Dossier d’œuvre architecture IA00028303 | Réalisé par
  • inventaire topographique
Temple
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Mauguio
  • Commune Mauguio
  • Adresse impasse Danton
  • Cadastre 1936 A 187

Pendant la deuxième moitié du XVIe siècle, le Comté de Mauguio, fief de l'Evêque de Montpellier, voit presque toute sa population passer au Protestantisme ; ce fait n'était peut-être pas sans relation avec l'autoritarisme épiscopal et les ingérences de l'Evêque dans la vie locale. Lansargues, village voisin dépendant de la baronnie laïque de Lunel qui laissait une large autonomie à ses communautés, restera par contre essentiellement catholique. En mai 1619, Mauguio fut le siège du synode provincial du Bas-Languedoc, concernant les Eglises de la Religion, qui réunit une centaine de personnes (Chronique anonyme, p. 17 à 50). Lors des soulèvements protestants de 1619 à 1622 et 1627 à 1629, la communauté protestante de Mauguio fut l'objet de nombreux sièges des armées royales, qui, logées sur place, ne se privèrent pas de piller et de brûler,(Chronique anonyme, p. 17 à 50). Ceux de la Religion avaient un Temple à Mauguio depuis 1583 (G 1423 "Lettres répertoriant les biens de ceux de la R.P.R"), qui leur fut confisqué une première fois par l'Evêque en 1622 lors de la reprise de la ville par les armées royales. En 1634, les Huguenots rétablirent le culte dans la ville en achetant des bâtiments d'exploitation (G 1423 "Lettres répertoriant les biens de ceux de la R.P.R"), puis en 1650 ils rebâtirent un temple (idem). En 1670, un Edit royal leur ordonna la destruction de ce temple (G 1423 "Ordonnance royale").

La Révocation de l'Edit de Nantes, le 18 octobre 1685, eut des conséquences tragiques pour la communauté melgorienne. Certes, depuis le siège de Mauguio en 1622 et la reprise en main de son Comté par l'Evêque de Montpellier, de nombreux melgoriens s'étaient convertis a la Religion Catholique, tandis que les Protestants irréductibles avaient été victimes de la répression fiscale et militaire. Mais, avec la Révocation de l'Edit de Nantes, nombre d'entre eux, perdant tout espoir, quittèrent le Comté suivant les grands courants de l'exil protestant en cette fin du règne de Louis XIV. L'enquête de l'intendant Le Nain, en 1744, nous dépeint l'état d'appauvrissement dans lequel se trouve la communauté de Mauguio (c 1114 "Enquête de l'intendant Le Nain", p. 161). Celle-ci est passée de trois-cents chefs de famille à quatre-vingts en 1710, et bien que l'on compte encore un tiers de Religionnaires, ceux qui sont restés sont les plus pauvres, la plupart petits paysans et modestes artisans. La communauté protestante de Mauguio ne put reconstruire un temple que lorsque le village retrouva une économie suffisante avec le développement de la viticulture : en 1812, un nouveau temple était érigé à Mauguio.

1 - situation. Le temple est situé dans l'impasse Danton, parcelle cadastrale 187 section A. Il est orienté Est-Ouest.

2 - Parti général, plan, coupes. Edifice de plan rectangulaire, en profondeur par rapport à la rue. Dans le prolongement du lieu de culte, une petite pièce servant de remise s'ouvre sur une petite cour intérieure.

3 - Elévations extérieures. Seules les façades Ouest et Nord sont visibles. La façade Nord, aveugle, ne présente aucun intérêt. La façade Ouest, donnant sur la rue, est surmontée d'un fronton rompu chargé d'un clocheton. La porte d'entrée, en plein cintre, est surmontée d'un oculus accosté de deux baies en plein cintre. Sur le fronton, la date 1812.

4 - Couverture. Toit à double pente de tuiles canal.

5 - Matériaux et leur mise en oeuvre. Calcaire gris régional, utilisé en moyen appareil.

  • Murs
    • calcaire
    • pierre de taille
  • Toits
    tuile creuse
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    1 vaisseau
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • pignon découvert
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne morale

IMP: 20221109_POP_01 ;

Annexes

  • DOCUMENTATION
  • PIECES JUSTIFICATIVES
Date(s) d'enquête : 1972; Date(s) de rédaction : 1978
(c) Inventaire général Région Occitanie