Dossier d’œuvre architecture IA00028607 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Fortification d'agglomération
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Gignac
  • Commune Vendémian

Au XlVe siècle, les murailles de "l'ancienne forteresse", trop exigues, ne suffisaient plus pour contenir la population communale. Des faubourgs s'étaient créés hors les murs. Aussi dans la deuxième partie du siècle les habitants des faubourgs s'étaient-ils vus exposés sans défense aux incessantes incursions des routiers. A cette menace permanente s'ajoutait celle des "attroupements de voleurs et d'autres vagabonds". On se résolut donc à édifier une nouvelle enceinte plus grande que la précédente et propre à contenir toute la population communale. Une convention fut conclue en 1389 entre le Seigneur du lieu et son baile d'une part, et les syndics de la commune, d'autre part, aux termes de laquelle devaient être bâties "murailles et barbacanes", portes et pont levis et creusés des fossés, tout cela aux frais et contributions des habitants.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 14e siècle
  • Dates
    • 1389, daté par source

1 - SITUATION. Terrain peu accidenté formant une légère pente orientée de Nord en Sud.

2 - MATERIAU ET MISE EN OEUVRE. Calcaire local. Les courtines sont traitées en blocage de tout venant ; la porte Nord-Ouest est en moyen appareil régulier. L'escalier d'accès au chemin de ronde, et l'encadrement des meurtrières, sont appareillés.

3 - PARTI GENERAL. PLANS. COUPES. ELEVATIONS. L'enceinte, qui selon toute vraisemblance, formait un polygone - en gros, un quadrilatère irrégulier - a conservé les vestiges de deux de ses fronts : Nord-Ouest et Nord-Est. Le front Sud-Ouest peut être aisément restitué grâce aux "témoins" de courtines conservés çà et là (particulièrement en G du plan de situation) et à la forme des parcelles sises à cheval sur le mur d'enceinte.

Courtines : Mur de 7 à 8 m de hauteur et de 1 m à 1 m 20 d'épaisseur, percé de meurtrières basses espacées de 5 en 5 mètres environ (rainure à ébrasement intérieur) et surmonté d'un chemin de ronde dont le parapet extérieur forme un léger surplomb sur le parement extérieur B et D tandis que deux ressauts, vers l'intérieur du bourg, élargissent le chemin de ronde. Extérieurement le parapet est percé de rejets d'eau (B du plan de situation). On note (en C) deux corbeaux d'une bretèche (?) à servir du chemin de ronde. La montée au chemin de ronde se faisait par des escaliers à une volée accolés au parement intérieur de la courtine. Les vestiges d'un tel escalier subsistent (en G). Or la faible résistance du matériau (calcaire poreux) ne permettait pas de donner aux marches un trop grand porte à faux et donc une largeur suffisante. Chaque marche a donc été composée de trois assises de pierre en surplombs successifs, la plus basse appareillée en mauvaise molasse ou poudingue ; les autres en calcaire lacustre de meilleure qualité.

Ouvrage d'entrée dit porte Notre-Dame : Tour rectangulaire de même hauteur que la courtine et à cheval sur elle. Passage à la base de 1'ouvrage. L'ouvrage est formé d'un assommoir (à servir de la terrasse) et d'une embrasure de feuillure (formant ébrasement intérieur).

Les éléments décrits s'identifient sans aucun doute à l'enceinte de 1389.

  • Murs
    • calcaire
    • moellon
    • pierre de taille
  • Statut de la propriété
    propriété privée

IMP: 20221109_POP_01 ;

Bibliographie

  • DELOUVRIER. Histoire de la vicomté d'Aumelas.

    p. 96-97
  • Vendémian, village languedocien. 1977.

Date(s) d'enquête : 1976; Date(s) de rédaction : 1980
(c) Inventaire général Région Occitanie