francs. Les expropriations ont lieu entre les mois de février et juin 1883, et le versement des indemnités, étape sans laquelle le chantier ne peut commencer, est effectué entre novembre 1883 et avril 1884. Les travaux de démolition et de nivellement ont lieu à partir de décembre 1883. La plupart des constructions présentes sur le terrain sont détruites et leurs matériaux sont revendus aux enchères en mars 1884. La maison Vigneau, l’une des habitations longeant la route de Montgauzy, est conservée temporairement pour y installer l’agence de Galinier durant les travaux. C’est aussi le cas pour les dépendances des maisons Rousse et Baby utilisées par les ouvriers de Langlade comme magasins et ateliers.
4) Le chantier de construction (1884-1887)
Pour désigner les bâtiments à construire et faciliter le suivi du chantier avec les entreprises, l’architecte dote chaque aile d’un numéro. L’aile orientale, le long de la rue de Montgauzy, est divisée en deux : la partie nord abritant le bâtiment d’administration porte le n° 1 et la partie sud le n° 2. L’aile nord, l’aile ouest et l’aile centrale portent respectivement les numéros 3, 4 et 5.
Les terrains sont livrés le 9 mars 1884. Après leur nivellement, l’architecte en chef se rend sur le chantier pour délimiter l’emprise des futurs bâtiments au sol. Cette première étape est indispensable pour que l’entrepreneur puisse commencer à creuser les fondations. Durant ces fouilles, de gros blocs de granit sont découverts et extraits à la dynamite.
Cinq mois après le début du chantier, toutes les fondations sont terminées et le rez-de-chaussée du bâtiment n° 1 est construit. Le mois suivant, en septembre, le bâtiment n° 2 est déjà entièrement achevé. Les ailes du bâtiment n° 1 sont terminées mais il manque les pignons du pavillon central. Pour les bâtiments n° 3 et 5, les travaux ont atteint le premier étage. Le chantier prend ensuite un grand retard pendant l’année 1885 (voir le paragraphe « Un chantier grevé par des conflits incessants ») pour reprendre à un rythme plus soutenu l’année suivante.
En 1886, Abel Fabre, professeur à l’école des Beaux-Arts de Toulouse, est engagé pour réaliser le décor sculpté de la façade du bâtiment n° 1 : il orne la porte d’entrée de cornes d’abondance et la surmonte d’un buste de la Science.
Les dernières années du chantier sont dévolues aux travaux de second œuvre, notamment l’aménagement des réseaux d’eau et de gaz, et à la fourniture du mobilier pour les classes, les dortoirs, les cuisines, les bureaux, les logements de fonction et la chapelle du lycée. Le coût de la construction étant passé de 1,7 millions de francs initialement prévus à plus de 2 millions, le choix des fournisseurs de mobilier est fortement contraint. Hormis les nombreux lits des dortoirs expédiés depuis Marseille, la majorité du mobilier est achetée à des entreprises fuxéennes par souci d’économie. Une partie du mobilier des dortoirs de l’ancien collège est même récupérée et réparée avant d’être installée au lycée.
Le matériel pédagogique commandé à partir de 1887 est particulièrement varié : il concerne aussi bien les collections pédagogiques de sciences physiques et naturelles, les fournitures de dessin, les agrès pour la gymnastique et les armes pour l’escrime. La plupart de ces objets sont soumis au contrôle de commissions ministérielles qui valident les commandes envoyées par l’administration du lycée. L’instruction militaire semble également être assurée par l’entretien d’un bataillon scolaire conformément à la loi du 6 juillet 1882. L’effectif est constitué d’élèves auxquels l’établissement fournit des « fusils scolaires », des bretelles et des ceinturons.
La végétation du lycée est considérée avec autant de soin que la qualité de l’architecture. Les plantations ont à la fois un rôle d’agrément, de protection contre les éléments et une vocation pédagogique. Le pépiniériste fuxéen François Barbe est chargé de fournir 66 marronniers et platanes pour les cours, ainsi que 188 arbustes à feuilles persistantes et caduques probablement pour la cour d’honneur et les petits jardins situés devant l’entrée du bâtiment n° 1. Des documents concernant les travaux du gymnase signalent aussi l’existence d’un jardin botanique dans l’enceinte du lycée. Planté dans la partie sud de la parcelle, dans le prolongement du préau des moyens, il a probablement été conçu pour l’observation des élèves en cours de sciences naturelles.
