Chercheur à l'inventaire général d'Occitanie jusqu'en 2012.
- enquête thématique régionale, Jardins
- recensement du patrimoine thermal
- (c) Inventaire général Région Occitanie
Dossier non géolocalisé
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Aire d'étude et canton
Hautes-Pyrénées
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Commune
Argelès-Gazost
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Adresse
13 avenue des Pyrénées
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Cadastre
2023
AK
285
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Dénominationshôtel de voyageurs
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AppellationsGrand Hôtel ou Hôtel d'Angleterr, hôtel du Parc
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Destinationsimmeuble à logements
En avril 1882 est créée la Société anonyme « Société thermale des Pyrénées ». Elle devient propriétaire d'une quarantaine d'hectares dans la « plaine », zone agricole située au pied de l'ancienne bourgade d'Argelès. Il est projeté un vaste ensemble immobilier qui doit comprendre, outre l'établissement thermal lui-même, des équipements hôteliers, un parc privé et des lots à bâtir. En 1883-84, les terrains étaient encore vierges de toute occupation, encore voués aux champs, prés et peupliers. Seules préexistaient la voie ferrée et sa gare, achevées en 1871. L'hôtel figure sur un plan du complexe thermal datant de 1897 (AD65, 2O 189). Sa construction se situe autour de 1890. Il prend le nom de Grand Hôtel du Parc et d'Angleterre pour plaire à la riche clientèle britannique qui le fréquente. Il apparait en illustration d'un encart sur la station en juin 1891, sans doute sa première saison : "Petitjean, propriétaire, grand, confortable. Arrangements pour familles et longs séjours, situation unique dans le parc de l'établissement. Salon de conversation, billard". La « Gazette d'Argelès-Gazost, éditée entre 1892 et 1906 (AD65) renseigne sur les visiteurs illustres qui le fréquentaient, appartenant à l'aristocratie européenne (Espagne, Allemagne, Russie, Pologne, Serbie, Autriche-Hongrie ) ainsi que de nombreuses personnalités françaises. Côté parc, des tennis sur pelouses venaient en compléter les prestations. L'édifice est de style 1900, d'esprit classique. Son architecture est apparentée à celle de l'Institut Thérapeutique. Des cartes postales anciennes montrent la façade sur le parc, entre les deux avant-corps, traitée dans le style régionaliste, avec une superposition de loggias à balustres en bois et un toit pignon largement débordant sur aisseliers, richement décoré.
L'hôtel du parc fait partie de la saisie immobilière, du 7 avril 1898, à l'étude de M. Louis Tamon, avoué-licencié à Lourdes, initié par René Dubois au détriment de la société des eaux. (Le Pyrénéen, journal commercial, littéraire, d'annonces et politique, 06 mars 1898). Il n'existe pas alors de clôture entre le parc et le terrain des dépendances de l'hôtel : l'acquéreur sera tenu de se clôturer au nord, à l'est et au sud par un mur d'appui mesurant au plus 90 cm de hauteur surmonté d'une grille en fer d'1, 5 m. L'annonce détaille le mobilier de l'hôtel par pièce. Il comporte un cuisine et une arrière-cuisine, une petite salle à manger sous la terrasse, un salon (avec piano), une salle à manger, une salle de restaurant. Au rez-de-chaussée se trouvent également 8 chambres, un fumoir et un bureau ; il y a 14 chambres au 1er et au 2e étage, dont les lis sont en bois. Au 3e étage, 22 chambres de service sont aménagées. L'hôtel est vendu, alors qu'un bail court avec M. Petitjean pour un loyer annuel de 8 000 F qui sera porté à 11 000 F quand l'hôtelier aura réalisé l'extension annexée au bail.
L'édifice a été l'objet, sans doute dès le début du 20e siècle, d'une extension de deux travées au sud couvertes d'un toit terrasse. Une photographie (AD 31 26 FI 65 TP 3866) montre l'établissement avant cet agrandissement.
Un encart publicitaire dans un guide Joanne en 1900 énumère les aménités du grand hôtel du parc et d'Angleterre : "I De tout premier ordre, situation unique dans le vaste parc des Thermes. Vue incomparable des quatre façades sur la montagne. Grands salons, fumoir, billard, terrasse, restaurant. Éclairage électrique. Pension Omnibus". Le propriétaire Petitjean, est alors à la tête de l'hôtel depuis au moins 1891. La brochure de 1903 du syndicat d'initiative départementale précise la présence d'un cabinet photographique, d'un auto-garage et précise l'offre de croque et de law-tennis. On y parle anglais, espagnol et allemand.
