Dossier d’œuvre architecture IA31012331 | Réalisé par
  • recensement du patrimoine thermal
grand hôtel du casino et de Luchon puis hôtel Majestic
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pyrénées - Bagnères-de-Luchon
  • Hydrographies la Pique
  • Commune Bagnères-de-Luchon
  • Adresse boulevard Amédée Fontan
  • Cadastre 2015 AK 01 467
  • Dénominations
    hôtel de voyageurs
  • Appellations
    grand hôtel du casino et de Luchon, hôtel Majestic
  • Autres parties constituantes
    parc, restaurant

D'après la matrice cadastrale où il entre en 1886, l'hôtel a été construit au début des années 1880 pour Williams Rigs, soit juste après la construction du casino dont il prend le nom. Rigs avait fait construire dès 1880 une maison et une écurie sur le site du futur hôtel. L'hôtel figure sur le plan de la ville édité en 1882 dessiné par Castex. On le retrouve dans la presse en 1885 où un encart souligne qu'il est le seul de la station à être doté d'un ascenseur Heurtebise. "hôtel modèle récemment construit à l'entrée du casino et du théâtre. Position exceptionnellement saine et splendide panorama" accompagné de la mention assez rare "pas de moustiques". 130 chambres, plusieurs salons, une cuisine et une cave de premier ordre. Un parc de 5 ha, chalets et laiteries. Guides, voitures et chevaux pour excursions, interprètes et omnibus à tous les trains. Le propriétaire est un dénommé Andrieu.(Journal de Barèges-Saint-Sauveur, 16 août 1885, p. 3).

Cité dans le guide Joanne sur les Pyrénées en 1888, puis dans la collection Diamants en 1893-1894, le grand hôtel du casino voit détailler ses avantages : c'est alors toujours le seul hôtel de Luchon doté d'un ascenseur. Il possède des annexes à la villa Raphaël, à la laiterie et aux chalets de la Pique et est situé dans un parc de 6 ha. Il propose de nombreux aménagements : grands et petits appartements, salons de lecture, de famille et de réception, fumoir, bar-room, terrasse, restaurant à la carte et table d'hôte. Il offre encore des services de guides de montagnes et envoie un omnibus avec interprète à l'arrivée de tous les trains.

En 1904, les annonces mentionnent de nouveaux services : téléphone, électricité et auto-garage. Le propriétaire est alors A. Prat (Avenir de Luchon, 02 septembre 1904).

Deux cartes postales anciennes conservées aux archives départementales de la Haute-Garonne montrent que sur la façade, la travée centrale et les deux travées latérales étaient ornées de plaques de marbre qui ont disparu. La grande terrasse qui longe l'édifice n'appartenait également pas au parti primitif.

Dans le guide Joanne de 1909, il est indiqué que la villa Corneille et son grand parc ombragé sont une dépendance de l'hôtel disposant du luxe moderne. Salles de bains, WC dans les appartements et cuisine privée à disposition des familles. Le propriétaire est toujours A. Prat. L'hôtel est mis en vente en avril 1913 par l'étude Constantin à Paris (Coemedia, 02 avril 1913).

Transformé en hôpital militaire (hôpital complémentaire 54) en mars 1917, il concentre alors les services de santé militaire de Luchon avec une annexe au couvent de l'Espérance pour les officiers. Il retrouve sa vocation d'hôtel après la guerre et prend le nom d'hôtel Majestic, sans doute après la vente qui a lieu en 1920 (Le Matin, 03 décembre 1920). L'hôtel Majestic connaît des difficultés au moment de la crise économique : il est l'objet d'une vente au tribunal de Saint-Gaudens le 28 juillet 1932 (Gazette de Bayonne, 21 juillet 1932) en même temps que l'hôtel Royal. Les deux hôtels, tous deux propriétés alors de la compagnie fermière de Luchon sont à nouveau mis en vente en juin 1934 (L'écho pyrénéen, 17 juin 1934).

L'hôtel a été réaménagé dans les années 2000 ce qui a notamment entraîné la division du rez-de-chaussée par un faux plafond.

