Le tombeau a été commandé par la fabrique de l'église de Luchon pour accueillir la sépulture des desservants de l'église. La seule dédicace, en latin, est tronquée : elle renvoie à Jean Vidaillet, curé de Bagnères-de-Luchon de 1842 à 1869. C'est sous son ministère qu'a été lancé le chantier de reconstruction de l'église paroissiale.La demande, par le conseil de fabrique, d'une concession gratuite et à perpétuité de 8 m2 est validée par le conseil municipal du 12 juin 1872. Le monument doit servir de sépulture aux prêtes de la paroisse et abriter un caveau pour y déposer provisoirement les cercueils des étrangers morts à Luchon mais destinés à être inhumés ailleurs. La Ville n'octroie que 5 m2 autour de la sépulture de M. Vidailhet (sic) qui est alors déjà en place et qu'on estime à 3 m2.
Le monument est signé par B. Castex et Chaubet, sculpteur à Aulon, Haute-Garonne.£Bernard Castex, architecte de la ville, est l'auteur de plusieurs autres tombeaux ainsi que de l'extension du cimetière en 1875. Cette signature permet dater le caveau du dernier quart du 19e siècle. Le soubassement présente de fortes ressemblances (petits arc en mitre à acrotères) avec celui du tombeau Baqué/Sacarrère.