• inventaire topographique
château, château fort, aujourd'hui mairie
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Gignac
  • Commune Tressan
  • Cadastre 1953 B 89

A la fin du 15e siècle, reconstruction presque totale ; du château fort médiéval dont restent les parties basses ; au 17e siècle, construction du corps sud et composition du décor peint de la grande salle dont il reste des vestiges ; cage d'escalier de 1780, date portée

On ne sait rien de la construction du château de Tressan. La Seigneurie, mentionnée dès 969 passe à la maison de La Vergne en 1410 : c'est à elle que revient la majeure partie des travaux auxquels le château est redevable de ses dispositions actuelles. Une pierre sculptée aux armes des La Vergne est conservée dans le château : d'argent au chef de gueule chargé de trois coquilles d'argent ombrées de sable.

Conclusions aréchéologiques. Les parties décrites ne forment qu'une faible partie, un quart ou un cinquième environ du château tel, que le présentent divers relevés de compoix de la décennie de 1770. Le château formait à l'époque un vaste parallélépipède rectangle composé à l'Est, d'une basse-cour bordée de communs (écuries) ; au centre d'une basse-cour noble et à l'Ouest du logis. L'ensemble était bordé au Sud par une longue terrasse d'agrément. L'accès au château se faisait par une porte (ou portail ?) percée dans un mur de clôture séparant le bourg de la basse-cour noble. Le logis présente sur ces relevés le même plan général qu'aujourd'hui : seules ont été remaniées depuis lors, les élévations. Sur sa façade Est, le corps Nord portait une tour ronde, depuis lors, détruite. Les relevés de compoix utilisent pour sa représentation les mêmes conventions graphiques utilisées dans d'autres parties du bourg pour représenter des tours d'escaliers.

Les étages de ce corps étaient donc certainement desservis par un escalier en vis. Ce que les relevés ne nous indiquent pas c'est si tel était l'unique escalier de la maison et comment étaient desservis les niveaux du corps Sud.

Dès 1770, le château de Tressan avait pratiquement tout perdu des caractères d'un château fort ; si ce n'est le fossé par lequel le château était encore retranché du village. Au château-fort appartiennent indubitablement les parties basses des murs porteurs et de quelques murs de refend de la demeure, caractérisés par leur extrême épaisseur et, peut-être, la salle basse du corps Sud avec sa voûte (fin XlIIe siècle ?). Pour le reste, le château appartient dans son ensemble à la fin du XVe siècle (encadrements des baies du corps Sud) et au courant XYIIe siècle (baies d'étage en façade Sud du corps Sud ; plafonds des salles du premier étage ; décor intérieur de la grande salle d'étage du corps Sud. Le corps contenant la cage d'escalier peut être daté de la décennie de 1780 (inscription sur la clef d'une porte au rez-de-chaussée). L'escalier lui même est du milieu du XIXe siècle.

Source : compoix de 1770 et plan terrier en mains privées.

Le château est devenu mairie depuis l'étude d'Inventaire. Il a également été protégé au titre des monuments historiques.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 15e siècle
    • Principale : 17e siècle
    • Secondaire : 4e quart 18e siècle
  • Dates
    • 1780, porte la date

II - DESCRIPTION. 1 - SITUATION ET COMPOSITION D'ENSEMBLE. Le château est établi à l'angle Sud du bourg : un relevé de compoix de la décennie 1770 le représente comme retranché du bourg par un fossé. Au Sud, il surplombe une pente abrupte ; à l'Est, par où l'assaut était le plus à redouter, il devait commander la pente douce par laquelle la pointe de l'éperon sur lequel est établi le bourg, se relie au reste de l'éminence.

2 - MATERIAUX ET LEUR MISE EN OEUVRE. Gros-oeuvre en calcaire coquillier d'extraction locale. Le corps Sud du château est en moyen appareil et fourrure : les éléments dont il est composé, d'inégales dimensions et de patines diverses, paraissent des matériaux de remploi.

3 - PLAN, COUPES, ELEVATIONS EXTERIEURES. Deux corps principaux accolés :

- Le corps A : Deux étages sur plan rectangulaire distribués par un escalier tournant à noyau suspendu en cage carrée ; une seule pièce par niveau la plus haute, sous comble.

Salle du_rez-de-chaussée : deux travées couvertes d'ogives ; doubleaux et nervures chanfreinés ; cheminée incorporée couverte en arc surbaissé appareillé (proportions originales : L. 4 m ; prof. 1 m 40).

Salle du premier étage : plafond "à la française" et cheminée (adossée) à décor peint "(Voir sous-dossier).

La cage d'escalier est accolée au corps dont elle distribue les niveaux sous le même couvert de toit (un seul versant sur pannes incliné au Sud) mais elle constitue une adjonction récente : outre les grandes salles du corps A proprement dit, l'escalier distribue également trois étages de chambres ajourées au Sud.

Elévations : Façade Sud talutée jusqu'à l'appui des baies du 1er étage. Le collage du corps de cage très visible sur la fig.1. Baies de la salle du rez-de-chaussée couvertes en arc surbaissé (remaniement). Les baies murées en façade Est du corps de cage semblent être des remplois contemporains de la construction de cette partie du bâtiment et occultées ultérieurement. La porte du rez-de-chaussée (cachée par le cyprès sur la photo n° 1) porte à la clef une date de la décennie de qui situe de façon très vraisemblable la construction de cette partie de la demeure.

Dans la partie droite de la fig. 4 : élévation Nord du corps A : deux baies à meneau, murées correspondant aux salles du 1er et du second étage de ce corps.

- Le corps B : (fig. 2) Accommodé en maison bourgeoise dans le courant du XIXe siècle. De plan rectangulaire. Les seuls éléments notables de cette partie de la demeure sont :

1) un couloir transversal de distribution au rez-de-chaussée couvert en plein-cintre.

2) une salle à deux travées couvertes d'arêtes.

3) plusieurs salles au 1er étage (incomplètement visitées) : elles sont plafonnées "à la française".

4) une bretèche en façade Ouest ayant peut être commandé une entrée de la demeure : elle est située à l'extrémité du couloir transversal de distribution du 1er étage (fig. 3).

  • Murs
    • calcaire
    • pierre de taille
    • moellon
  • Toits
    tuile creuse
  • Étages
    2 étages carrés
  • Couvrements
    • voûte d'ogives
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour
  • Techniques
    • peinture
  • Précision représentations

    l'abondance

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Protections
    inscrit MH, 2015/08/12
  • Précisions sur la protection

    Le château de Tressan en totalité (cad. A 972, 973) : inscription par arrêté du 12 août 2015

  • Référence MH

IMP: 20221109_POP_01 ;

Date(s) d'enquête : 1976; Date(s) de rédaction : 1980