Dossier d’œuvre architecture IA65007109 | Réalisé par
  • recensement du patrimoine thermal
Refuge Wallon-Marcadau
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Hautes-Pyrénées - Vallée des Gaves
  • Commune Cauterets
  • Lieu-dit Turon de la Croutz
  • Adresse Refuge Wallon-Marcadau
  • Cadastre 2020 0G 66-67
  • Dénominations
    refuge de montagne
  • Précision dénomination
    refuge
  • Autres parties constituantes
    chapelle

Absent du plan cadastral de 1827, un premier édifice est bâti au bord du gave dans la vallée du Marcadau, sur l’'actuelle Haute Route Pyrénéenne, et au confluent de quatre vallées. Cette implantation vers 1888 témoigne de la volonté de développement du territoire de la commission syndicale de la vallée de Saint-Savin qui organise un vaste chantier de construction d'’hôtellerie de montagne.

Un nouveau refuge est construit en 1910 par le Touring Club de France dont le nom rend hommage au pyrénéiste Paul Edouard Wallon (1821-1895) dont un pic et un col de cette vallée portent également le nom. Outre sa contribution à la cartographie des Pyrénées, dont il construisit un plan en relief, c'est aussi ce dernier qui rédige les principales excursions en montagne figurant dans le Guide Joanne en 1874.

Le refuge est construit par un dénommé Falisse. Le refuge Wallon prit ensuite le nom de Wallon-Marcadau, Marcadau étant le nom d'un des trois gaves qui confluent à proximité. En 1910 la nouvelle construction, bâtie sur le modèle du refuge dédié à Russel au Culaous, comportait deux étage. Les murs en granit mesuraient 75 cm d'épaisseur. Les portes et fenêtres sont en tôle d'acier, l'intérieur en ciment et tous les éléments en bois sont ignifugés. Le rez-de-chaussée était divisé en deux salles. La première sert de porche et est munie de bas-flancs pour dormir, d'un cheminée, d'armoires et de porte-manteaux. Toujours accessible, donne accès à la grande salle commune, garnie d'étagères, tables et armoires, d'une belle cheminée et d'un évier. Le dortoir de l'étage compte 30 places et en cas d'affluence, des matelas de crin végétal pouvaient être disposés sur les bancs et les tables de la salle commune (Gazette de Cauterets, 1er octobre 1910).

En 1922, le site est complété par une cabane érigée d'’après les plans de l'’architecte palois Jules Noutary. L'agrandissement permet d'installer 20 lits supplémentaires et d'aménager un petit pavillon pour le logement du gardien, les réserves, la cave et la laverie de vaisselle. Cela permet de rendre à sa destination première la grande salle et la cuisine du refuge initial. Noutary est vraisemblablement l’'auteur des extensions ultérieures du bâtiment originel qui présente de nombreuses similitudes avec l'hôtellerie du Pont d'’Espagne (notamment, parement en petit appareil de pierre, régularité des façades, menuiseries). Les deux premiers bâtiments sont réunis après la Seconde Guerre mondiale par un pavillon en béton. La chapelle située à proximité, relevant manifestement du même parti architectural, a probablement, elle aussi, été reconstruite par Noutary.

Toujours propriété de la commission syndicale de la vallée de Saint-Savin, l’'édifice, qui atteint désormais une capacité d'’accueil de 120 places, conserve son mode de gestion originel et demeure un important refuge pour les randonneurs et ascensionnistes rayonnant dans les vallées alentours et notamment vers le Marcadau.

Implanté à 1 865 mètres d'altitude dans la vallée du Marcadau, le refuge Wallon se trouve au confluent de quatre vallées à quelques mètres du gave. D'un aspect rustique, ses élévations se composent de murs de parement en pierres disposées en petit appareil irrégulier. La couverture se compose de plaques de tolle ondulée qui ont remplacé les habituelles ardoises. La peinture rouge des menuiseries et des volets contrastent avec la couleur grise des pierres des élévations. La façade principale est complétée par une petite esplanade clôturée par un muret en pierres grises avec garde-corps en fer assorti au bâtiment. L'ensemble, comprenant également une chapelle, relève de la construction vernaculaire de montagne privilégiant le fonctionnalisme, mais témoigne néanmoins d'une certaine prestance et du soin apporté à ces lieux d'hébergement implantés en milieu contraignant.

  • Murs
    • béton
    • moellon
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan rectangulaire régulier
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Typologies
    architecture régionaliste ; architecture vernaculaire

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Atelier E. Lavigne, Cauterets. Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager, Pau, 2007-2008£BERALDI Henri, Cent ans aux Pyrénées, tome III, 1860-1900, Social Science, 2016
  • NOTB_S A.D. Pyrénées-Atlantiques, Fonds Noutary, 20J492 Constructions de cabanes£"L'agrandissement du refuge-chalet Ed. Wallon au Marcadau (Cauterets)", in Revue du Touring-club de France, décembre 1922, p. 485.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVR76_VDELPECH
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • 20230320_R_01
  • Statut de la propriété
    propriété d'un établissement public

Documents d'archives

  • A.D. Pyrénées-Atlantiques, Fonds Noutary, 20J509 Parc de l'Esplanade de Cauterets.

    AD Pyrénées-Atlantiques : 20 j 509
  • Gazette de Cauterets, 1er octobre 1910

Bibliographie

  • Atelier E. Lavigne, Cauterets. Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager, Pau, 2007-2008.

  • BERALDI Henri, Cent ans aux Pyrénées, tome III, 1860-1900, Social Science, 2016.

Périodiques

  • "L'agrandissement du refuge-chalet Ed. Wallon au Marcadau (Cauterets)", in Revue du Touring-club de France, décembre 1922, p. 485.

Date(s) d'enquête : 2020; Date(s) de rédaction : 2020
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Université de Pau et des Pays de l'Adour