Dossier d’œuvre architecture IA65007004 | Réalisé par
  • recensement du patrimoine thermal
Ancienne gare de la Raillère
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie
  • (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Hautes-Pyrénées - Vallée des Gaves
  • Commune Cauterets
  • Adresse la Raillère
  • Cadastre 2019 AK 40-41
  • Dénominations
    gare
  • Destinations
    Ancienne gare

La gare de La Raillère est édifiée en 1897 pour relier le bourg thermal de Cauterets depuis l'esplanade des Oeufs jusqu'aux établissements thermaux situés près de la Raillère. Construite probablement par les ingénieurs Médebielle et Ferrier - tout comme la gare en bois de Cauterets -, elle est exploitée par la Compagnie des Chemins de Fer à Traction Electrique de Pierrefitte, Cauterets et Luz-Saint-Sauveur. Quoique témoignant du succès du thermalisme d'avant-guerre, elle est fermée en 1970. Son architecture éclectique mêle les références et matériaux traditionnels (toits à longs pans de l’architecture vernaculaire, ardoises, moellons, bois issu des gisements locaux) et les innovations de la fin du 19e siècle, en particulier les parements de briques géométriques et la structure métallique avec petites croix de Saint-André.

La ligne ferroviaire entre Cauterets et les thermes de la Raillère, mise en service le 2 août 1897, s'’inscrit dans une réflexion plus générale sur les infrastructures d'’accès à ce site menée depuis 1883 (voie ferrée, voie routière). Construite à l'intiative de la Société Lombard-Gérin (concessionnaire des établissements thermaux), puis exploitée par la Compagnie des Chemins de Fer à Traction Electrique de Pierrefitte, Cauterets et Luz-Saint-Sauveur, et visant à la suppression des omnibus, cette section a pour unique objectif de conduire les baigneurs depuis la gare des Œoeufs du bourg de Cauterets jusqu’'aux établissements de bains situés en amont sur le chemin du Pont d'’Espagne (Bains du Bois, Petit-Saint-Sauveur, Griffons, buvette de Mahourat), dont le plus important était celui de la Raillère. Un rapport dressé par l’ingénieur en chef De Thélin en 1901 précise que cette ligne était exclusivement destinée aux voyageurs sans bagage et que sa recette atteignait 40.000 francs par an.

Construite à peu près au même moment que la gare en bois de Cauterets, la gare de La Raillère est vraisemblablement projetée par les mêmes ingénieurs locaux, Pierre Médebielle, ingénieur des Arts et Manufactures, et Ferrier, ingénieur au service de la Société Lombard-Gérin puis de la Compagnie des Chemins de Fer à Traction Electrique de Pierrefitte, Cauterets et Luz-Saint-Sauveur. Sa construction implique la création du réseau ferré, et donc, d'aménagements spécifiques comme des ouvrages d’art (pont, tunnels) et murs de soutènement au cœur des reliefs escarpés cauterésiens.£Quoique fort appréciée par les curistes pour son cadre pittoresque, avec ses vues imprenables sur les gaves, les cascades et les sommets environnants, la ligne ferroviaire est fermée en 1970. Cette gare demeure un témoignage du succès du thermalisme d’avant-guerre.

L'édifice de plan régulier en T est originellement constitué d'une agrégation de trois pavillons, dont subsiste un premier auvent qui abrite l'ancien embarcadère et inclut un petit espace fermé avec élévations en briques géométriques, baies vitrées, moellons et bois, et un espace ouvert à deux pans composé d'une structure métallique et d'une charpente en bois couverte d’ardoises. Un second auvent, perpendiculaire au premier, se compose d'une ossature de bois relevant des procédés de charpenterie locale. La gare mêle ainsi les références et matériaux traditionnels (toits à longs pans de l’architecture vernaculaire, ardoises, moellons, bois issu des gisements locaux) et les innovations de la fin du 19e siècle, en particulier les parements de briques géométriques et la structure métallique avec croix de Saint-André.

  • Murs
    • métal
    • bois
    • moellon
  • Toits
    ardoise
  • Plans
    plan régulier
  • Étages
    rez-de-chaussée
  • Couvertures
    • toit à longs pans
  • Typologies
    architecture éclectique
  • État de conservation
    désaffecté
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune

Documents d'archives

  • A.D. Hautes-Pyrénées, Commission syndicale de la vallée de Saint-Savin, 2 O 90 Rapport sur la ligne de chemin de fer de la Raillère

    AD Hautes-Pyrénées : 2 O 90

Bibliographie

  • DE THELIN, « Rapport de l’ingénieur en chef. Chemins de fer d’intérêt local de Pierrefitte à La Raillère par Cauterets et à Luz-Saint-Sauveur », et "Elargissement de la route nationale n°21 entre Cauterets et La Raillère" in Rapports de la commission départementale et délibérations du conseil général des Hautes-Pyrénées, session d’août 1901, Impr. Lescamela, Tarbes, 1901, 3e partie, chapitre II.

    p. 23-25 et p. 62-63

Périodiques

  • Médebielle Pierre, "Le chemin électrique de Pierrefitte-Cauterets", in Revue générale des chemins de fer et des tramways, n° XXIV, 1901, p. 223-234.

  • « Le Chemin de fer électrique de Pierrefitte à Cauterets et à la Raillère », in Le Monde Illustré, n°2 161, 27 août 1898.

Documents figurés

  • AD Hautes-Pyrénées 5 Fi 138/940 ; AD Hautes-Pyrénées 5 Fi 138/940 ; C. C. - 158 - Cauterets (H.-Pyr.) - La Gare du Tramway à la Raillère. [1904]-[1914]. Carte postale.

    AD Hautes-Pyrénées : 5 Fi 138/940
Date(s) d'enquête : 2019; Date(s) de rédaction : 2019
(c) Inventaire général Région Occitanie
(c) Université de Pau et des Pays de l'Adour