Choeur et nef 14e siècle ; chapelle nord 15e siècle ; tourelle d'escalier 16e siècle ; voûtement de la nef limite 17e siècle 18e siècle ; chapelle sud, sacristie, porte occidentale 2e moitié 19e siècle.
I - HISTORIQUE. C'est au IXe siècle qu'apparaît dans les textes l'église de Saint-Saturnin, mais les premiers renseignements concernant l'édifice ne remontent qu'au XVIIe siècle et nous sont fournis par les visites pastorales (cf. infra III, Note de Synthèse).
En 1738, le bail des réparations du clocher est passé, le 28 mai, à Fulcrand Gouttes de Saint-Félix.
En 1776, le "Sr Castel" maître-fondeur de Pézenas est chargé le 28 Juillet de "reffondre l'orloge de la grande cloche...."
Mais c'est surtout au XIXe siècle qui seront effectués les travaux les plus importants, réalisés par l'entrepreneur Marcelin Cablat sur les projets de l'architecte Besiné, datés de 15 Avril 1857. Ces travaux, reçus le 10 Octobre 1859, ont consisté en la restitution des colonnes engagées de l'abside, en la réouverture des fenêtres, et en la démolition d'une partie de la sacristie et du mur de ville.
Les vitraux seront refaits en 1858 par de Lagaye, fabricant à Montpellier.
En 1864, la tribune reçoit son "amphithéâtre" de bois.
En 1866, construction de la sacristie.
La porte occidentale est ouverte en 1871 ; la chapelle Sud sera construite en 1874 et le maître-autel renouvelé en 1884, comme en témoigne l'inscription suivante, tracé au crayon sur une brique découverte lors de la démolition de l'autel, entre 1974 et 1978 : "Le 14 Mars 1884 / curé Durand / Maire Boyer / Auriac Malbrier / Gache poseur / Maçon Antoine Reyne / né au Caylar le / 19 .bre 1829 / présiden de la République / Jules Grevi".
La cloche actuelle baptisée "Marie-Rose" a été fondue en 1945.
III - NOTE DE SYNTHESE. Cet édifice présente les traces de plusieurs campagnes de construction.
I : XlVe siècle : église à nef unique et choeur.
II : XYe siècle : chapelle Nord.
III : XVIe siècle : une tourelle d'escalier extérieure est "greffée" sur le clocher existant.
IV : XVIIe siècle : la nef est voûtée et prolongée vers l'Ouest d'une travée englobant la tourelle d'escalier. La date de ces transformations n'est pas précisée mais peut être située par les visites pastorales à la fin du XVIIe siècle. En effet, en 1659, 1'évêque Roger de Harlay remarque qu'à l'exception du "presbytère" (choeur) et de la chapelle latérale, "le reste de l'église n'est pas voûté... mais seulement couvert de tuilles". Par contre en 1734 Jean-Georges de Souillac constate que toute l'église est voûtée. Le blason aux armes d'un évêque de Lodève figurant à la clef de la 2e travée est celui de Mgr. Charles-Antoine de La Garde de Chambonas (1671-1692). L'accès se faisait au Sud, au niveau de la première travée. (La porte néo-gothique actuelle a été percée seulement en 1871 ).
V : XIXe siècle : cf. supra, Historique. Choeur restauré en 1977.
Nous ne trouvons très peu de mentions dans l’Hérault du travail de ce verrier dont l’activité semble avoir été éphémère à Montpellier. Parce qu’il a déménagé. A partir de 1870, il y a un verrier signant Ch. H. Lagaye, demeurant à Condat par Saint Avit en Puy-de-Dôme, aujourd’hui Condat-en-Combraille, et dont des œuvres ont été inventoriées en Corrèze et en Creuse.