Dossier d’œuvre architecture IA09000049 | Réalisé par
Chabbert Roland (Rédacteur)
Chabbert Roland

Chercheur partenaire de 2002 à 2008

Chercheur à l'Inventaire général depuis 2008

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  • enquête thématique régionale, 1 pour cent artistique
groupe scolaire
Œuvre recensée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Ariège
  • Commune Le Mas-d'Azil
  • Adresse 6 rue des Ecoles
  • Cadastre 2023 B 460
  • Dénominations
    groupe scolaire
  • Autres parties constituantes
    école maternelle, école primaire, cour, logement, terrain de jeu, latrine

Le groupe scolaire du Mas-d’Azil a été dessiné par l'architecte Marcel Bonis. On conserve un plan-masse daté du 20 août 1949 qui prévoit le groupe scolaire, les bains-douches, les logements des instituteurs et les terrains de sports.

Il semble que le premier projet n'ait pas abouti puisqu'un nouveau est présenté au mois d'août 1952. Moins ambitieux, Marcel Bonis (1899-1975) concentre son exercice sur l'école destinée à accueillir 210 élèves. Il prévoit 6 salles de classe : 2 pour les garçons, 3 pour les filles et une salle enfantine avec salle de repos.

Les travaux sont mis en adjudication le 20 mai 1953 et des entreprises toulousaines sont choisies : Urbain Arrias, entrepreneur de travaux publics pour le terrassement et le gros œuvre, Marcel Plo pour l'électricité et Pierre Idiard pour la peinture et la vitrerie. Seul Albert Commenge, entrepreneur local, est désigné pour réaliser la menuiserie et la serrurerie. L'installation du chauffage central est confiés aux ateliers toulousains Saint-Michel qui collaborent avec les établissements parisiens Cimex. Le mobilier est commandé à une usine de Muret.

Le maire André Saint-Paul signe le procès-verbal de réception définitive des travaux intervient le 14 juin 1957.

Le groupe scolaire est labellisé Architecture remarquable en 2022.

Le groupe scolaire se présente comme un long bâtiment construit en retrait de la rue-des-Écoles. Aux deux extrémités, les deux entrées au parement de pierre et grande casquette en béton distinguent les deux écoles : les filles et maternelle à gauche et les garçons à droite. L’entrée des garçons se présente comme un édicule en avant de la façade accessible après quelques marches. Celle des filles et des maternelles se présente comme un porche, surmonté de l’horloge. Un vestibule distribue ensuite le programme : le préau au rez-de-chaussée et un escalier menant aux salles de classe à l’étage. Au centre, les salles d’enseignement spécialisée (ménager pour les filles, atelier manuel pour les garçons) et la cantine mixte. Une vaste cour de récréation se développe, orientée au sud. A l’étage, cinq salles de classe s’alignent desservies par un large couloir ouvert par de grands châssis vitrés en façade nord. Celui-ci est équipé de grands lavabos et de portemanteaux. Une séparation marque la limite filles/garçons. Les salles de classe sont largement ouvertes au sud et profitent d’un apport de lumière complémentaire par des vitrages sur le couloir. La composition de ce long bâtiment se conclut par la cage d’escaliers de l’école des filles traitée en rotonde, pourvue d’une grande baie ouverte sur les deux niveaux, divisée verticalement par deux piliers béton et de traverses horizontales en béton, équipés de verre simple vitrage. L’école de Banyuls de 1953 présente un traitement similaire.

L’école maternelle se situe au rez-de-chaussée, à l’angle de la rue des Écoles, dont un grand vestibule commun avec l’école des filles, distribue une salle de classe, une salle de propreté et la salle de repos. Une grande partie de la construction est prévue avec une structure en béton armé, probablement associé à une maçonnerie de moellons de pays, entièrement enduite. Des cadres en béton préfabriqués équipent les baies simples et tercées, créant un léger jeu d’ombre sur la façade. L’ensemble est couvert d’une toiture à deux pans en tuile canal dont l’avant-toit est traité tel une casquette périphérique en béton. Les menuiseries d’origine sont toujours en place coté rue mais ont été remplacées coté cour de récréation. Le sculpteur Robert Pagès a réalisé quatre bas-reliefs en pierre placés sur le bandeau d’allège du premier étage de la façade sur rue. Le sculpteur se forme à l’école des Beaux-arts de Toulouse, au sein de laquelle il enseignera. Il a réalisé le monument aux morts de la ville de Tarascon-sur-Ariège.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Référence MH
    ACR0001761

Bibliographie

  • Papillault (Rémi), Girard (Laura), Marfaing (Jean-Loup), guide d'architecture du XXe siècle en midi toulousain, Collection Architectures, Presses universitaires du Midi, 2016, 240 pages.

Date(s) d'enquête : 2022; Date(s) de rédaction : 2003
(c) Inventaire général Région Occitanie
Chabbert Roland
Chabbert Roland

Chercheur partenaire de 2002 à 2008

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