Dossier d’œuvre architecture IA00029209 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Château fort, Château
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Lunas
  • Commune Lavalette
  • Cadastre 1934 C 362
  • Dénominations
    château fort, château
  • Autres parties constituantes
    cour, parc, buffet d'eau

Château fortifié dès 1162. Soubassement, courtine et tour ronde au nord-ouest et mur ouest du 13e ou 14e siècle. Vestiges visibles du château fort partiellement détruit en 1585 par Joyeuse. Au 15e siècle, les seigneurs de Lavalette sont vassaux des évêques de Lodève. Reconstruction partielle début 17e siècle, après les guerres de Religion pour les Fabre de Latude, seigneurs de Lavalette, de 3 corps de logis, de l'escalier et de la porte d'entrée.

Historique : Le lieu de Lavalette est cité dès 804 dans le Cartulaire de Gellone. Il a été fortifié dès 1162. Le château-fort s'élevait au même emplacement que le château actuel, topographiquement bien défendu. Vraisemblablement du début du XIIIe siècle datent la grosse tour ronde à l'angle Nord-Ouest ainsi que le mur Ouest, qui ne comprend aucune ouverture sauf quelques meurtrières.

Les seigneurs de Lavalette rendaient hommage à l'évêque de Lodève : leurs noms sont connus à partir de la fin du XVe siècle, et il est possible que le tronçon supérieur de l'escalier remonte à cette époque. En 1497, Pierre ROSSET "au renom de juriste" est "nouveau" seigneur de Lavalette, qui, en 1503, seigneur de La Valette et de Soubès, est 1er consul de Lodève.

Ensuite, c'est la lignée des BERNARD qui semblent issus des BERNARD de Parlatges (milieu XVe) et à leur époque, Lavalette serait passée par mariage à un LAVERGNE de TRESSAN, (famille originaire de Saint-Ponais et qui s'éteignit en 1629 chez les RATTE, Trésoriers de France de Montpellier). Les Archives Régionales mentionnent seulement noble Bernard de la Valette, prmier consul de Lodève en 1547.

Un compoix de Jonquières de 1580 nous apprend qu'à cette date Robert de LATUDE déclarait son château de Lavalette comme bien noble. C'est probablement celuici qui eut le désagrément de voir, en 1585, son château assiégé par le parti de Joyeuse pendant les guerres de religion. Le château fut pris d'assaut, puis repris après un siège en règle.

D'après Roger Hyvert, cet événement suffit à situer après 1585 la date probable de la reconstruction au moins partielle du château.

Par la suite, les seigneurs de Lavalette auraient fixé leur résidence principale à Lodève : en 1626, noble Jean FABRE de LATUDE, sieur de la Barthe et de Lavalette ; en 1649, noble François de LATUDE, sieur de Lavalette et premier consul de Lodève, encore mentionné au compoix de Lodève de 1672, ont des possessions dans cette ville.

En 1728, la seigneurie de Lavalette passe à noble Antoine DUCLAUX, également 1er consul de Lodève, toujours en possession de Lavalette ai 1770.

Le propriétaire actuel, Maître Jean ROQUE, notaire à Béziers, tient le château de ses parents qui l'avaient acheté à un certain MARTELL.

La période intéressante pour l'histoire du château actuel est celle des LATUDE dont la possession se situe entre 1580 et 1672. Il s'agit d'une famille riche et qui montra un certain goût pour les belles constructions (château de Jonquières (1656-1660). Après les troubles du XVIe siècle, qui intéressèrent si directement le château, les grandes réparations n'ont pas été entreprises avant la paix de 1595. D'après Hyvert, l'escalier avec ses volées ajourées et ses balustres rampants, ne peut être antérieur à la période 1630-1640. C'est donc à ce premier quart du XVIIe siècle qu'il faudrait attribuer la grande campagne de restauration, époque à laquelle François de LA TUDE épousa (1643) Louise Gabrielle de Grégoire des Gardies, dont le père avait fait construire peu d'années auparavant le château du Bas de Montpeyroux. L'époque des mariages jouant un grand rôle dans les dépenses des grands propriétaires fonciers, c'est probablement de cette période que datent les portes, les fenêtres à traverse et une cheminée monumentale au décor classique. Le château a encore subi certainement quelques réparations jusqu'à nos jours, mais elles sont d'ordre mineur.

  • Période(s)
    • Principale : 13e siècle , (incertitude)
    • Principale : 14e siècle , (incertitude)
    • Principale : 1er quart 17e siècle
  • Murs
    • calcaire
    • grès
    • enduit partiel
    • moellon
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse, ardoise
  • Étages
    1 étage carré, étage en surcroît
  • Couvrements
    • voûte en berceau
    • coupole
  • Couvertures
    • terrasse
    • flèche conique
    • flèche carrée
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, escalier en vis avec jour
  • Techniques
    • sculpture
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Éléments remarquables
    escalier, porte
  • Protections
    inscrit MH partiellement, 1963
  • Référence MH

Date(s) d'enquête : 1986; Date(s) de rédaction : 1987
(c) Inventaire général Région Occitanie