Dossier d’œuvre architecture IA00028779 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Eglise paroissiale Sainte-Catherine
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Gignac
  • Commune Le Pouget
  • Cadastre 1935 D 434
  • Dénominations
    église paroissiale
  • Vocables
    Sainte-Catherine

La Communauté du Pouget ayant connu au Xlle et XIIIe siècles une importante croissance démographique, l'église St Jacques s'avéra bientôt insuffisante, elle fut remplacée par une église plus importante construite "extramuros" avec son cimetière. Cette église construite vraisemblablement au XlIIe était une église placée sous le vocable de Ste Catherine d'Alexandrie (cf. Coustol).

Son plan était celui d'une église à nef unique orientée, à trois travées, un avant-choeur et une abside polygonale à cinq pans. Ce plan ne subira aucune modification jusqu'au XVIIe siècle. En 1635 l'évêque Monseigneur de Bonzi ordonne la construction d'une sacristie (Visite pastorale) au-dessus de laquelle sera édifiée plus tard une pièce dont la voûte en berceau plein-cintre porte la date 1762 en chiffres romains (MDCCLXIl).

Les transformations les plus importantes sont l'oeuvre du XIXe siècle (AD 34 IE 1453). L'église sera agrandie successivement en 1866 et 1880 (3). Les travaux se feront d'après les plans et devis dressés par l'architecte du département, Monsieur Besiné. L'église est agrandie d'une travée vers l'Ouest. Le 2 Août 1878 le Conseil de Fabrique demande la concession du terrain nécessaire à la construction de deux chapelles latérales (cf. Coustol). La Chapelle Nord est dédiée à la Vierge, la chapelle Sud à St Joseph. A partir de 1890 l'abbé Reboul aménage l'intérieur de l'église : la tribune et les fonts baptismaux datent de cette époque, ainsi que les ouvertures du choeur à l'exception de la fenêtre d'axe (cf. Coustol).

  • Période(s)
    • Principale : 13e siècle
    • Principale : 2e quart 17e siècle
    • Principale : 3e quart 18e siècle
    • Principale : 2e moitié 19e siècle
  • Dates
    • 1635, porte la date, daté par source
    • 1762, porte la date
    • 1866, datation par source
    • 1880, datation par source
  • Auteur(s)

A - SITUATION. Construite extra-muros, en bordure du chemin d'intérêt commun n° 39 du Pouget à la Taillade et du chemin d'intérêt commun n° 23 de Pouzols au Pouget. Construction dégagée.

B - PARTI GENERAL. PLAN. COUPE. Eglise à nef unique de quatre travées et abside polygonale. Sur la 1ère travée, près du choeur s'ouvrent deux chapelles latérales ; les fonts baptismaux sont logés dans une niche assez profonde qui s'ouvre sur le mur Nord de la nef, au niveau de la 3ème travée. Une tribune moderne occupe le fond de la nef, au-dessus de la 4ème travée. Le choeur est composé d'une travée de choeur et d'une abside à sept pans. Le choeur est légèrement surélevé par rapport au sol de la nef, la ligne de faîte de ses voûtes est inférieure à celle de la voûte qui couvre la nef. Au Nord, contre le choeur se trouve la sacristie.

C - ELEVATIONS INTERIEURES. Les quatre travées de la nef sont séparées par des demi-colonnes engagées sur pilastres, à chapiteaux végétaux. Ces demi-colonnes reçoivent trois arcs doubleaux de section rectangulaire qui renforcent une voûte en berceau brisé. Sur les goutterots de la nef se développent des arcs formerets plein-cintre occupant la largeur de chaque travée. Au-dessus des arcs-formerets, un bandeau en quart-de-rond surmonté d'un filet souligne la naissance de la voûte. De part et d'autre de la 1ère travée, les murs goutterots ont été percés, deux arcs plein-cintre ont été dressés en sous-oeuvre, pour permettre l'aménagement de deux chapelles latérales. Ces dernières prennent appui sur les contreforts de la nef, elles sont couvertes de voûtes sur croisée d'ogives.

