Dossier d’œuvre architecture IA65007555 | Réalisé par
  • recensement du patrimoine thermal
hôtel des Thermes puis villa Organdi
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Université Toulouse - Jean Jaurès

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pyrénées - Neste, Aure et Louron
  • Commune Capvern
  • Adresse 166 rue des Thermes
  • Cadastre 1829 A 421  ; 2021 AD 124
  • Dénominations
    hôtel de voyageurs
  • Appellations
    hôtel des Thermes puis villa Organdi

L'’Hôtel des Thermes est situé le long de l’'actuelle rue des Thermes, c’'est-à-dire de l'ancien Chemin des Bains, qui constitue la voie principale menant à l'établissement thermal. Lors de la réalisation du premier plan cadastral de Capvern, en 1829, le côté ouest de cette voie, où est situé cet édifice, se composait d'une seule parcelle (A 421). Celle-ci a progressivement été bâtie, notamment à partir du dernier quart du 19e siècle sous l’'impulsion des travaux d'’aménagement et d’'embellissement de la station thermale de Capvern-les-Bains menés par le concessionnaire.

Les recherches effectuées sur les matrices cadastrales de la commune, croisées avec le plan de la concession thermale conservée aux Archives départementales des Hautes-Pyrénées (AD Hautes-Pyrénées, 2 O 739, 1900), permettent de retracer l’'histoire de cet hôtel.

Il a été bâti à la charnière des années 1870 et 1880 sous l’'impulsion de Jean Mauledous « aubergiste à Capvern », sa construction étant portée sur la matrice en 1882 (Ibid., 3 P 1443). Il semble donc que cet édifice était dès l'origine destiné à loger les étrangers qui se rendaient aux thermes. Il est acquis à la fin des années 1880 par Gustave Delieux, propriétaire à Montferrand (Gers), puis est très vite repris par Jean-Marie Terré. Ce dernier, saumurois d’'origine, se reconvertit ainsi dans l'’hôtellerie après avoir été employé aux fourrages militaires. C’'est M. Terré qui donne à l’'hôtel des Thermes les dispositions que nous lui connaissons en procédant à l’'agrandissement du bâtiment primitif dans les dernières années du 19e siècle (Ibid., 3 P 1445). Dans la première moitié des années 1900 il appartient à la Veuve Terré. Une annonce en 1903 souligne qu'il a été récemment agrandi et restauré. Elle avant que l'hôtel est l'un des plus près de l'établissement thermal. Le seul attenant aux ombrages et promenades du Bois. Il possède des salons de compagnie, de lecture, une terrasse et offre un service omnibus à touts les trains. Il possède une succursale, la villa des Thermes.

L'hôtel devient ensuite la propriété de la Veuve Boyer, comme en témoigne une réclame parue en 1908 dans la presse thermale. Celle-ci précise en outre que l'établissement hôtelier abrite des salons de compagnie et de lecture (Pyrénées et océan…, 1908).

La comparaison de l’'état actuel de l'ancien hôtel des Thermes avec les cartes postales anciennes datant du début du 20e siècle montre que l'édifice n’'a presque pas été remanié. En façade, seules quelques modifications ont été opérées : les lambrequins qui ornaient l'égout de toit et les parties supérieures des lucarnes du corps de bâtiment principal ont été déposés ; la ferme débordante de l’'avant-corps latéral a été reprise ; enfin, une extension vitrée composée d'une structure en bois a été bâtie contre la partie nord du rez-de-chaussée du corps central.

Même s’'il n'est plus un hôtel, ce bâtiment, devenu la Villa Organdi, a toujours vocation à loger les curistes en abritant désormais des studios et des appartements meublés.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
    • Secondaire : 2e moitié 20e siècle
  • Dates
    • 1882, datation par source

Cet édifice se compose au nord d'un corps de bâtiment principal de plan rectangulaire. Il présente en façade des encadrements de baies droits, en bois au niveau du rez-de-chaussée et en pierre de taille au niveau de l'étage. Le comble à la Mansart, qui termine cette partie, est percé de lucarnes rentrantes. L'’avant-corps latéral, situé au sud, possède quant à lui une travée formée de porte-fenêtre composées d’'encadrements droits et dotées de balcons pour les niveaux supérieurs. Ces ouvertures sont encadrées de chainages d’'angle.

  • Murs
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    ardoise, tôle galvanisée
  • Plans
    plan allongé
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée, 1 étage carré, étage de comble
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans brisés
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • AD Hautes-Pyrénées, 3 P 1443, Matrices blanches des propriétés non bâties, fol. 381 à 960 1882-1910.

    AD Hautes-Pyrénées : 3 P 1443
  • AD Hautes-Pyrénées, 3 P 1445, Tableau des augmentations, Matrice blanche des propriétés bâties, 1882-1910.

    AD Hautes-Pyrénées : 3 P 1445

Bibliographie

  • "Les Hautes-Pyrénées : livret-guide illustré, publié par le syndicat d'initiative des Hautes-Pyrénées ; honoré d'une subvention du T. C. F. 1903.

    p. 22

Périodiques

  • Pyrénées et océan : organe des stations thermales et des bains de mer desservant tout le littoral et la chaîne des Pyrénées, 28 juin 1908.

Documents figurés

  • Archives départementales des Hautes-Pyrénées, 5 Fi 127/130 ; photographie ; carte postale ; 554 - Capvern-les-Bains, rue des thermes.

    AD Hautes-Pyrénées : 5 Fi 127/130
  • AD Hautes-Pyrénées, 2 O 739, Plan de délimitation des terrains dépendant de la concession de Capvern, dressé par le géomètre J.-P. Lhez, 20 août 1900

    AD Hautes-Pyrénées : 2 O 739
Date(s) d'enquête : 2021; Date(s) de rédaction : 2021
(c) Université Toulouse - Jean Jaurès
(c) Inventaire général Région Occitanie