MATERIAUX. Usage général du calcaire. Mise en oeuvre.
1) Moellons sous crépi + chaînes d'angles.
2) Rez-de-chaussée : moellons sous crépi (pierre froide ?).
A l'étage : appareil moyen régulier de calcaire fin. Ce même calcaire semble utiliser pour les encadrements de baies, les nervures de voûtes et l'appareil des voûtes d'ogives (cf. n° 2, rue de la Halle, rue des Religieuses). Les bandeaux de séparation et les corniches.
SITUATIONS ET COMPOSITION D'ENSEMBLE.
1) Le centre quadrangulaire du village délimité par la place de la République au Nord, la rue du Rempart à l'Est, la place Camille Reboul au Sud et la rue des Religieuses. Ces quatre voies suivent approximativement le tracé des anciens remparts.
A l'intérieur, deux axes transversaux et un axe médian, se coupant presque à angle droit délimitent 6 îlots assez réguliers ; Les maisons sont accolées les unes aux autres ; la plupart d'entre elles ne prennent jour que par un côté : la façade sur rue ; les cours, au centre des îlots sont de très petites dimensions.
La taille des maisons est très irrégulière. Il est probable que les plus petites ont été installées grâce à la division de quelques parcelles beaucoup plus vastes : le phénomène est visible dans les deux îlots qui bordent la place de la République au Sud.
2) Les "faubourgs". Les autres maisons sont alignées le long des routes de Mauguio, Lansargues, de Candillargues et de Vendargues. Elles sont pour la plupart mitoyennes avec une cour située à l'arrière.
3) Les fermes isolées ou mas. On a repéré 7 fermes isolées ou mas sur le territoire de Mudaison (cf. carte de Cassini). Elles présentent les mêmes caractères que les mas étudiés dans le canton de Mauguio mais à part le Château du Bosc qui a fait l'objet d'une monographie, les mas n'ont pas été étudiés car ils sont pour la plupart trop remaniés.
STRUCTURES. Plans : Peu de maisons ont pu être étudiées entièrement. Sur les 16 maisons étudiées au titre du dossier collectif et les quatre demeures qui ont fait l'objet de monographies, on a compté cinq plans simples en profondeur. Trois maisons présentent un plan double ; sur ces trois maisons deux sont de grandes maisons de plans plus complexes (rue de la Halle, 1, rue des Lavoirs). Le plan le plus courant est très sommaire : une seule pièce avec accès direct à partir de la rue. L'escalier droit, se trouve soit face à l'entrée, soit le long du mur postérieur. Maisons à passage couvert latéral toutes situées dans le "faubourg".
Coupes : Il n'y a pas de cave. Les maisons ont toutes un étage carré, rarement deux (maison rue du Rempart). Peu de comble à surcroît (1, av. du Parc, 3, place Camille Reboul, 5, rue des Religieuses, 3, rue du Courreau, 10, rue de la Halle, Place de la République) ; les autres maisons n'ont que des combles perdus. Nombreux rez-de-chaussée voûtés d'arêtes ; une maison possède des voûtes d'ogives (5, rue de la Halle ) à nervures chanfreinées analogues à celles de l'église (datées 1627).
ELEVATIONS. Sans caractère. Les ouvertures ont souvent été percées ou refaites à la fin du siècle dernier. Des crépis modernes uniformisent les façades. En particulier en ce qui concerne les maisons les plus importantes. Presque toutes les maisons ont des ouvertures rectangulaires ; on ne trouve de fenêtre en arc segmentaire que dans trois maisons : n° 10, rue de la Halle, au n° 9, rue Jean Moulin et rue du Courreau.
Type 1 : Petite maison à élévation étroite, une porte, une fenêtre au rez-de-chaussée, une fenêtre par niveau . Dans un très grand nombre de maisons la porte d'entrée est l'objet du seul effort décoratif : l'ouverture rectangulaire est encadrée de pilastres toscans portant une frise nue et une corniche. Ce type d'encadrement rappelle le portail de l'église (1627 ?).
Dans quelques maisons, les chapiteaux des pilastres sont remplacés par des consoles (3 place Camille Reboul) ; enfin dans plusieurs maisons, le pilastre disparaît, il ne reste que la console, et la corniche (ex. 5, av. Jean-Jaurès, maison datée 1808 et 9, rue Jean-Moulin). En deux endroits, ce type d'encadrement pilastres-corniche englobe à la fois la porte et la fenêtre voisine.
Les maisons à comble à surcroît : les fenêtres qui éclairent le comble s'ouvrent directement sous la corniche, qui forme leur linteau (10, rue de la Halle, 1 av. du Parc).
Type 2 : Maisons plus importantes présentent des élévations à travées (av. du Parc, 10, rue de la Halle).
Type 3 : Passage couvert menant à la cour ouvrant sur la rue par une grande porte charretière en anse-de-panier (place de la République, place Camille Reboul, av. Jean-Jaurès - datée 1808). Outre le décor des portes, le deuxième élément de décor des façades est la corniche ; le plus souvent en cavet, parfois à mouluration plus complexe, elles ne comportent pas de chéneau mais supportent les tuiles d'égout.