Dossier d’œuvre objet IM31000378 | Réalisé par
  • recensement des peintures murales
Les peintures monumentales du choeur, Eglise Paroissiale Notre-Dame-de-la-Nativité
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Haute-Garonne
  • Commune Labarthe-Inard

La datation de ces peintures murales dans la 1ère moitié du 16e siècle est proposée grâce à leur style encore "archaïque" proche d'autres ensembles Commingeois (Saint-Pé-d'Ardet par exemple) datés de la même période et par les costumes et les coiffures représentés.

En 2025, au moment des travaux de conservation les restaurateurs ont observé des incisions horizontales dans l'enduit qui pourraient marquer l'emplacement d'un ancien autel. Il devait être placé sous les niches peintes en trompe l’œil simulant certainement un faux retable devant lesquelles pouvaient être placées trois statues représentant peut-être une Crucifixion ? Poursuivons les hypothèses, car une autre particularité a été observée sur cet ensemble avec au registre supérieur, juste au dessus de l'oculus la possible implantation d'un dais d'autel monumental qui aurait permis d'orienter la lumière vers le maître autel ?

Une litre funéraire est peinte ensuite sur le décor médiéval sauf dans sa partie centrale. Deux fragments d'enduits peints postérieurs au décor principal sont conservés, ils devaient compléter le décor autour du retable installé au 17e siècle dont il ne reste de conservés que les 2 bas reliefs inscrits MH (PM31001766).

Vers 1842, des travaux de réfection de la voûte sont entrepris et un décor peint est réalisé par les Pedoya.

  • Période(s)
    • Principale : 1ère moitié 16e siècle , (incertitude)
    • Principale : 17e siècle , (incertitude)
    • Principale : 2e quart 19e siècle , date portée
  • Dates
    • 1842

Le décor est réalisé à la détrempe sur un enduit de chaux et sable gris puis une couche de finition blanche (polissure de chaux). L'enduit est très inégal, lissé et non lissé, des traces de pinceaux sont parfois visibles. Au moment de la mise en place du décor, les trous dans l'enduit sont laissés tel quels, on va juste peindre à l’intérieur (d'où l'hypothèse de deux tranches de travaux successives). De nombreuses fissures anciennes sont observables, dues à un enduit trop épais, long à sécher. Cela démontre une mise en place rapide et peu soignée. La gamme chromatique conservée très simple alors qu'elle était plus étendue à l'origine. Le dessin préparatoire noir ou rouge est exécuté à main levée.

Les traits de contours du dessin sont épais. Les visages aux yeux en amande parfois globuleux et aux nez busqués (sainte Cécile). Les plis sont simplement indiqués, droits. Les couleurs utilisées sont limitées aux ocres, noirs et gris. L'ocre jaune utilisé en fond pour certains vêtements est parfois rehaussé d'une teinte rouge qui pourrait être du minium. Du point de vue de la stylistique il n'y a aucune tentative de rendu de la perspective et la composition de l'ensemble est faite a main levée, les tableaux empiétant systématiquement dans la travée suivante.

Les 4 trous conservés au dessus de l'oculus sont complétés par les 2 emprises métalliques placées de part et d'autre de l'oculus (cf. relevé). Deux bois sont conservés portent des traces de peintures qui pourraient être contemporaines du décor. Un bois est en place et l'autre déposé, celui toujours en place porte une encoche pouvant recevoir une pièce de bois en traverse ; peut-être un dais d'autel installé au dessus de l'oculus pour permettre d'orienter la lumière vers l'autel dont il resterait encore de visible dans l'enduit la trace de la mise en place ? On peut même supposer la présence de statues placées sur l'autel, sous les trois encadrements peints.

Sur la litre funéraire, les restaurateurs ont remarqué sur le pan sud l'empreinte d'une toile marouflée : des armoiries ?

Au 17e siècle des vestiges d'un faux retable peints sont conservés au registre supérieur des murs latéraux du choeur ainsi que les nuées évanescentes conservées sur l'ébrasement de l'oculus.

  • Catégories
    peinture murale
  • Matériaux
    • enduit, détrempe à la colle
  • Précision dimensions

    Le registre médian fait 102 cm de hauteur. Le registre supérieur fait environ 180 cm de hauteur.

