Œuvre de l’architecte départemental André Boyer, la chapelle des franciscaines de Rodez est l’une des réalisations architecturale religieuse aveyronnaise majeure de l’entre-deux-guerres. L’unité et la cohérence de son décor d’origine offre un bel exemple de renouvellement du décor monumental dans les années 1930. Dû à des artistes aveyronnais et au maître-verrier Mauméjean, il est entièrement consacré à sainte Thérèse et à la prière.
La chapelle a été édifiée d’après les plans de l’architecte départemental André Boyer. La première pierre est posée le 4 octobre 1927 et sa consécration a lieu le 3 octobre 1932, jour de la fête de sainte Thérèse de Lisieux, béatifiée et canonisée en 1925.
À son achèvement, la chapelle présentait un ensemble décoratif complet, composé de statues, d’un haut-relief, de peintures murales, de vitraux et de mosaïques. Le décor est en cohérence avec l’Association Sainte Petite Thérèse de l’Enfant-Jésus, dont l’activité principale est de prier pour les mourants et les morts. Cette iconographie était notamment mise à l'honneur sur le haut-relief réalisé par Joseph Malet au-dessus du maitre-autel, aujourd'hui disparu.
L’intérieur actuel de la chapelle présente un aspect différent de celui des années 1930. Le décor mural du sanctuaire, ainsi qu’une partie des objets mobiliers, des statues et des vitraux ont disparu à l’occasion de la rénovation de l’édifice au début des années 1990. Les archives et les photographies anciennes permettent toutefois d’apprécier la qualité des œuvres perdues et l’aspect d’origine de l’édifice.