L'édifice est représenté sur un plan de Luchon daté de 1850 (Gorsse, 1942, p. 14), tout comme ses voisins qui datent certainement de campagnes de constructions proches. Cela s'explique par la proximité immédiate avec l'établissement thermal et l'esplanade des Quinconces. Sur le plan publié en 1860 (Lambron, 1860, p. 331), la maison appartient à Lafont et est tenu par Cantaloup ce qui indique qu'il s'agit d'une pension de famille ou d'un hôtel. Elle reste mentionnée dans les plans successifs de Luchon (1873, 1882, 1898) parmi les hébergements mis en location pendant la saison des eaux et propriété Lafont (Lafont-Lassalle sur le plan de 1898.
La maison a été surélevée au 20e siècle : on en voit la moitié sur une carte postale du début du siècle (AD 31, Fonds Labouche) montrant la pension Fadeuilhe et l'hôtel Canton où elle ne compte qu'un étage. L'escalier d'origine était conforme au parti adopté au milieu du 19e siècle sur l'allée d'Etigny : deux volés convergentes parallèles à la facade, qui desservait un petit perron sous lequel se trouvait l'accès au soubassement. Dans la sixième édition du guide Porcheron (après 1913), l'hôtel Lafont Henri est recensé parmi les hôtels de 3e catégorie, et coûte autour de 25 F la nuit. L'édifice est actuellement un hôtel intitulé "hôtel d'Etigny".