A la fin du 15e siècle, reconstruction presque totale ; du château fort médiéval dont restent les parties basses ; au 17e siècle, construction du corps sud et composition du décor peint de la grande salle dont il reste des vestiges ; cage d'escalier de 1780, date portée
On ne sait rien de la construction du château de Tressan. La Seigneurie, mentionnée dès 969 passe à la maison de La Vergne en 1410 : c'est à elle que revient la majeure partie des travaux auxquels le château est redevable de ses dispositions actuelles. Une pierre sculptée aux armes des La Vergne est conservée dans le château : d'argent au chef de gueule chargé de trois coquilles d'argent ombrées de sable.
Conclusions aréchéologiques. Les parties décrites ne forment qu'une faible partie, un quart ou un cinquième environ du château tel, que le présentent divers relevés de compoix de la décennie de 1770. Le château formait à l'époque un vaste parallélépipède rectangle composé à l'Est, d'une basse-cour bordée de communs (écuries) ; au centre d'une basse-cour noble et à l'Ouest du logis. L'ensemble était bordé au Sud par une longue terrasse d'agrément. L'accès au château se faisait par une porte (ou portail ?) percée dans un mur de clôture séparant le bourg de la basse-cour noble. Le logis présente sur ces relevés le même plan général qu'aujourd'hui : seules ont été remaniées depuis lors, les élévations. Sur sa façade Est, le corps Nord portait une tour ronde, depuis lors, détruite. Les relevés de compoix utilisent pour sa représentation les mêmes conventions graphiques utilisées dans d'autres parties du bourg pour représenter des tours d'escaliers.
Les étages de ce corps étaient donc certainement desservis par un escalier en vis. Ce que les relevés ne nous indiquent pas c'est si tel était l'unique escalier de la maison et comment étaient desservis les niveaux du corps Sud.
Dès 1770, le château de Tressan avait pratiquement tout perdu des caractères d'un château fort ; si ce n'est le fossé par lequel le château était encore retranché du village. Au château-fort appartiennent indubitablement les parties basses des murs porteurs et de quelques murs de refend de la demeure, caractérisés par leur extrême épaisseur et, peut-être, la salle basse du corps Sud avec sa voûte (fin XlIIe siècle ?). Pour le reste, le château appartient dans son ensemble à la fin du XVe siècle (encadrements des baies du corps Sud) et au courant XYIIe siècle (baies d'étage en façade Sud du corps Sud ; plafonds des salles du premier étage ; décor intérieur de la grande salle d'étage du corps Sud. Le corps contenant la cage d'escalier peut être daté de la décennie de 1780 (inscription sur la clef d'une porte au rez-de-chaussée). L'escalier lui même est du milieu du XIXe siècle.
Source : compoix de 1770 et plan terrier en mains privées.
Le château est devenu mairie depuis l'étude d'Inventaire. Il a également été protégé au titre des monuments historiques.