Dossier d’œuvre architecture IA65007217 | Réalisé par
  • recensement du patrimoine thermal
Hôtel des Pyrénées (ancien), actuellement commerce et logements
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Hautes-Pyrénées - Vallée des Gaves
  • Commune Luz-Saint-Sauveur
  • Adresse , 2 rue de Barèges
  • Cadastre AD 0074
  • Dénominations
    hôtel de voyageurs
  • Destinations
    commerce, immeuble à logements

Implanté à mi-chemin entre la gare et l'église des Templiers dans le bourg de Luz, ce vaste édifice figure déjà sur le plan cadastral de la première moitié du 19e siècle où il accueille vraisemblablement une pension pour voyageurs. Ses dispositions et la documentation iconographique démontrent qu'il fait l'objet de remaniements sous le Second Empire et la Troisième République, en particulier avec un agrandissement intégrant son pan coupé percé d'une porte-cochère.

Une lithographie du milieu du 19e siècle montre qu'il était tenu par la famille Cazaux (dont le nom était inscrit en façade) et accueillait un relais de poste aux chevaux. Il apparaît ensuite dans les cartes postales du début du 20e siècle sous la dénomination ""Hôtel des Pyrénées"". Les annonces publiées montrent qu'il exploitait son emplacement "à la jonction des avenue de Saint-Sauveur et de Barèges" pour loger des curistes fréquentant l'une ou l'autre de ces stations. En 1877, l'encart précise qu'il s'agit du plus ancien hôtel de la vallée, au cenre des excursions pyrénéennes. il se trouve alors à 1 h de Pierrefitte (où se trouve la gare) et à 10 minutes de Saint-Sauveur. On y trouve des appartements très confortables et des chambres, une table d'hôte, un restaurant, un salon particulier. "Les touristes qui vont de Cauterets à Gavarnie déjeunent à l'hôtel des Pyrénées". (Journal de Cauterets, 28 juillet 1877).

Russel y passe la nuit du 9 novembre 1881 : il évoque "l'excellent hôtel des Pyrénées" tenu par Cazaux (Journal de Cauterets, 11 janvier 1882).

L'annonce de 1883 indique qu'il est la propriété de Sassisou-Cazaux. Il se recommande par sa bonne tenue et son service ; il offre les services conjugués d'un restaurant et d'une table d'haute. Il offre des chambres individuelles mais aussi des appartements pour famille. Son emplacement est également mis à profit du tourisme pyrénéen : "particulièrement recommandé aux touristes de Gauterets qui doivent déjeuner à Luz en se rendant à Gavarnie" (Journal de Cauterets, 22 septembre 1883).

De nos jours, il accueille les locaux d'une cave et des espaces commerciaux au rez-de-chaussée et des logements dans les étages.

  • Période(s)
    • Principale : 1er quart 19e siècle
    • Principale : 3e quart 19e siècle

Cet édifice de plan régulier en L se distingue par son implantation à l'angle de deux avenues dont celle de Saint-Sauveur qui conduit vers la gare au nord et le bourg thermal au sud. Cette disposition occasionne la création d'un pan coupé, facilitant la circulation piétonnière, où est inséré un portail monumental en pierre de taille (marbre gris pyrénéen) et en arc en plein-cintre inspiré de l'architecture néoclassique. Cet angle est également mis à profit au premier étage par l'implantation d'un balcon filant parcourant l'ensemble des façades sur rue et le pan coupé.

La construction allie les matériaux et techniques vernaculaires avec les préoccupations de l'urbanisme moderne. Ainsi la modénature, également en pierre de taille, contraste-t-elle avec l'enduit de façade blanc, comme dans la plupart des constructions locales et thermales de Bigorre. L'édifice est en outre dominé par des lucarnes en chien assis puisés dans l'architecture de montagne pyrénéenne. A l'instar de nombreuses constructions thermales, l'édifice associe les modèles académiques, urbains et régionaux, se destinant à la fois à la population locale et aux villégiateurs.

  • Murs
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan régulier
  • Étages
    rez-de-chaussée, 2 étages carrés, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Typologies
    architecture haussmannienne ; architecture vernaculaire ; architecture néoclassique
  • Techniques
    • ferronnerie
  • Représentations
    • ornement géométrique
  • Précision représentations

    Les garde-corps des balcons du pavillon de gauche sont ornés de motifs géométriques d'inspiration classique, caractéristiques de ce type de production industrielle dans la seconde moitié du 19e siècle

  • Statut de la propriété
    propriété privée

Documents d'archives

  • A.D. Hautes-Pyrénées. Matrice cadastrale de Luz-Saint-Sauveur, registre de 1882

    AD Hautes-Pyrénées

Bibliographie

  • Barros François (de), "Saint-Sauveur", in Grenier Lise (dir.), Le voyage aux Pyrénées ou la Route thermale, Paris, Institut français d'architecture, Randonnées Pyrénéennes, 1987, p.104-109.

Périodiques

  • Journal de Cauterets : médical, scientifique et littéraire, 7e année, n0 135-15, 22 septembre 1883, p. 3

  • Journal de Cauterets : médical, scientifique et littéraire, 1e année, numéro 10, 28 juillet 1877, p. 3.

  • Journal de Cauterets : médical, scientifique et littéraire, 5e année, numéro 95-19, 17 janvier 1882, p. 3.

Date(s) d'enquête : 2020; Date(s) de rédaction : 2021
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Université de Pau et des Pays de l'Adour