Construit à l'origine par les Soeur de Luz pour y établir un centre d'instruction de jeunes filles en 1697, cet édifice abrite à la fin du18e siècle le premier vauxhall de la station. Converti en 1844 en hôtel à l'initiative de son nouveau propriétaire, l'architecte Lias, il apparaît en tant que Grand Hôtel de Paris dans les listes des étrangers à la fin des années 1840, puis il est mentionné dans le guide de Frédéric Soutras en 1858. Il était à l'époque l'un des établissements hôteliers les plus fastueux de Bagnères-de-Bigorre, puis il a été transformé en immeuble à logements et centre commercial au 20e siècle.
- recensement du patrimoine thermal
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Hautes-Pyrénées - Haute-Bigorre (La)
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Commune
Bagnères-de-Bigorre
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Adresse
18 allée des Coustous
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Cadastre
2019
AK
559
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Dénominationshôtel de voyageurs
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Destinationsimmeuble à logements, local commercial
Située sur la promenade des Coustous, que la haute-société privilégie pour se loger au 19e siècle, cette parcelle est construite depuis le Moyen Age. Elle est acquise par les Soeurs du Refuge, originaires de Luz (Saint-Sauveur) en 1697, qui font bâtir un grand établissement d'instruction de jeunes filles. A la mort de la dernière soeur en 1743, c'est l'évêque de Tarbes qui dispose de la maison et de ses dépendances. Le grand bâtiment est vendu en 1775 à l'architecte Jean-Marie Pinac, qui le revend à son allié, Jean-Pierre Pottier, qui épouse sa nièce. En 1789, la propriété comporte deux édifices juxtaposés, dont l'un abrite le premier vauxhall de la commune créé par Pottier, espace de jeux et de loisirs mis à disposition des curistes. Pottier acquiert alors une telle fortune qu'elle achète l'immeuble voisin.
Le mode constructif et le parti pris esthétique de l'édifice permettent de dater son remaniement dans la première moitié du 19e siècle, d'autant que ses nouveaux propriétaires commencent à démanteler la propriété en 1835, le grand bâtiment abritant le vauxhall étant vendu en 1844 à l'architecte Lias qui le convertit en hôtel sous la désignation hôtel de Paris. Il compte alors six travées et fonctionne certainement avec le café de Paris, situé en face, de l'autre côté de l'allée des Coustous. Tous deux figurent sur le plan de la ville publié par Pambrun en 1856, l'hôtel au n° 92 et le café au n° 102. Son successeur, Noguès, agrandit l'édifice en achetant deux immeubles de la rue voisine, c'est sans doute alors qu'il est augmenté de cinq travées. L'hôtel apparaît en tant que Grand Hôtel de Paris dans les listes des étrangers à la fin des années 1840, puis il est mentionné dans le guide de Frédéric Soutras en 1858. Il figure également sur la cartographie touristique de Pambrun en 1856.
Avec le Frascati et le Grand Hôtel de France, le Grand Hôtel de Paris compte alors parmi les plus fastueux établissements hôteliers bagnérais réunis autour de la promenade des Coustous. En 1894, il appartient encore au dénommé B. Noguès dont le nom orne la façade principale aux côtés de celui de l'hôtel et qui édite un papier à en-tête aux armoires de la ville de Paris. Les documents publicitaires vantent alors sa « magnifique vue sur les Pyrénées », sa proximité de l'établissement thermal (pourtant plus éloigné par rapport à de nombreuses autres pensions), ses jardins « dans l'hôtel » et son service omnibus avec toutes les arrivées de train. La brochure touristique de 1903 indique que Noguès, le propriétaire est correspondant du Touring-Club et de l'Automobile-Club de France et souligne l'aménagement d'une chambre noire à disposition des résidents.
Il a été converti en immeuble à logements avec local commercial.
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Période(s)
- Principale : 1ère moitié 19e siècle
- Secondaire : milieu 19e siècle
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Dates
- daté par travaux historiques
Implanté à l'extrémité sud de la promenade des Coustous, cette imposante bâtisse adoptant un plan en L présente une façade principale d'onze travées, trois étages et un niveau de combles aménagés. Ces niveaux présentent une alternance de baies en arc en plein-cintre (premier et troisième étages) renvoyant l'architecture néoclassique thermale antérieure à 1850, et de baies rectangulaires (rez-de-chaussée, deuxième étage). L'équivalent d'une travée aveugle à peu près au milieu de l'édifice témoigne de la séparation originelle des deux bâtiments. Sur la partie de gauche, la quatrième travée est agrémentée d'un portail d'entrée en pierre néoclassique relativement travaillé avec arc en plein-cintre et entablement.
L'édifice associe les matériaux et modes de construction vernaculaires (lucarnes en chien assis, moellon, enduit, ardoise, calcaire de Bigorre) et les prérogatives de l'urbanisme du 19e siècle (ordonnancement, alignement, modénature).
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Murs
- enduit
- moellon
- pierre de taille
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Toitsardoise
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Étages3 étages carrés, étage de comble
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Élévations extérieuresélévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans
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Typologiesarchitecture académique
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Statut de la propriétépropriété privée
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour
- (c) Inventaire général Région Occitanie
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- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour
Documents d'archives
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AD Hautes-Pyrénées : 2 O 361
A.D. Hautes-Pyrénées, Plan de la ville de Bagnères-de-Bigorre, par A. Pambrun, 1856, cote 2 O 361
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AD Hautes-Pyrénées : 2 O 361
A.D. Hautes-Pyrénées, PERE Léon, Plan de Bagnères-de-Bigorre, 1890, 2 O 361.
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A.M. Bagnères-de-Bigorre, Plan de Bagnères en 1714.
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A.M. Bagnères-de-Bigorre, Plan de Bagnères en Bigorre, Lattré graveur, Paris, 1789.
Bibliographie
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"Les Hautes-Pyrénées : livret-guide illustré, publié par le syndicat d'initiative des Hautes-Pyrénées ; honoré d'une subvention du T. C. F. 1903.
p. 48 -
SOUTRAS Frédéric, Guide aux établissements thermaux des Hautes & Basses-Pyrénées et de la Haute-Garonne, Ed. Dossun, Bagnères-de-Bigorre, 1858
Périodiques
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SOYE E., « Les Coustous à travers le temps », in Bulletin de la Société Ramond, 1935, p.199-215
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"Listes des étrangers", in Echo des Vallées, 1836 à 1870
Documents figurés
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A.M. Bagnères-de-Bigorre, Plan de Bagnères-de-Bigorre établi sur le plan cadastral de 1771… avec les changements opérés jusqu’en 1846, P. Moran, 1846
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Bibliothèque de Bagnères-de-Bigorre, Estampes, P183, Plan de Bagnères-de-Bigorre et plan topographique des environs de Bagnères, s.d.
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Bibliothèque Municiaple de Toulouse : A-AUBRUN (2-11)
BM Toulouse A-AUBRUN (2-11), promenade des Coustous, lithographie dessinée d'après nature par Aubrun, entre 1857 et 1860.