La villa est située au centre du jardin clôt de murs. Ses dimensions imposantes, 200 m2 par niveau, les toits d'ardoise et le style classique des façades recouvertes d'un enduit d'imitation lui confèrent une allure de château.
Elle est constituée de deux corps de bâtiments rectangulaires implantés perpendiculairement. Celui de l'est est couvert par un haut toit à longs pans et croupes et l'autre par un toit à longs pans et à brisis. L'angle nord-est est flanqué d'un petit corps carré, pourvu d'une verrière au premier étage. Cette dernière aménagée postérieurement à la construction est venue remplacer une terrasse avec garde-corps, visible sur une carte postale ancienne. Une véranda à structure métallique protège la terrasse du perron de l'entrée principale, au sud ; elle pouvait être chauffée. La villa s'élève sur un soubassement semi-enterré dont la base est talutée, un rez-de-chaussée surélevé, un étage et un comble ouvert par des lucarnes en pierre à fronton semi-circulaire et enroulements latéraux.
Le perron sud donne accès au vestibule comprenant l'escalier principal dans le fond. A gauche (soit à l'ouest) se trouve le salon pourvu d'une ouverture en bow-window et présentant un cloisonnement par une grande porte à galandage, aménagée dès la construction. Il est orné d'un décor de stuc et de lambris de revêtement de style classique avec corniche à denticules, frise de canopes alternant avec des palmettes, décors de rubans noués, demi-pilastres cannelés avec chapiteaux ioniques, etc. A droite du vestibule, la salle à manger est pourvue dune cheminée en bois incorporée et le radiateur est pourvu d'un chauffe-plat. Un petit trou dans le parquet au centre de la pièce constitue le souvenir d'une sonnette à pied pour appeler les domestiques. La salle à manger est en communication avec l'office, au nord. Au-delà, dans le corps carré, se trouve une salle (actuellement convertie en cuisine), avec plafond à corniche moulurée et sol en mosaïque de carreaux de ciment, qui selon un témoignage était l'endroit où Ernest Molinier exposait des peaux de moutons et recevait sa clientèle. Cette pièce dispose d'un accès direct depuis l'extérieur, un perron couvert d'une marquise. Au nord se trouve encore une petite salle qui a pu constituer un bureau, dès l'origine. Les sols du rez-de-chaussée sont en parquet ou en mosaïques colorées de ciment. A l'étage, les quatre chambres disposent de cabinet de toilette ou de salles de bain pour les deux plus grandes, à l'origine la chambre de Madame (avec une petite chambre associée pour les enfants) et celle de Monsieur. Cette dernière communiquait avec la terrasse puis avec la verrière haute du pavillon dangle quadrangulaire. Dans les chambres, les cheminées sont en marbre de couleurs différentes ou avec un manteau de bois. L'étage de comble est aménagé de chambres pour la famille et probablement aussi pour quelques domestiques, pour les plus petites. Le soubassement renferme les communs : chaufferie (stockage du charbon et du bois), buanderie avec lavoir en ciment, cave, cuisine, etc. A ce niveau, les plafonds sont à entrevous en brique et poutres IPN et l'escalier de service est en bois. L'escalier de service conduisant dans le soubassement est en granite.
Une carte postale ancienne montre le jardin paysager autour de la villa probablement quelques années seulement après sa création : lessentiel des plantations étaient en limite de clôture ou organisés en parterres ovales délimités par des allées de gravillon. Au pied de la demeure, dautres petits parterres étaient plantés en arc de cercle. Lentrée principale se fait par une grande grille à porte piétonne et grand portail en ferronnerie avec sonnerie intégré, à l'angle de la rue Lagoutine et de la rue Gustave Sarrat. Les grilles proviennent de l'usine de charpente et de pièces métalliques de Charles Pantz à Pont-à-Mousson, en Meurthe-et-Moselle (marque de fabricant). Un garage indépendant, probablement ajouté quelques années après la construction de la maison, est à langle nord-est de la parcelle, accessible en auto depuis la rue Pasteur.
Chercheur partenaire de 2002 à 2008
Chercheur à l'Inventaire général depuis 2008