Dossier d’œuvre architecture IA31011515 | Réalisé par ;
Maturi Paul (Contributeur)
Maturi Paul

Chercheur du service Connaissance et Inventaire des Patrimoines de la Région Occitanie depuis 2024.

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  • inventaire topographique, diagnostic patrimonial
Tour de défense, puis moulin, actuellement salle d'exposition
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Haute-Garonne
  • Commune Villemur-sur-Tarn
  • Adresse 1 rue de la République
  • Cadastre 1812 E 606  ; 2026 E 1848
  • Dénominations
    édifice fortifié
  • Précision dénomination
    tour de défense
  • Destinations
    moulin, salle d'exposition

Les informations de cette notice ont été produites par le service des Monuments Historiques et sont accessibles sur la base Mérimée du ministère de la culture et de la communication.

Cette tour de défense en brique à deux étages de 30 m de hauteur dont les origines remonteraient au 13e siècle garde jusqu'en 1631 sa fonction militaire qui s'exprime dans son architecture par des caractères défensifs marqués. En 1636, un foulon pour les draps de laine y est installé, ce qui semble préserver l'édifice des destructions de l'enceinte qui touchent l'ensemble de la ville.

C'est semble-t-il au 19e siècle qu'il reçoit trois paires de meules pour moudre le grain. Ces aménagements sont encore bien visibles dans les soubassements de la tour où subsistent les conduites des vannes, les conduits d'amenée, les cuves des rouets et également quelques vestiges dans la salle des meules au rez-de-chaussée où sont déposés quatre rouets en métal. Sur le plan de 1828, huit meules sont en place : trois dans le soubassement de la tour et cinq dans l'aile qui y est adossée. Cette partie de l'édifice est surélevée de deux étages à l'élévation ordonnancée au cours du 19e siècle. En 1855 une annonce d'adjudication indique que le moulin comporte 9 meules et qu'il est associé à une minoterie dont les machines et appareils sont établis dans les étages supérieurs. Un bâtiment annexe sert de logement aux meuniers et minotiers et possède des dépendances (deux cours, grange, écurie). Le moulin est alors vendu avec d'autres installations industrielles implantées sur l'autre rive du Tarn et reliés par une chaussée maçonnée.

C'est dans ces lieux que la famille Brusson commença à fabriquer ses premières pâtes alimentaires en 1872. En 1975, dans le cadre du plan de redressement de l'entreprise Brusson Jeune, la mairie achète la tour de défense et demande sa protection, effective en 1977.

L'aile côté bourg était initialement presque alignée avec l'extrémité arrondi de la tour (cf. cadastre de 1812 et photographies anciennes) et était ordonnancé de façon identique à l'aile conservée côté Tarn (ouvertures cintrées, bandeaux entre les niveaux, etc). Ce corps de bâtiment, visible encore sur la vue aérienne de 1930 a disparu sur celle de 1947 laissant place à une cour. La porte gauche de la tour qui donne sur cette partie semble avoir été calquée de façon récente sur sa voisine. Une carte postale datée entre 1904 et 1906 montre qu'à cette époque la tour était percée de plusieurs fenêtres désormais obturées, notamment dans le comble du toit conique. Au second étage, la baie a disparu, tandis qu'au premier, elle a été remplacée par une baie géminée. Au rez-de-chaussée de la tour, la porte surmontée d'une imposte a depuis été remplacée par une grille. Les aménagements visibles sur cette vue du début du siècle montrent un usage résidentiel de la tour et de ses annexes.

  • Période(s)
    • Principale : 13e siècle , (incertitude)
    • Principale : 17e siècle
    • Principale :
    • Secondaire : 19e siècle

La tour est implantée à l'angle sud du bourg, en bordure du Tarn. Elle est flanquée de deux ailes plus tardives, l'une côté Tarn avec quatre travées enduites, l'autre, plus en retrait, côté ville, dont les toitures arrivent environ au sommet de la maçonnerie de brique de la tour. Cette dernière est surmontée d'un haut toit conique en tuiles plates qui domine l'ensemble. En plan, la tour forme un rectangle terminé au sud par un pan arrondi.

  • Murs
    • brique
  • Toits
    tuile creuse, tuile plate
  • Étages
    étage de soubassement, 2 étages carrés
  • Élévations extérieures
    élévation à travées
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit conique
    • croupe
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour en maçonnerie
  • Énergies
    • énergie hydraulique
  • État de conservation
    désaffecté

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G
  • NOTB_S A.D. Haute-Garonne, 26 FI 31 145, carte postale [entre 1904 et 1906] phototypie Labouche frères.£Journal de Toulouse, n° 156, 6 juin 1855, p.4 : Adjudication,
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVR73_SCPMIDIPYR
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété de la commune
  • Intérêt de l'œuvre
    à signaler
  • Protections
    classé MH, 1977/09/12
  • Précisions sur la protection

    Tour de défense (ancienne) ou Tour du Moulin (cad. E 1848) : classement par arrêté du 12 septembre 1977

  • Référence MH
  • 1826

    AD Haute-Garonne : PG 297 2
  • 1816

    AD Haute-Garonne : PG 297 3
  • 1826

    Archives départementales de Haute-Garonne, Toulouse : PG 297 1
Date(s) d'enquête : 1992; Date(s) de rédaction : 1992, 2026
(c) Inventaire général Région Occitanie
Maturi Paul
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