Dossier d’œuvre architecture IA00028657 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Fortification d'agglomération
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation

Construction après 1162 sur l'ordre de l'abbé de Saint Guilhem seigneur du lieu, elle est aujourd'hui englobée dans les constructions.

Simple mur de clôture armé de deux étages d1archères, l'enceinte de Saint-Jean de Fos ne paraît pas avoir reçu d'autre flanquement que celui assuré par les ouvrages d'entrée. Partout ailleurs, on semble avoir confié à un hourdage continu le commandement de l'escarpe.

Une fausse-braie, au moins en avant de l'entrée Sud - actuelle tour de l'Horloge - constituait la première défense de la place. On ignore l'époque à laquelle fut aménagée cette ligne. On sait par ailleurs que la place comportait quatre entrées. S'il ne fait aucun doute que deux d'entr'elles étaient situées à chacune des extrémités de la rue de l'Horloge, la place des deux autres demeure conjecturale. Une troisième porte s'ouvrait peut-être entre les actuelles parcelles cadastraies 148 et 143 où ne subsiste plus la moindre trace de courtine. La quatrième porte peut avoir correspondu aux éléments encore visibles à la limite des actuelles parcelles 210 et 213. Cette enceinte paraît bien s'identifier à celle entreprise à partir de 1162.

  • Période(s)
    • Principale : 3e quart 12e siècle

Le centre du bourg forme, en plan, une ellipse dont le grand axe est orienté Est-Ouest. Du côté de l'Est et du Nord-Est, l'ellipse est délimitée par un escarpement. Sur les autres côtés, pas de dénivellation. C'est cette ellipse qu'enveloppait le mur d'enceinte de la place.

Le plan urbain, dans les murs, répercute les dispositions de l'enceinte. Les rues quadrillent l'intérieur de l'ellipse sans aucune rigueur et viennent presque toutes déboucher dans une rue centrale (dite de l'Horloge) qui coupe l'ellipse suivant son petit axe.

L'enceinte a comporté quatre ouvrages d'entrée (cf. Historique et conclusion). On ne reconnaît plus avec certitude que l'un d'eux, la porte Sud, dont on a fait, à l'époque moderne, la Tour de l'Horloge.

Des dispositions originales ne demeure apparent que le parement extérieur d'une section de courtine remployée comme façade par des maisons qui se sont accolées à l'enceinte, du côté ville. Ces vestiges correspondent aux parcelles cadastrales n°s 143, 144, 143, 142, 141, 140, 139. Il n'est pas exclu que certains appareils de façade d'autres maisons constituent des vestiges » de l'enceinte : c'est le cas des parcelles cadastrales 134, 210, 229, 230. Mais les divers bouleversements des structures originales entraînés par leur réemploi, ainsi que les crépis, sous lesquels sont certainement dissimulés d'autres fragments de l'enceinte, rendent impossible toute restitution du tracé originale. Ce dernier ne peut être induit que par l'étude du plan cadastral. Celui-ci fait apparaître deux faits :

1) hors les murs, un front continu de maisons s'est établi qui en suit et en double le tracé. Entre les courtines et ce front de maisons se développe un intervalle vacant, de largeur variable (deux à cinq mètres) : cet intervalle correspond évidemment au boulevard ou au fossé (?) de l'enceinte. Il forme aujourd'hui une rue de ceinture (Ouest et Nord) ; des jardinets en occupent les parties Est et Nord-Est. Peut-être ce front de maisons est-il assis sur la fausse braie que mentionnent les deux textes de Bonnet et Vinas.

2) Nulle apparence d'ouvrage d'angle ou de flanquement ne ressort de la lecture du plan : la défense du bourg semble bien ne s'être limitée qu'à un simple mur de clôture.

COURTINES. Les fragments subsistants de la courtine sont parementés en pierre froide grossièrement retaillée et en éléments de grès jaune, matériau tendre et, en conséquence, plus soigneusement façonné. Des assises en moyen et petit appreil alternent sans régularité. La hauteur subsistante de la courtine ne dépasse pas cinq à six mètres. A un mètre du faîte, un rang continu de trous carrés : trous de boulins ou (plutôt) de hourdage. Le mur d'enceinte comportait deux étages d'archères, jours étroits à ébrasement intérieur dont quelques éléments sont visibles dans la maison correspondant à la parcelle cadastrale 148.

OUVRAGE D'ENTREE, dit Tour de l'Horloge

Plan. Le passage, couvert en plein cintre, est ouvert dans la souche d'une tour de plan rectangulaire barlong. Côté campagne, l'ouvrage se joint à la courtine en formant deux angles morts.

Elévation. L'ouvrage comporte une salle d'étage, couverte en plein cintre, et une terrasse. Cette dernière paraît avoir été, à l'origine, de plain pied avec le chemin de ronde de la courtine ; elle est aujourd'hui couverte et abrite le mécanisme de l'horloge ; sa couverture supporte la cage de la cloche. La salle d'étage s'ouvrait primitivement du côté ville par l'arc de tête de sa voûte.

Distribution. On accède à la salle d'étage par un escalier extérieur situé côté ville. L'accès à la terrasse se faisait par une trappe carrée ouverte dans la voûte de la salle d'étage.

Défense. La défense n'est assurée que du côté campagne : l'étage porte trois archères frontales (dont une ouverte dans l'un des angles de la salle) et deux archères de flanquement ; la terrasse a quatre archères frontales et deux archères de flanquement. A ce dernier niveau, les archères alternent avec des trous de hourds. L'archère est constituée d'une simple rainure rectangulaire à léger fichant et ébrasement intérieur. En terrasse, comme à l'étage, la baie est couverte en linteau. A l'étage, le linteau repose sur deux coussinets en quart-de-rond.

Matériaux et leur mise en oeuvre. Appareil mixte (petit, moyen) en pierre froide (éclatée au têtu). Claveaux du passage en calcaire tendre appareillé. Voûte de la salle d'étage en moyen appareil ; reins en blocage (la trappe d'accès à la terrasse, ouverte dans l'un des reins, est également appareillée).

  • Murs
    • calcaire
    • pierre de taille
  • Couvrements
    • voûte en berceau
  • Couvertures
    • terrasse
  • Statut de la propriété
    propriété privée
    propriété de la commune

IMP: 20221109_POP_01 ;

Bibliographie

  • BONNET, Emile. Antiquités et monuments du département de l'Hérault. Montpellier : 1905 p. 436-440.

    p. 462
  • VINAS, Léon. Visite rétrospective à Saint-Guilhem-du-Désert. Monographie de Gellone. Montpellier, Seguin - Paris, Bray et Retaux, 1875, rééd. Marseille,Laffitte reprints, 1980.

    CDPR Région Occitanie - site de Montpellier : (34) A 877
    p. 4 et suiv.

Annexes

  • Historique
  • DOUMENTATION
Date(s) d'enquête : 1976; Date(s) de rédaction : 1980
(c) Inventaire général Région Occitanie