  • Iconographies
    • sainte Lucie
    • Couronnement d'épines
    • Pilate se lave les mains
    • sainte Catherine
    • Jésus devant Caïphe
    • Annonciation
    • Flagellation du Christ
  • Précision représentations

    Le premier niveau de soubassement devait être peint d'une fausse tenture que l'on devine a peine du côté sud.

    Le décor conservé se développe sur deux registres, de part et d'autre des deux baies et de l'oculus central. Une inscription peinte sur un double bandeau de 14 cm de hauteur, identifie chaque scène en séparant les registres. Le bandeau se termine du côté nord par une petite tête peinte comme une signature du peintre.

    Au registre médian du côté nord on devine une scène avec 5 personnages : 3 soldats amenant un personnage central, de face, vêtu d'une longue robe (Jésus ?). Il est présenté devant 3 spectateurs (un homme coiffé d'un mitre et deux autres coiffés de chapeaux). Cette scène pourrait être la Présentation de Jésus devant Caïphe en présence de Ponce Pilate.

    Au registre médian du côté sud sont évoqués deux ² autres scènes de la Passion : le Couronnement d'épines et Ponce Pilate se lavant les mains. Comme pour la Présentation de Jésus devant Caïphe, la scène du Couronnement d'épines empiète légèrement sur le pan central. Celui-ci est occupé d'un décor ornemental qui doit figurer un faux retable qui devait servir de fond a un mobilier liturgique comme une croix , des statues ou un tabernacle ?

    Les scènes situées au registre supérieur sont placées dans un fond de carroyages à triples traits noirs sur fond ocre jaune. En partant du côté nord, le registre supérieur est occupé par une grande figure non identifiée dont seul le bas du vêtement est conservé. Puis une Flagellation très usée est représentée du côté gauche de la baie. Au centre une Annonciation est peinte avec la Vierge à gauche priant devant un pupitre et l'archange à droite de l'oculus. A la travée sud deux saintes sont évoquées de part et d'autre de la baie : Lucie portant ses yeux dans une coupelle et Catherine avec un glaive et la roue de son supplice, toutes les deux sont désignées par une inscription. Dans les ébrasements de la baie on devine deux personnages, le moins usé porte une mitre et est vêtu d'un manteau rouge. Sainte Catherine est richement vêtue d'une robe avec un petit col a dentelles et d'un surcot bordé d'hermine.

    Le cycle devait certainement se poursuivre sur les 2 murs de la travée droite du chœur.

  • Inscriptions & marques
    • inscription concernant l'iconographie, (incertitude)
  • Précision inscriptions

    Deux lignes d'inscriptions, la ligne supérieure pour le registre supérieur et l'inférieure pour le registre du bas.

    Transcription : ECCE ANCILLA DOMINI sous l'oculus (voici la servante du Seigneur...)

    Côté droit : Transcription : PILATE SE LAVA

    L'inscription se termine du côté sud par un petit visage peint comme une signature ?

  • État de conservation
    • œuvre restaurée
    • œuvre détruite
  • Précision état de conservation

    Ces peintures ont été découvertes en 2022 lors de la dépose du retable pour restauration. Elles apparaissent sous les chutes des épaisses couches d'enduits postérieurs. Elles sont lacunaires et parfois très usées (travée centrale).

    Au mois de mai 2025 la campagne de nettoyage et de conservation est entreprise par le groupement de restaurateurs ; Aude Aussilloux-Correa, Jérôme Dattée et Anne-Laure Capra. Ils observent qu'un tissage est parfois présent sur la litre funéraire, peut-être à l'emplacement d'éventuelles armoiries ?

    Les sondages ouverts sur les deux murs droits de la travée du chœur ont montrés la poursuite de ce décor sur le mur nord tandis qu'au sud peu de peinture semble conservée étant donné la présence d'un enduit ciment.

    Sur des photographies de 2015 on peut observer des peintures conservées sur le mur extérieur du porche de l'église. Sans avoir été documentées, elles ont disparu lors de la pose d'un enduit récent.

  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    À signaler
Date(s) d'enquête : 2022; Date(s) de rédaction : 2025
(c) Inventaire général Région Occitanie
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