Un autre encart publicitaire en 1911 reprend ce descriptif en y ajoutant les derniers aménagements: "Installations nouvelles. H. Lassus, propriétaire. De tout premier ordre, situation unique dans le vaste parc des Thermes. Vue incomparable des quatre façades sur la montagne. Grands salons, fumoir, billard, terrasse, restaurant. Salle de bains. Éclairage électrique. Chauffage central. Téléphone 6. Garage. Prix modérés. Omnibus". Lassus est mentionné dès 1904 et semble rester propriétaire dans les années 1920. Dans l'annonce de 1904, on mentionne le lawn-tennis, le garage, mais aussi le croquet et la présence d'une cabinet photographique.
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Période(s)
- Principale : 4e quart 19e siècle
- Secondaire : 1er quart 20e siècle
L'hôtel suit un plan rectangulaire et possède sur sa façade est, côté jardin, deux corps en avancée, évoquant des tours, qui encadrent au centre une autre avancée en rez-de-chaussée. Il est particulièrement imposant sur sa face occidentale, tournée vers la ville haute. Sur cette façade, on compte 12 travées dans le corps principal complétées par deux travées dans l'extension sud. Sur le corps principal, les deux travées latérales sont dotées de balcons, de même que les deux travées d'entrées précédées chacune d'un perron, l'un à volées symétriques, l'autre à volée droite perpendiculaire à la façade. Les lucarnes sont traitées de façon simple, avec deux pans, à l'exception des deux lucarnes à chacune des extrémités de la façade sur jardin, dont l'encadrement en pierre supporte un fronton triangulaire.
L'édifice repose sur un soubassement souligné par un boudin demi-cylindrique. Depuis ce boudin, les façades extérieures sont rythmées par un ordre monumental de pilastres sur trois niveaux. Un décor de façade en panneautage orne l'ensemble des surfaces murales. Les élévations latérales se terminent par un étage attique qui masque les comble et les toitures en pavillon.
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Murs
- pierre de taille (incertitude)
- maçonnerie
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Toitsardoise, métal en couverture
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Étagesrez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés, étage de comble, sous-sol
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Élévations extérieuresélévation à travées, élévation ordonnancée
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Couvertures
- toit à longs pans brisés demi-croupe
- croupe
Champs annexes au dossier - Architecture
- NOTB_G Ninin-Barus Jean-Pierre, Rost Marie-Thérèse. Regards sur le Parc Thermal 2015, in Lavedan et Pays Toy, n° 46, juin 2015, pp. 187-196.
- NOTB_S Etablissement thermal et parc thermal d'Argelès-Gazost : série 2O liasses 200 (Archives départementales des Hautes-Pyrénées).
- APPA
- APRO
- ARCHEO
- AVIS
- CCOM
- CHARP
- CHARPP
- COORLB93
- COORMLB93
- COORMWGS84
- COORWGS84
- ENCA
- EPID
- ESSENT
- ETACT
- FEN
- FEN2
- FENP
- INTER
- MHPP
- NOPC
- OBSV
- PAVIS
- PETA_MA
- PLU
- PSAV_FA
- SAV_FA
- SELECT oeuvre sélectionnée
- TAILL
- TAILLP
- TOITU
- USER IVR76_VDELPECH
- VALID accessible au grand public
- VISI
- VISIB
- VOIR_AUSSI
- 20230320_R_01
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Statut de la propriétépropriété de la commune
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Intérêt de l'œuvreà signaler
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Inventaire général Région Occitanie
- (c) Inventaire général Région Occitanie
Documents d'archives
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Bibliothèque nationale de France : 8-TE163-48 (H)
Joanne, Adolphe, Legrand, Maximin, Aix-les-Bains, Marlioz et leurs environs : guide médical et pittoresque, Paris : Hachette, 1900.
Bibliographie
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Bibliothèque nationale de France : 8-LK7-40352
Versailles, le château, le parc, les Trianons, la ville / par M. Paul Gruyer, Hachette (Paris), 1911, 111 p.
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"Les Hautes-Pyrénées : livret-guide illustré, publié par le syndicat d'initiative des Hautes-Pyrénées ; honoré d'une subvention du T. C. F. 1903.
p. 72
Périodiques
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Bibliothèque nationale de France : Ee 1666_1
Salies-de-Béarn. Gazette des étrangers : paraissant le dimanche : liste officielle des étrangers, 21 juin 1891-0, p. 4
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Archives et bibliothèques Pau Béarn Pyrénées : G1 36
Journal d'Argelès-Gazost, gazette des étrangers, n°1, 26 juin 1904.
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Le Pyrénéen, journal commercial, littéraire, d'annonces et politique, 06 mars 1898
Documents figurés
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AD Haute-Garonne : 26 FI 65 TP 3866
1329. Hôtel du Parc à Argelès[-Gazost]. - Toulouse : maison Labouche frères, [entre 1900 et 1920]. - Photographie (1900/1920). AD Haute-Garonne, 26 FI 65 TP 3866
Chercheur à l'inventaire général d'Occitanie jusqu'en 2012.
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