Usine de peigne en corne Coste-Bez fermée vers 1960, réoccupée par les établissements Ariélux. A la fin des années 1940, l'entreprise Coste-Bez est pilotée par deux associés : Jean Coste-Bez (peigner) et David Rosenbaum (ingénieur venu de Mirepoix). La fabrication de peignes existe encore mais décline (Henri Pradon, comptable). L'entreprise de peignes Coste-Bez fabrique alors des pièces en plastique, à une époque où pour assurer sa survie, elle a investi le champ des matières synthétiques. La correspondance indique que production de plastique et de peigne ont un temps fonctionné de façon simultanée. La société Néoplastil, dont le siège social est à Neuilly-sur-Seine, spécialisée dans les matières plastiques, installe une unité de production au Peyrat dans les locaux Coste-Bez. La société Coste-Bez maintient son existence, en tant qu'unité productive des Ets Néoplastil en Ariège. A cette époque, l'entreprise fabrique par exemple des tabliers et des alèses, y compris pour le tissu économique local. D'autres entreprises du pays d'Olmes travaillent à façon pour Néoplastil : c'est le cas des établissements Ricalens de Laroque-d'Olmes (IA09010043), qui réalisent des travaux d'impression jusqu'en 1949. La société Néoplastil a alors le statut de SARL. A la même époque, la direction de Néoplastil se plaint du travail réalisé par la société Coste-Bez, notamment du fait de toiles de qualité aléatoire. Les difficultés financières et techniques s'accumulent au début des années 1950. Paul Dupré, expert-comptable originaire de Saverdun, est dépêché pour redresser les comptes de l'entreprise. Après une faillite, celle-ci redémarre, employant alors 3 ou 4 ouvrières à domicile. La production est axée sur les plastiques épais, visant à la confection de nappes, enveloppes de serviettes, bavoirs, articles pour poupées. La société Néoplastil, sous la direction de M. Rosenbaum, est maintenue, mais P. Dupré travaille également avec le fabricant de plastique toulousain Maréchal. En février 1959, J. Coste-Bez donne location de plusieurs locaux à la nouvelle SARL Ariélux, représentée par les associés Paul Dupré et Roger Fontaneau, comprenant un ancien atelier de matières plastiques, un atelier de presses hydrauliques et un troisième local industriel. Le montant du loyer est basé sur le salaire horaire moyen des ouvriers du peigne, conformément à la note du Syndicat patronal du peigne de la vallée de l'Hers. Dans les années 1950, Ariélux est présentée comme spécialiste des « matières plastiques souples », produisant toiles enduites, vêtements de protection contre les acides et hydrocarbures, vêtements imperméables, tabliers, alèzes, bavoirs, culottes, sacs, housses antimites, couvre-épaules. Paul Dupré table alors sur le changement des habitudes de consommation et de voyage, la diversification des matières premières et l'explosion de la pétrochimie (PVC et toiles enduites), et aussi l'augmentation des congrès et réunions et du besoin des entreprises de recourir aux objets promotionnels. Toute la confection se fait à domicile, tandis que coupe et soudure se font en atelier, dabord uniquement au Peyrat, puis également dans une autre unité établie à Mirepoix, pour faire la confection à domicile. Il existe également des ouvrières à domicile à Pamiers et Saverdun. Au début des années 1960, la production est axée sur les trousses, sacs de sport, tabliers et dessus de chaises. P. Dupré relate s'être battu contre le secteur textile pour attirer des ouvriers. Petit à petit, il place des représentants partout en France qui lui permettent de s'introduire auprès des enseignes E. Leclerc et Monoprix. Il développe un fort usage des fermetures en plastique, puis fermetures Eclair, et Ariélux se spécialise dans la fabrication de trousses de toilette. En 1991, on sait que l'entreprise produit pour des clients tels que le CNES, Kodak, Fuji, le tournoi de tennis de Roland-Garros et les championnats de France de cyclisme sur route, le Conseil général de l'Ariège, Pfizer, le Crédit agricole, et conçoit des objets (10 000 pièces par jour au total) pour les marques de parfum et sociétés pharmaceutiques.
Le CA est annoncé en forte progression sur les deux années précédentes (+ 47 % depuis 1989). La société détient un capital de 1,7 million de francs. Un premier plan social en 2005, précède la vente de l'entreprise par la propriétaire La Brosse et Dupont, filiale du groupe Laflachère et sous-filiale de LVMH, qui avait racheté l'usine en 1996. Ariélux est reprise par la société Carton Nylon Coton. Le plan social de juin 2007 cause quant à lui la fermeture de l'usine.
En 1972, l'entreprise emploie 143 employés. Ils sont 30 fin 2005.