La plus grande partie des travaux étant terminée en 1887, le lycée est ouvert à la rentrée et inauguré le 16 octobre. Alors qu'il accueille les premiers élèves, il est encore appelé « lycée national de Foix ». Il faut attendre la délibération municipale du 13 décembre 1888 pour que l’établissement soit officiellement nommé « lycée Lakanal » en hommage à Joseph Lakanal, homme illustre né en Ariège.
De nombreux corps de métiers
En mars 1885, la construction du lycée est assurée par une centaine d’ouvriers, dont quarante maçons. En juin 1886, ils sont 164 à travailler sur le chantier. Hautement spécialisés, ils occupent une grande variété de postes : maçons (« blancs » pour la pierre et « rouges » pour la brique), ravaleurs, tailleurs de pierre et de brique, appareilleurs, rejointoyeurs, manœuvres, charpentiers, couvreurs, plâtriers, ferblantiers, etc.
Les états de dépenses et les fiches de paie révèlent que le temps de travail est très fluctuant en fonction des besoins et des étapes de la construction. Ainsi, les heures travaillées chaque mois peuvent varier d’une dizaine à plus de 300 heures. Les ouvriers effectuent parfois des semaines de six jours et demi sur sept, avec une amplitude horaire maximale de onze heures par jour. Seul le dimanche après-midi semble chômé par tous.
Les salaires sont aussi très inégaux en fonction des métiers : en moyenne, ils commencent à 0,25 francs par jour pour un manœuvre et montent à 8 francs par jour pour un roulier. Les maçons touchent généralement entre 0,40 et 0,60 francs par journée travaillée. Les mousses, de jeunes ouvriers en apprentissage, sont les moins bien rémunérés à 20 centimes par jour.
Un chantier grevé par des conflits incessants
Au cours du chantier, les relations se détériorent très rapidement entre la ville, l’architecte et Jean Langlade, que les deux premiers accusent de ne pas respecter le cahier des charges et de faire prendre du retard aux travaux. En retour, l’entrepreneur reporte la faute du retard sur l’architecte qui n’a de cesse de modifier ses plans et ne respecte pas les délais de livraison. Après de très nombreux échanges et rappels à l’ordre, le maire entrevoit une mise en régie des travaux en décembre 1884 mais se ravise devant le repentir de Langlade. Cependant, la situation ne s’améliore pas et le chantier prend davantage de retard l’année suivante. Face à une situation toujours plus conflictuelle, la menace est finalement mise à exécution par arrêté du 11 avril 1886 : Langlade est écarté du chantier mais les travaux seront menés à ses frais, risques et périls. Il est remplacé par Baptiste « Louis » Aynié, entrepreneur de travaux à Foix, qui est nommé régisseur. S’estimant accusé à tort, Langlade attaque la ville et Galinier en justice. Cette décision mène à une longue procédure qui ne se résoudra qu’en 1896, bien après la fin des travaux.
5) L’appropriation des locaux et leurs réaménagements (1889-1918)
Malgré l'ouverture du lycée à la rentrée de 1887, l'établissement reste en chantier pendant de longues années. En effet, des périodes de travaux menés par les architectes municipaux Émile Sauret et Sylvain Claustre se succèdent jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale. Ces modifications trahissent une insuffisance des locaux face à l’augmentation progressive des effectifs qui entraînent des réaménagements des bâtiments construits par Galinier et la création de nouveaux espaces. Il ne s'agit donc pas de transformer intégralement le bâti existant juste après sa construction mais de réaliser de nouveaux agencements pour le confort des occupants ou augmenter la capacité d’accueil de certaines pièces. Les sources étant lacunaires sur ces interventions, il est parfois difficile de les situer précisément dans le lycée.