  • Période(s)
    • Principale : 4e quart 19e siècle
  • Dates
    • 1886, daté par source

L'hôtel est situé à l'angle nord-est des trois allées formant un triangle autour du casino, à proximité immédiate de ce dernier. Il appartient au quartier résidentiel implanté entre le parc du casino et la Pique. Il occupe une longue aile d'environ 42 m sur 15, précédée d'une terrasse qui court tout le long de la façade, qui servait d'extension pour le restaurant. L'élévation postérieure de l'hôtel donne sur un parc qui se poursuit jusqu'aux rives de la Pique. Les élévations antérieure et postérieure comptent onze travées qui se déploient sur les sept niveaux de l'édifice. La façade a une organisation fortement hiérarchisée : la travée centrale est mise en valeur une légère avancée. Elle est soulignée par l'escalier menant à la terrasse et à la porte, mais également par ses balcons saillants aux deux premiers étages et par ses garde-corps en pierre alors qu'ils sont en ferronnerie sur les autres travées. Aux étages, des pilastres cannelés (en ordre colossal au premier et deuxième étage) encadrent la travée. La hiérarchisation s'effectue également verticalement : au premier étage, hormis les travées latérales, les baies sont unies deux à deux par un balcon commun ; celui-ci devient individuel au 2e étage et laisse place à un simple garde-corps au 3e étage. Les autres élévations ne possèdent pas de balcons et sont simplement animées par les bandeaux saillants qui ceinturent tout l'édifice en soulignant les niveaux. Un avant-corps bas, surmonté par toit terrasse, est situé au centre de l'élévation postérieure et permet, par un escalier à degrés symétriques, d'accéder au parc. Sur l'élévation nord, un escalier à garde-corps en pierre permet un accès secondaire au rez-de-chaussée surélevé tandis qu'une rampe dessert le soubassement.

  • Murs
    • enduit
    • maçonnerie
  • Toits
    ardoise
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 3 étages carrés, 2 étages de comble
  • Élévations extérieures
    élévation ordonnancée
  • Couvertures
    • toit à longs pans brisés
    • croupe brisée
  • Escaliers
    • escalier de distribution extérieur : escalier droit escalier en maçonnerie
  • Statut de la propriété
    propriété privée
  • Archives départementales de la Haute-Garonne 26 FI PYRENEES 1683 ; Luchon : Grand Hôtel Majestic. Les Pyrénées Centrales. 264. Toulouse : éditions Pyrénées-Océan, Labouche frères, marque Elfe, [vers 1950]. - Carte postale

    AD Haute-Garonne : 26 FI PYRENEES 1683

Documents d'archives

  • Archives municipales de Bagnères-de-Luchon, 1 G 4 matrice cadastrale des propriétés bâties.

    AM Bagnères-de-Luchon : 1 G 7

Bibliographie

  • Joanne, P. Pyrénées, Hachettes et cie, guides diamant,1893.

  • Versailles, guide Joanne 1909.

    p. 61

Périodiques

  • Pelon (docteur Henri), Luchon et ses hôpitaux militaires pendant la Grande Guerre, in La presse thermale et climatique, 30 octobre 1920, A 61, N 2944.

    p. 419-420.
  • Journal de Barèges-Saint-Sauveur, 16 août 1885.

    p. 3
  • Le Matin, 03 décembre 1920

    p. 4
  • Gazette de Bayonne, 21 juillet 1932

    p. 5
  • L'Avenir de Luchon, 02 septembre 1904

    p.1
  • Coemedia, 02 avril 1913.

    p. 5
  • L'écho pyrénéen, 17 juin 1934

    p. 3

Documents figurés

  • Bibliothèque nationale de France, Plans de la ville de Luchon par M. Castex, 1882, GED-825.

    Bibliothèque nationale de France : GED-825
  • Archives départementales de la Haute-Garonne 26 FI PYRENEES 150 ; Grand hôtel du Casino puis Hôtel Majestic. Les Pyrénées (1re série). 264. Luchon : Grand hôtel du Casino. Toulouse : phototypie Labouche frère, [entre 1905 et 1918]. Carte postale.

    AD Haute-Garonne : 26 FI PYRENEES 150
Date(s) d'enquête : 2015; Date(s) de rédaction : 2015
(c) Inventaire général Région Occitanie