Dans la 2e travée de la nef, au Nord les fonts baptismaux s'ouvrent par un arc en plein-cintre assez large, il s'agit d'une adjonction de plan semi-circulaire assez profonde. Les ouvertures sont rares dans la nef, on ne compte que deux baies rectangulaires et chanfreinée au niveau de la 3e travée et un oculus sur la façade occidentale. Le choeur est séparé de la nef, par un arc diaphragme ajouré d'un oculus ; l'arc triomphal repose sur deux demi-colonnes engagées à chapiteaux végétaux. La travée de choeur est couverte d'une voûte en berceau brisé dont la naissance est soulignée par un bandeau chanfreiné. L'abside est séparée de la travée de choeur par un arc diaphragme autrefois ajouré d'un oculus, cet arc prend appui sur deux demi-colonnes engagées sur pilastres. Les quartiers de voûtes sont portés par huit branches d'ogives reposant sur des culots végétaux ou historiés. L'abside est éclairée par cinq ouvertures en arc brisé à encadrement chanfreiné. Les pans de mur Nord et Sud étaient autrefois ajourés par des baies semblables. Dans l'axe de l'abside, sur le pan de mur Est, une petite niche en arc brisé abrite un lavabo.

D - ELEVATIONS EXTERIEURES. Façade occidentale : construite au XIXe siècle, elle est surmontée d'un clocheton et encadrée de deux tourelles dans lesquelles sont logées les escaliers en vis desservant la tribune. Façade divisée en trois travée ; la porte, dans l'axe est encadrée de deux baies, les trois ouvertures sont en tiers-point. Dans la travée centrale, au-dessus de la porte d'entrée une large baie également en tiers-point éclaire la nef.

Façades latérales : contrebutées par des contreforts dont la partie supérieure présente un glacis. La fermeture d'avant-toit est composée d'une corniche chanfreinée portée par des corbeaux épannelés. Sur la façade Sud, au niveau de la 3e travée s'ouvrait une porte à encadrement rectangulaire encadrée de colonnettes à chapiteaux végétaux qui supportent la voussure d'un arc brisé à plusieurs rouleaux. Cette ouverture est protégée dans sa partie supérieure par une corniche à larmier avec glacis portée par huit corbeaux dont quelques uns sont historiés. L'ensemble de ce massif est en saillie par rapport au mur goutterot. Sur la façade Nord on doit noter outre l'adjonction de la chapelle latérale, celle des fonts baptismaux qui bien qu'étant de plan semi-circulaire à l'intérieur, se traduit à l'extérieur de l'édifice par un massif carré. Cette façade est également couronnée par une corniche portée par des corbeaux.

Chevet : contrebuté par des contreforts à plusieurs retraites et terminés par un glacis à larmier dans leur partie supérieure. Une fenêtre en arc brisé par travée. En bordure du toit, corniche chanfreinée portée par des corbeaux épannelés.

E - MATERIAUX ET MISE EN OEUVRE. L'église est bâtie sur une semelle rocheuse (calcaire coquillier) allant de 30 à 90 cm de hauteur, très nette au niveau du chevet ou la roche a été découpée en fonction du plan de l'édifice. L'ensemble est construit en moyen appareil de calcaire. Les deux chapelles latérales ont été bâties à l'aide de moëllons, galets et "tout venant" à l'exception des chaînes d'angles appareillées en harpe.

F - COMBLES ET COUVERTURES. Combles non visités. Couverture : tuiles-canal.

  • Murs
    • calcaire
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvrements
    • voûte en berceau
    • voûte d'ogives
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • croupe
  • Escaliers
    • escalier demi-hors-oeuvre
    • escalier en vis sans jour
  • Techniques
    • sculpture
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    inscrit MH, 1987
  • Référence MH

IMP: 20221109_POP_01 ;

Bibliographie

  • Coustol, L. "Le Pouget et son église". Historique de l'église Ste Catherine des origines à nos jours. Ms dactylographié - photocopié - bibl. Inventaire.

    CDPR Région Occitanie - site de Montpellier

Annexes

  • Documentation
Date(s) d'enquête : 1976; Date(s) de rédaction : 1980
(c) Inventaire général Région Occitanie