En 1889, Sauret crée un sixième dortoir, une nouvelle classe et une nouvelle salle d'étude. Il s’agit principalement de travaux d’ameublement et d’installation de lavabos pour les dortoirs. Pour répondre à l’appel d’offres municipal, seuls les négociants et industriels de Foix sont admis à concourir. L’année suivante, les cours sont macadamisées et le système d’évacuation des eaux usées est raccordé aux égouts. Ces travaux sont confiés à Louis Aynié, régisseur du lot de maçonneries pendant la construction.
Sauret est également chargé de construire un nouveau gymnase dans la partie sud-ouest de la parcelle. Les travaux sont adjugés à l’entrepreneur Aubert Becq qui est déjà intervenu lors de la construction du lycée en tant que conducteur de travaux pour Langlade. Le nouveau bâtiment est officiellement terminé en 1895.
De nombreux aménagements sont effectués dans les années 1900 par l’architecte Sylvain Claustre. Entre 1903 et 1904, il crée un nouveau dortoir et une annexe. Devant le manque de place, les préaux ont probablement été perçus comme superflus par rapport aux galeries des cours qui suffisent à abriter les élèves. Des trois préaux du lycée, celui des moyens est donc le premier à trouver une nouvelle destination. En 1904, l'architecte cloisonne la moitié nord du bâtiment pour y installer une salle de classe et une étude. Deux ans plus tard, Claustre aménage des cabines de douches dans l’ancienne salle utilisée auparavant pour les bains de pieds des élèves, située dans le bâtiment des cuisines. Enfin, les travaux les plus importants de cette décennie concernent les locaux des cours de sciences. Claustre aménage des salles de classe de chimie, physique et sciences naturelles dotées de gradins, des salles de travaux pratiques, une verrerie, une salle de photographie, une salle de dépôt des instruments de physique et un cabinet de sciences naturelles avec des rangements à vitrines. Il les installe dans des salles de classe et un dortoir inoccupés sur deux niveaux et dans une annexe couverte de zinc qu’il fait construire. Les gradins des anciennes salles de physique, chimie et sciences naturelles sont détruits et les classes sont réutilisées pour d’autres cours.
Durant la Première Guerre mondiale, le lycée et ses spacieux dortoirs de l’internat sont réquisitionnés par l’armée pour servir d’hôpital militaire. Les classes sont alors transférées dans l’ancien palais de justice entre le 5 octobre 1914 et le 31 décembre 1916 ainsi que dans des logements privés en ville.
6) La modernisation et l’agrandissement du lycée (1950-1975)
Si durant les premières années le lycée n’a connu que quelques réaménagements de peu d’importance, des travaux de rénovation et de modernisation plus conséquents sont entrepris dans la seconde moitié du 20e siècle. Outre la restructuration des bâtiments anciens, de nouveaux locaux sont ajoutés pour augmenter la capacité d’accueil de l’établissement et abriter de nouvelles activités créatives et pédagogiques. C'est également pendant cette période que l'établissement est rebaptisé « lycée Gabriel Fauré ».
Après la Seconde Guerre mondiale, l’essor démographique et l’amélioration de l’accès à l’enseignement secondaire deviennent perceptibles dans les effectifs du lycée. En effet, le nombre d’élèves augmente progressivement pour franchir le seuil des 600 en 1954. Deux ans plus tard, il progresse brusquement lorsque le collège de filles de Foix est rattaché au lycée. Les 232 collégiennes rejoignent alors les 622 élèves du lycée pour les classes mais les dortoirs sont maintenus à l’ancien collège. En 1960, malgré la suppression progressive des classes primaires, le millier d’élèves est déjà atteint.
Dans un premier temps, quelques aménagements sont effectués pendant l'année scolaire 1954-1955 : le lycée est doté d'un nouveau dortoir et la chapelle, située dans le pavillon nord du bâtiment n° 1, est supprimée et remplacée par une salle d'étude. Le problème du manque de place est partiellement résolu par l’installation de constructions légères dans les cours des moyens et des grands. En 1966, les sources mentionnent trois préfabriqués dans l’enceinte du lycée. Pour trouver une solution plus pérenne, l’administration communale envisage d’abord d’acquérir des terrains au sud du lycée pour y construire un bâtiment pouvant accueillir 800 élèves. Finalement, un internat de filles et des salles de classes sont construits au sud de Foix, rue de Lauquié, par l’architecte départemental Jean Bordes.
