Dossier d’œuvre architecture IA31012817 | Réalisé par
  • recensement du patrimoine thermal
villa sainte-Thérèse puis maison de cure saline
Œuvre repérée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pyrénées
  • Commune Salies-du-Salat
  • Lieu-dit Montayan
  • Adresse 6 avenue de Saint-Girons
  • Cadastre 2022 A 627  ; 1947 A2 627
  • Dénominations
    maison, établissement de bienfaisance
  • Précision dénomination
    maison de villégiature
  • Appellations
    villa sainte-Thérèse
  • Autres parties constituantes
    jardin d'agrément

Construite dans les années 1920, la villa Saint-Thérèse a été brièvement une pension pour curiste, mais est rachetée par le Bureau de Bienfaisance de la ville de Toulouse en 1934. Entre cette date et sa vente en 1974, elle a accueilli des enfants de Toulouse venus se soigner à Salies-du-Salat dans le préventorium dépendant du département.

Les vues aériennes de 1923 montrent que le terrain est encore vide mais la villa est connue comme pension de famille en 1929, tenue alors par Mme Parizot et est ouverte toute l'année (La Dépêche, 07 juillet 1929, p.8 ). Elle a donc été construite entre ces deux dates.

La villa est acquise en 1934 par le bureau de bienfaisance de la Ville de Toulouse pour remplacer le préventorium départemental qui ne fonctionne plus. Cet achat est jugé nécessaire au vu du traitement à Salies-du-Salat considéré comme efficace contre les maladies infantiles.

L'achat, d'un montant de 250 000 F est financé largement grâce à la dotation, par l'Oeuvre des orphelins toulousains de guerre, d'un reliquat de 220 000 F (Bulletin municipal, 1er février 1940, p. 131). L'oeuvre doit permettre d'accueillir annuellement 300 enfants toulousains entre 3 et 12 ans. La nouvelle institution, maison de cure saline, est décrite à l'occasion de son inauguration par E. Billières, maire de Toulouse le 24 juillet 1934 (Midi socialiste, 26 juillet p. 3 qui en publie une photographie p. 4). Placée au centre d'un parc de 7 000 m², la villa, ancien hôtel agrandi, constitue désormais un immeuble de deux étages avec un grand sous-sol et de nombreuses dépendances. L'immeuble comprend un grand réfectoires, un préau vitré aux larges baies, trois dortoirs aérés, une infirmerie, un cabinet de consultation médicale, une salle de douches et tous les autres locaux nécessaires. L'aménagement des lieux et l'installation du mobilier ont coûté 150 00 F. Le premier contingent d'enfant est accueilli le 1e août 1934 et cinq convois de 60 enfants doivent se succéder soit 300 par an. Les enfants sont nourris, logés, blanchis et vont au préventorium voisin prendre leurs 21 bains de cure. La direction de l'institution est assurée par Mlle Vauthier, infirmière..

En 1974 (A. M. Toulouse), la commission administrative du bureau d'aide sociale de la ville de Toulouse adopte le principe de la vente de la villa, qualifiée "d'ex-maison de cure saline". L'administration des domaines fixe la valeur de l'ensemble immobilier à 300 00 F.

  • Période(s)
    • Principale : 2e quart 20e siècle

La villa est implantée sur le coteau qui surplombe la partie sud de la ville, non loin du couvent de Montayan. L'important mur d'enceinte qui ceignait la propriété est largement envahi par la végétation. L'édifice est composé de plusieurs corps de bâtiments qui ont progressivement été reliés les uns aux autres. Le bâtiment principal est composé de deux corps placés en quinconces, réunis par un corps transversal. Le corps sud comporte trois travées en façade et deux sur le pignon sud qui est couvert et porté par des aisseliers en bois. Seule la porte-fenêtre de l'étage de la travée centrale de la façade comportait un balcon initialement en bois. Au rez-de-chausse se trouvait un perron à volées latérales convergentes. Le corps nord présente également sa façade vers l'est, ouvrant sur la ville et la plaine en contrebas. La travée centrale est mise en valeur par le pignon centrale. Les élévations sont enduits en blanc mais les chaînes d'angles sont apparentes, en pierre équarries de façon rustique. Le corps intermédiaire reliant ces deux bâtiments a été surélevé et fortement transformé : il correspond au préau de l'institution de bienfaisance.

  • Murs
    • enduit
    • maçonnerie
  • Étages
    étage de soubassement, en rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
  • Couvertures
    • toit à longs pans pignon couvert
  • Statut de la propriété
    propriété privée

Périodiques

  • Bulletin municipal de la Ville de Toulouse, 1er février 1940 : maison de cure à Salies-du-Salat, p. 131.

  • "Salies-du-Salat.L'inauguration d'une maison de cure saline pour les enfants du bureau de bienfaisance de Toulouse" in Le Midi socialiste, 26 juillet 1934, p. 3.

    p. 3
  • À Toulouse : le magazine d'informations de la ville de Toulouse / Ville de Toulouse, 1er mars 1934, p. 128-129.

    p. 128-129
  • La Dépêche, 07 juillet 1929.

    p. 8

Documents figurés

  • Carte postale ancienne, LF Toulouse 1237 : Salies-du-Salat, la villa sainte Thérèse.

    Collection Claude Rigal
  • Archives municipales de Toulouse, opérations d'urbanisme, 440W15, vue 114 : vente de la villa Sainte-Thérèse, 16/11/1974.

    AM Toulouse : 440W15
Date(s) d'enquête : 2021; Date(s) de rédaction : 2022
(c) Inventaire général Région Occitanie