• inventaire topographique
Hôtel des Monnaies
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Mauguio
  • Commune Mauguio
  • Adresse rue de la Monnaie
  • Cadastre 1936 A 559

La monnaie de Melgueil fut la première monnaie du Bas-Languedoc. Elle apparait au cours du Xe siècle, signalée par des actes de 949 et de 963 (GERMAIN. Mémoire sur les anciennes monnaies seigneuriales de Melgueil et de Montpellier, p. 134), et jusqu'à la fin du XlIIe siècle, elle sera la véritable monnaie de tout le Bas-Languedoc. A l'origine, le monnayage en appartenait au seul Comte de Melgueil, mais au cours de différents emprunts, les Seigneurs de Montpellier acquirent des droits sur la frappe. Le monnayage était effectué à Melgueil dans l'atelier monétaire. On possède quelques renseignements sur cet atelier et sur son organisation dans les différents actes qui lièrent la valeur de la monnaie melgorienne (tarifs de Raymond Y en 1174 et ceux de l'Evêque de Maguelone en 1215 (cf. pièces justificatives). On sait par les tarifs de Raymond V que les quatre maîtres de la monnaie percevaient un denier pour "le loyer de la maison où se fabriquera la monnaie" et c'est dans cet atelier qu'ils devaient résider. Mais nous n'avons aucun renseignement topographique, aucune description de celui-ci à l'époque où l'on y battait la monnaie. La monnaie melgorienne perdit de son importance à la fin du XlIIe siècle. Le dernier tarif la concernant est celui de Louis X en 1315, elle fut sans doute très peu fabriquée sous ce tarif et elle disparait presque totalement des chartes et contrats à partir de la deuxième moitié du XlVe siècle.

"La fabrication de la monnaie melgorienne n'a pas dû cesser brusquement, mais peu à peu et proportionnellement à l'expansion de la monnaie des rois de France" (3). Et au XlVe siècle, l'atelier de Mauguio, "de chômage en chômage" (Germain) se trouvera hors d'état de se rouvrir. Les seules descriptions que l'on trouve sur l'Hôtel des Monnaies, ou plutôt sur des éléments du décor de celui-ci, sont des descriptions du XIXe siècle : de la plaque en haut-relief de la cheminée trouvée à l'Hôtel des monnaies, et qui se trouve actuellement à Lansargues dans la maison Grasset-Morel. Au mois de Septembre 1973, l'Hôtel de la Monnaie a été détruit pour faire place à des constructions modernes.

NOTE DE SYNTHESE. L'Hôtel de la Monnaie, tel qu'il se présentait avant sa démolition en septembre 1973, n'offrait que très peu d'intérêt sur le plan architectural. Ayant subi de très nombreux remaniements, cette construction, devenue entrepôt, garage et grange, n'avait certainement plus rien de commun avec ce que fut l'Hôtel de la Monnaie au XlIIe siècle. Les seuls vestiges encore en place (linteau en accolade, éléments de fenestrage, cordon torsadé) datent cet ensemble du XYIe siècle, date à laquelle l'atelier monétaire avait depuis longtemps cessé toute activité.

1 - Situation. Parcelle n° 559 de la section A. Il est situé entre la rue de la Monnaie et la rue Diderot.

2 - Parti général, plan, coupes. Construction de plan grossièrement rectangulaire à un étage. Le rez-de-chaussée est divisé en deux salles en profondeur par rapport à la cour (sur la rue de la Monnaie), sans communication entre elles. Le premier étage comprend une seule pièce dans laquelle se trouve une porte à linteau en accolade.

3 - Elévations extérieures. Seules les façades Nord et Sud sont visibles à l'extérieur, les autres côtés étant mitoyens avec les constructions voisines.

Façade Sud, sur la rue de la Monnaie : Cette façade a fait l'objet de nombreux remaniements ; une partie de son appareillage d'origine est encore visible, il s'agit d'un moyen appareil régulier. Des éléments d'ouvertures du XVIe siècle apparaissent dans la maçonnerie. Le rez-de-chaussée est percé de deux portes cochères, tandis que le premier étage est éclairé par une seule baie ; toutes ces ouvertures sont modernes.

Séparant le rez-de-chaussée du premier étage, un boudin torsadé est chargé en son axe d'un écu dont les armoiries sont illisibles.

Façade Nord, sur la rue Diderot : L'étage se trouve ici au niveau de la rue. Cette façade est appareillée en gros blocs taillés de calcaire, elle est percée d'une seule porte moderne.

4 - Couverture. Toit à double pente de tuiles canal.

  • Murs
    • calcaire
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse
  • État de conservation
    détruit, vestiges
  • Statut de la propriété
    propriété privée

IMP: 20221109_POP_01 ;

Annexes

  • DOCUMENTATION
  • PIECES JUSTIFICATIVES
Date(s) d'enquête : 1972; Date(s) de rédaction : 1978