Bordes est également chargé de la restructuration quasi-complète du lycée entre 1972 et 1975. Les locaux existants sont réaménagés, des chambres de quatre lits et des douches communes sont créés pour le nouveau dortoir des filles dans l’aile ouest (ancien bâtiment n° 4) et les dortoirs des garçons sont cantonnés à l’aile nord (ancien bâtiment n° 3). Les cours de sciences naturelles et de chimie sont installés dans l’aile centrale (ancien bâtiment n° 5). Les préaux des petits et des grands trouvent également une nouvelle fonction : le premier est transformé en salle de projection et le second en foyer pour répondre à une demande des élèves. Pour enfin palier au problème de place, trois nouveaux bâtiments voient le jour. Les cuisines et le réfectoire, reliés par une petite galerie, communiquent désormais par une extension dotée d’un self-service. Une grande chaufferie est également accolée à ce nouveau bâtiment. Le gymnase devenu insuffisant est détruit et reconstruit au même emplacement dans de plus grandes dimensions.
Enfin, Bordes réalise un grand bâtiment socioculturel accueillant des activités créatives et ludiques au sud de l’ancienne cour des petits. Il abrite un grand centre de documentation aménagé autour d’un patio doté d’un bassin et d’un grand escalier central permettant d’accéder à une mezzanine. En guise de décor, des claustras en céramique sont installés pour cloisonner l’espace tout en laissant passer la lumière. La vaste salle de lecture adjacente est également munie d’une fausse cheminée. L’éclairage sommital de cet espace est assuré par des coupoles carrées en résine de polyester installées sur le toit-terrasse. Pour le style extérieur du bâtiment, l’architecte recouvre plusieurs pans de murs de pierre de parement dont la teinte grise devait s’intégrer à l’enduit ciment des anciennes maçonneries.
7) Une restructuration récente
Pendant près d’une trentaine d’années, l’architecture du lycée reste telle que Jean Bordes l’avait laissée. Ce n’est qu’à la fin des années 1990 que le besoin de réadapter les locaux se fait sentir pour répondre aux nouvelles conditions d’enseignement et améliorer le confort des élèves. Le conseil régional, qui assure la maîtrise d’ouvrage en tant que gestionnaire de l’établissement, réalise plusieurs études et diagnostics pour connaître l’état du bâti en amont des travaux. Pour ne pas bouleverser l’organisation des cours, les plus grosses interventions sont échelonnées en plusieurs tranches entre 2004 et 2008.
En ce qui concerne les travaux intérieurs, les internats sont mis aux normes et le bloc scientifique est déplacé dans l’aile ouest. Le bâtiment socioculturel construit par Bordes est fortement remanié, avec la suppression de l’escalier central et du bassin. Le bâtiment d’administration est doté d’accès PMR et deux logements de fonction sont aussi rénovés. Les deux bâtiments qui abritent le foyer (ancien préau des petits) et les salles d’informatique (ancien préau des moyens) sont réhabilités.
Les travaux menés pendant cette période vont également modifier sensiblement l’apparence des bâtiments historiques. Des coursives s'appuyant sur les galeries du rez-de-chaussée sont ajoutées au premier niveau des ailes nord et est. La plupart des anciennes menuiseries sont remplacées et l’ancien enduit ciment à la tyrolienne est remplacé par un fini plus clair et lisse. Des lambrequins métalliques, qui rappellent ceux prévus par Galinier pour les avant-corps du bâtiment n° 2, sont également installés aux fenêtres. Enfin, lors de la restructuration de l'ancien bâtiment socioculturel, une façade métallique et grillagée est installée du côté de la rue des Escoumes.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
- Principale : 3e quart 20e siècle , daté par source
- Secondaire : 1er quart 21e siècle , daté par source
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Dates
- 1887, daté par source
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Auteur(s)
- Auteur : architecte signature, attribution par source
- Auteur : sculpteur attribué par source
- Auteur : architecte attribution par source
Le lycée Gabriel Fauré est situé au sud des allées de Vilotte, artère principale de la ville, et en contrebas de l'avenue Lakanal. L'établissement est construit sur une parcelle de 21 200 m² selon un plan « en peigne » composé de quatre ailes principales et de plusieurs bâtiments indépendants. L'implantation des constructions délimite quatre cours qui communiquent par des galeries et des passages entre les bâtiments. Depuis les travaux de restructuration des années 2000, les bâtiments sont numérotés de 10 à 19.
