Dossier d’œuvre architecture IA09005081 | Réalisé par
  • inventaire topographique
écart : ancien village de Lujat ou Lugeat
Œuvre recensée

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Ariège - Tarascon-sur-Ariège
  • Commune Ornolac-Ussat-les-Bains
  • Lieu-dit lieu-dit Lujat ou Lugeat
  • Dénominations
    écart
  • Appellations
    Lujat ou Lugeat

En dehors d'une maison, le village de Lujat ou Lugeat n'est aujourd'hui plus qu'une ruine. Il était occupé au moins dès le Moyen Age, mais les sources font presque totalement défaut sur son histoire. Le village est signalé comme abandonné au début du 17e siècle, mais il fut réoccupé par la suite. Ainsi, les maisons dont on peut voir les vestiges en 2014 sont présentes sur le cadastre de 1834. L'une d'elles, la mieux conservée, a significativement accru son emprise au sol. Ses maçonneries prouvent d'ailleurs que les murs ont été réhaussés d'au moins un demi-mètre et le pignon de davantage. Une autre maison (1834 A9 506 ; 2014 A9 449) est absente du cadastre de 1834, mais ruinée. Elle est cependant mieux conservée que les quatre maisons voisines qui, elles, apparaissent en 1834, ce qui ferait pencher pour une construction postérieure, même si son architecture ne comprend pas vraiment d'élément de datation. La maison la plus occidentale fut d'ailleurs construite en 1843 (cadastre).£Ces constructions n'ont donc été abandonnées qu'après l'établissement du cadastre, peut-être lors de la vague d'exode rural qui suivit la dernière guerre. Le seul bâtiment à être toujours en usage est postérieur au cadastre.

  • Période(s)
    • Principale : Temps modernes , (incertitude)

On ne peut rien dire de la plupart des maisons de Lujat, tant elles sont arasées. Sur huit bâtiments vus, l'un est debout, un autre conserve encore la moitié de ses élévations, son voisin une cave et le quatrième la moitié du rez-de-chaussée. Ce sont des maisons en moellons, de plan généralement rectangulaire. Aucune cloison intérieure n'a été observée. Elles possèdent généralement une porte sur le côté.£Les maisons sont disposées en deux groupes. Un premier de cinq se trouve au nord du chemin, sur une terrasse. Le deuxième, qui n'en comprend que trois, est au sud, mais quelques mètres plus bas compte tenu du relief. C'est là que se trouvent les deux maisons les mieux conservées. Celle qui est encore en usage n'a pas d'étage, un toit à longs pans et quelques ouvertures. Le fait que ce soit l'édifice le plus proche de la fontaine (signalée sur le cadastre de 1834) explique probablement la continuité de son utilisation. L'autre maison est en ruine, mais présente encore environ la moitié de ses élévations (nord et ouest). Elle possédait un comble et un niveau de soubassement, qui compensait la pente dans laquelle était bâti l'édifice. Un contrefort placé au sud retenait d'ailleurs le mur ouest et c'est probablement sa présence qui lui a permis de demeurer en place. Côté pignon (nord), l'on trouve une porte à droite et une fenêtre à gauche, au rez-de-chaussée, une autre pour les combles. Côté mur gouttereau, il y a une porte et une fenêtre pour le soubassement, deux fenêtres à l'étage et au moins une pour le comble. Notons aussi les platebandes des ouvertures méridionales de l'élévation ouest, qui sont le témoignage du soin donné à la construction. Elles se trouvent dans la partie construite après le cadastre de 1834, ce qui ne donne donc aucune indication sur la date de ce qui existait déjà, mais contraste avec ce que l'on voit de l'autre maison ruinée et postérieure à 1834(1834 A9 506 ; 2014 A9 449), dont la fenêtre sud est fermée par une architrave en bois, dont la mise en place est plus simple que la platebande en pierre.£Quelques autres éléments à signaler. La cave de la maison sud-ouest (2014 A4 489) est couverte d'une voûte surbaissée en arc de cercle, qui ne peut pas être antérieure au 16e siècle (?). L'on ne trouve pas d'encadrements de fenêtres en bois, comme sur la plupart des édifices de Barry-en-Bas et -en-Haut, qui étaient donc un peu plus travaillés. Il ne reste que de simples châssis de bois non moulurés. La maison la mieux conservée du haut, celle aux architraves de bois, présente deux niches dans ses murs intérieurs, comme on en trouve déjà dans les maisons médiévales. L'une est carrée, l'autre en grossièrement cintrée (ce sont les deux pierres de couverture qui ont été taillées en quart de cercle).

  • Murs
    • calcaire
    • schiste
  • Couvertures
    • toit à longs pans

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G
  • NOTB_S A.D. Ariège, 3P 3498.
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • 0590147 ; 6192175/0590131 ; 6192295/0589956 ; 6192291/0589959 ; 6192243/0590047 ; 6192212/0590044 ; 6192216/0590041 ; 6192216/0590041 ; 6192216/0590147 ; 6192175
  • 42.8206726337235, 1.65808634194362/42.8217490774241, 1.65786627873892/42.8216815832045, 1.65573178010209/42.8212507115489, 1.65577345965188/42.8209881176273, 1.65685028586532/42.8210238098185, 1.65681326159834/42.8210235765708, 1.65677665976712/42.8210235
  • oeuvre repérée
  • IVR73_SCPMIDIPYR
  • accessible au grand public
  • Ornolac-Ussat-les-Bains
  • 20220315_R_01
  • Statut de la propriété
    propriété privée
Date(s) d'enquête : 2014; Date(s) de rédaction : 2014
(c) Inventaire général Région Occitanie