L'aile orientale (bâtiment 10), construite en retrait par rapport à la rue, comprend le bâtiment administratif au nord et des salles de classe au sud. Le bâtiment administratif est lui-même composé d'un corps central flanqué de deux ailes plus basses qui se poursuivent par des pavillons en retour d'équerre vers l'est. L'intérieur est accessible par une porte couverte d'un arc en plein cintre et surmontée d'un fronton brisé. La signature de l'architecte est encore visible sur l'intrados de l'arc. Outre les bureaux de l'administration, cette aile abrite un vestibule, un promenoir (ou salle des pas perdus) donnant sur la cour d'honneur, une loge pour l'accueil et une infirmerie. Les étages sont réservés aux logements de fonction. Deux escaliers tournants en bois, conservés depuis la construction du lycée, sont encore visibles dans ce bâtiment : le premier permet d'accéder aux logements de fonction et le second, situé dans le pavillon sud, aux salles de classe de l'étage.
L'aile nord (bâtiment 11) accueille le réfectoire des élèves et la salle dite « des commensaux » pour la restauration du personnel. Depuis les années 1970, ce bâtiment communique avec les cuisines (bâtiment 12), autrefois situées dans deux ailes perpendiculaires au nord de la parcelle.
L'aile ouest (bâtiment 13) est dédiée aux cours de physique et de biologie, dont les classes occupent l'intégralité du rez-de-chaussée. Les étages abritent les dortoirs de l'internat.
L'aile centrale (bâtiment 16) est plus courte que les trois autres. Elle comprend deux niveaux de galeries ouvertes sur la cour d'honneur par des arcades en plein cintre. Elles se distinguent donc des autres galeries du lycée qui sont couvertes d'arcs segmentaires.
Le foyer, les salles d'informatique et les classes de chimie (bâtiments 18, 19 et 17) sont installés dans les anciens préaux des petits, des moyens et des grands. Les trois bâtiments, identiques à l'origine, ont été cloisonnés pour accueillir leurs nouvelles fonctions. Les colonnes en fonte des salles de chimie et du foyer, visibles depuis les cours, trahissent encore l'ancien usage de ces bâtiments. Les avants-toits des pignons sont soutenus par des consoles en bois ajourées.
Le gymnase (bâtiment 14) et l'ancien bâtiment socioculturel (15) sont situés au sud de la parcelle dans les anciennes cours des moyens et des petits. Le bâtiment 15 abrite la vie scolaire, les salles d'arts plastiques, les salles d'enseignement audiovisuel et une grande salle d'exposition au rez-de-chaussée. Le CDI, situé à l'étage, est accessible par des escaliers métalliques à l'extérieur du bâtiment.
La cour d'honneur est constituée de quatre allées formant une croix, au centre de laquelle se trouve un bassin circulaire.
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Murs
- brique enduit
- pierre
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Toitsardoise
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Étagessous-sol, 2 étages carrés, comble à surcroît, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation à travées
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Couvertures
- toit à longs pans pignon découvert
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Escaliers
- escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, escalier tournant à retours sans jour en charpente, en maçonnerie
- escalier de distribution extérieur : escalier droit en maçonnerie
- escalier de distribution extérieur : escalier tournant à retours cage ouverte
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Jardinsarbre isolé, massif de fleurs
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Techniques
- sculpture
- ferronnerie
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Représentations
- flambeau
- corne d'abondance
- figure allégorique profane, buste de femme symbole des sciences,
- fronton
- symbole républicain
- volute
- fleuron
- acanthe
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Précision représentations
Le décor sculpté :
Les éléments sculptés réalisés par Abel Fabre sont visibles sur la façade principale du bâtiment 10. La porte d'entrée est surmontée de deux flambeaux dont les pieds portent des symboles rappelant la vocation scolaire du bâtiment (plume et papier pour l'écriture, compas pour la géométrie, etc). Au-dessus, des cornes d'abondance sont représentées dans les angles d'un fronton brisé. Un buste de femme, une allégorie de la Science, couronne la composition. Au sommet de la façade, l'horloge est inscrite dans un ornement de cuir découpé.
La plupart des pignons présentent des crossettes aux angles, ornées d'éléments sculptés qui évoquent des petites tourelles. De forme demi-cylindrique, elles sont supportées par des culs-de-lampe en pierre ou en brique. Ce décor est aussi visible en plus petites dimensions sur l'immeuble construit par Galinier au 9 rue Quéven à Toulouse.
Les plafonds du promenoir et de certaines salles de classe (bâtiment 13), ainsi que les corniches extérieures du bâtiment 10 sont soutenus par de petits corbeaux en brique (ou en plâtre pour le promenoir) composés d'une succession de ressauts entrecoupés d’arêtes vives. Ces éléments sont aussi présents à la mairie-halle d'Auterive qui est réalisée par Joseph Galinier peu de temps après le lycée. C'est également le cas de la frise d'arceaux visible sur la façade ouest du bâtiment administratif.
Les ferronneries :
La porte d'entrée du lycée est flanquée par deux potences en ferronnerie qui supportaient des lanternes aujourd'hui disparues. Elles ne sont pas visibles sur des photographies du début du 20e siècle et ont donc été installées plus tard. Elles sont identiques à celles disposées à l'entrée de la mairie de Foix.
Les grilles de clôture et le portail d'origine du lycée ont été conservés. Ce dernier, réalisé en fonte ajourée, est orné des symboles républicains « RF ».
Les colonnes en fonte des anciens préaux des petits et des grands sont surmontées de chapiteaux composites ornés de volutes, de fleurons et d'acanthes. En revanche, les colonnes de l'ancien préau des moyens ont été englobées dans des maçonneries de brique et ne sont plus visibles.
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Statut de la propriétépropriété de la région
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Ministère de l'économie et des finances
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Documents d'archives
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AD Ariège : 3 P 3522
Plans cadastraux parcellaires (troisième collection) : Foix. (1845-1847).
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AD Ariège : 3 P 1749
Foix : tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus (1849).
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AD Ariège : 1 T 111
Lycée de Foix. Projet de conversion du collège de garçons en lycée (1876-1879) ; plans (1879) ; mémoires, cahier des charges, expropriations, emprunts (1879-1883).
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AD Ariège : 1 T 122
Lycée de Foix. Décomptes et mémoires des travaux (1888-1889) ; construction et ameublement d'un dortoir ; gymnase (1889-1899) ; acqueduc ; dettes.
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AD Ariège : 1 T 123
Lycée de Foix. Expropriation des terrains (1883-1887) ; fourniture de matériaux et mobilier (1887-1889) ; dénomination du lycée (1889).
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AD Ariège : 300 EDT M15
Lycée de Foix. Dossier de construction et plans (gymnase, préau, chapelle, cuisines, lucarne, etc.).
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AD Ariège : 300 EDT M16
Lycée de Foix. Construction (8 vues de la construction) (1885).
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AD Ariège : 300 EDT M17
Lycée de Foix. Plans (portiques, cuisines, murs de cloture, etc.).
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AD Ariège : 300 EDT M18
Lycée de Foix. Construction - Assurances, métrés, rôles de paie, feuilles de pointage des journées (1886).
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AD Ariège : 300 EDT M19
Lycée de Foix. Dossiers de construction ; achats pour collections scientifiques et ameublement (1887-1888).
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AD Ariège : 300 EDT M20
Lycée de Foix. Dossiers de construction (1889-1890).
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AD Ariège : 300 EDT M20
Lycée de Foix. Dossiers de construction.
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AD Ariège : 300 EDT M22
Lycée de Foix. Gymnase (1890-1899).
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AD Ariège : 300 EDT M28
Lycée de Foix. Plans.
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AD Ariège : 300 EDT M29
Lycée de Foix. Plans (bâtiment d'administration).
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AD Ariège : 300 EDT M30
Lycée de Foix. Plans (bâtiment 1).
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AD Ariège : 300 EDT M31
Lycée de Foix. Plans (bâtiment 2).
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AD Ariège : 300 EDT M32
Lycée de Foix. Plans (bâtiment 3).
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AD Ariège : 300 EDT M33
Lycée de Foix. Plans (bâtiment 4).
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AD Ariège : 300 EDT M34
Lycée de Foix. Plans (bâtiment 5).
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AD Ariège : 300 EDT M35
Lycée de Foix. Plans (tous bâtiment).
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AD Ariège : 300 EDT M36
Lycée de Foix. Plans (chapelle, gymnase, cuisines).
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AD Ariège : 300 EDT R9
Lycée de Foix. Prospectus de présentation (1896) ; dénombrement des élèves (1921).
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AD Ariège : 2 O 594
Lycée Lakanal de garçons (aujourd'hui lycée d'Etat Gabriel Fauré mixte), plan du rez-de-chaussée, plan de la réfection de la toiture et des chenaux (1936).
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AD Ariège : ZO 49/13
Lycée de Foix : prospectus (1887).
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AD Ariège : 212 W 2
Lycée de Foix. appropriation et installation d'un dortoir et d'annexes, construction de bains douches, installation de salles et de classes de chimie, de physique et d'histoire naturelle.
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AD Ariège : 705 W 258
Lycée Gabriel Fauré. Gymnase, construction (1971-1972). Projet d'installation d'un bâtiment démontable en remplacement des urinoirs (1966). Aménagement d'un bloc scientifique, de douches, réfection de l'installation du chauffage central (1966-1973)
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AD Ariège : 1 J 508
Archives Jean-Baptiste Roques, plâtrier à Foix. Lycée de Foix, construction d'une salle d'étude et d'une salle de classe dans l'ancien gymnase : plan , coupe et élévation, devis, factures, quittances (1885-1907).
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AD Ariège : 49 J 633
Lycée Gabriel Fauré, aménagements. Projet de décoration au titre du 1% : candidatures de Jean-Augé et Marcel Ducos (dont photographies) (1978).
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AD Ariège : 50 J 137
Lycée Gabriel Fauré, aménagements. 1ere-3ème tranche (1974).
Bibliographie
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Association amicale des anciens élèves du lycée de Foix, Centenaire de la foncation du lycée de Foix : 1887-1987, 1988, 217 p.
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Foucaud (Odile), Toulouse : l'architecture au XIXe siècle. Toulouse, Somogy, Musée paul Dupuy, 2000.
p. 162, 163
Périodiques
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GIRARD Laura. De foraine à moderne : évolutions ou révolutions de la brique en Midi toulousain. Plan Libre, décembre 2021-janvier 2022, p. 12 à 15.
p. 12 à 15 -
Bibliothèque nationale de France
DE VILLENEUVE Louis. Le lycée National de Foix. L'Ariège Pittoresque, n°7, jeudi 1er août 1912, p. 1-2.
p. 1, 2
Documents figurés
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AD Ariège : 3 Fi 59
Vue cavalière du lycée de Foix. Robert Roger del.
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AD Ariège : 67 Fi 6
Fonds photographique Joseph Azéma : album n°6 (1903-1916).
Annexes
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Liste des classes du lycée de Foix par niveau et tranche d'âge (1896).
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Uniformes et trousseaux des élèves pensionnaires (1896).
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Organisation et dispositions réglementaires du lycée (1896).
Chercheur partenaire de 2002 à 2008
Chercheur à l'Inventaire général depuis 2008
Chercheur du service Connaissance et Inventaire des Patrimoines de la Région Occitanie depuis 2024.
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