Dossier d’œuvre architecture IA81000843 | Réalisé par
  • inventaire topographique
  • enquête thématique départementale, patrimoine vigneron du Pays Gaillacois
château de la Linardié
Œuvre étudiée
Copyright
  • (c) Inventaire général Région Occitanie

Dossier non géolocalisé

Localisation
  • Aire d'étude et canton Pays du Vignoble Gaillacois, Bastides et Val Dadou - Gaillac
  • Commune Senouillac
  • Lieu-dit Linardié
  • Cadastre 1828 B 03 744, 745 ; 2011 B 01 245
  • Dénominations
    château
  • Appellations
    La Linardié
  • Autres parties constituantes
    pigeonnier, écurie, grange, remise, chai, hangar

Manaud de Clergue est mentionné comme seigneur de Linardié dans un document judiciaire daté de 1402. Dans le compoix de 1672, François de Clergue est recensé comme possédant à la Linardié : "chasteau, jardin, prés, terre, bois, vigne, escurie, ?, pigeonnier, basse cour, sol et pature". Il possède également une maison dans le hameau de la Linardié. La famille de Clergue, famille de noblesse de robe, resta propriétaire du château jusqu'en 1823. A cette date, Félix-Joseph-François de Rességuier vendit la propriété, dont il avait hérité de sa grand-mère Marie-Anne de Clergue, à Abraham Mercadier, négociant à Senouillac. Sa descendante, Mme Birot, l'a légué à sa mort à la commune de Senouillac, à laquelle la Ville de Gaillac s'est substituée pour transformer le lieu en une galerie d'art contemporain qui a fait long feu.

Le château a été très transformé au cours de son histoire. Il reste à l'intérieur, peut-être du 15e siècle, dans la partie sud-ouest, certaines ouvertures anciennes, une cheminée monumentale ainsi que l'escalier à vis. Les ouvertures extérieures ont été en revanche largement repercées aux 18e (élévation est et partie gauche de l'élévation sud) et 19e siècles (partie droite de l'élévation sud). Les portes-fenêtres desservaient sans doute une terrasse sur l'élévation sud. Lle parti d'ensemble a été très modifié : le cadastre de 1828 présente ainsi une aile parallèle à la route, flanquée de deux tours circulaires et au nord-est de laquelle venait se greffer une aile en S (parcelle 745), qualifiée de bâtiment rural. L'ensemble dessinait une cour ouverte en direction de l'ouest : l'accès se faisait par un portail en brique à l'ouest, dont les vestiges sont désormais pris dans la végétation. Cette première aile des dépendances a complètement disparu au 19e siècle, sans doute au moment où la tour sud-est a été entièrement reconstruite selon un plan rectangulaire. Des nouvelles ailes de dépendances ont également été construites, à l'ouest et au nord, dessinant un plan en U. Ces deux ailes sont désormais largement ruinées et il ne reste du château en élévation que l'aile sud. D'après Georges Barthes, celle-ci comptait deux niveaux au moment de la vente de 1823. Les niveaux intérieurs ont été l'objet d'une modification dont témoigne notamment un élément de porte muré à l'ouest. Le niveau de la cour a pour sa part été surélevé car l'accès primitif se faisait par un perron.

  • Période(s)
    • Principale : 15e siècle , (incertitude)
    • Principale : 16e siècle
    • Principale : 18e siècle
    • Principale : 19e siècle

Le château est constitué de trois corps de bâtiment se déployant en U autour d'une cour fermée à l'est pas un mur de clôture. Le corps de logis occupe l'aile sud ; il est flanqué par deux tours, l'une circulaire à l'ouest, l'autre rectangulaire à l'est qui abrite le pigeonnier de comble. Les deux autres ailes sont constituées par des dépendances agricoles en partie ruinées : une écurie, une grange une remise, des clapiers et un chai (dont il reste une vis en métal et d'anciennes cuves bouchées).

L'élévation principale, au sud, a été l'objet de nombreuses modifications ce dont témoigne l'hétérogénéité des ouvertures. Construite en maçonnerie de moellons calcaire, elle a conservé la majorité de son enduit. Elle est couronnée par une génoise à trois rangs. Sa partie gauche semble la plus ancienne : elle compte deux ouvertures en arc segmentaire à encadrement en pierre de taille sous lesquels prennent place deux ouvertures rectangulaires à encadrement chanfreiné. Parmi les deux ouvertures du comble, l'une est le fruit d'un remploi, l'autre a été refaite. La partie droite comporte trois portes-fenêtres à l'étage, surmontées par trois fenêtres, toutes à arc segmentaire mais ne dessinant pas des travées. Leur encadrement est en brique et pierre. Le piédroit appareillé d'une ancienne ouverture est encore visible entre les deux portes-fenêtres de gauche. Celles-ci ont toutes deux conservé leur garde-corps en ferronnerie. Un petit jour chanfreiné se trouve sous la porte-fenêtre de droite.£Les deux élévations de la tour rectangulaire sont interrompues en partie haute par la randière du pigeonnier : elle est surmontée au sud par un oculus en brique, et à l'est par des trous de boulin en brique. Deux ouvertures superposées à arc segmentaire rythment chacune des deux élévations. En partie basse de l'élévation sud, un petit jour chanfreiné est doté d'un élément de linteau en remploi. Sur l'élévation est du château, trois travées réparties sur deux niveaux ont des ouvertures en arc segmentaire identiques à celles de la partie gauche de l'élévation sud. Le château se prolonge au nord par un mur d'enceinte moins élevé que les bâtiments et percé par un large portail à arc surbaissé à côté duquel prend place une porte piétonne. L'élévation ouest est percée en symétrique d'un portail dont l'arc mouluré est en remploi.

L'élévation sur cour du corps de logis a conservé ses parties les plus anciennes dans sa partie ouest où se trouvent plusieurs ouvertures rectangulaires dont l'encadrement est chanfreiné. Une ouverture bouchée a perdue sa partie basse après le rehaussement du niveau de la cour. Les ouvertures à arc segmentaire se répartissent irrégulièrement sur la moitié est. La porte-fenêtre est le résultat de l'agrandissement d'une fenêtre. La porte d'accès au logis est surmontée par une imposte en plein-cintre que somme une corniche saillante. L'aile ouest, dédiée aux activités agricoles est construite en maçonnerie enduite couronnée par un bandeau à la chaux. Un hangar au toit à un pan en tuile creuse et en tôle ondulée occupe une partie de l'élévation nord où se trouve également un portail d'accès (ruiné).

Les montants d'un portail en brique se trouvent au nord-ouest du château à proximité desquels des plantations régulières et la présence de buis laissent supposer l'existence d'un parc aménagé.

A l'intérieur, l'escalier en vis occupe l'angle sud-ouest du logis où se trouvent également les encadrements d'ouverture les plus anciens (en pierre de taille chanfreinée ou en quart de rond). L'une de ces ouvertures est bouchée et a été interrompue par la modification des niveaux. Cette partie de l'édifice conserve également une cheminée monumentale en pierre de taille. La partie est du logis a été l'objet d'un réaménagement au 19e siècle et conserve un décor de gypseries et des cheminées en marbre.

  • Murs
    • calcaire
    • enduit
    • moellon
  • Toits
    tuile creuse, tôle ondulée
  • Étages
    étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré
  • Couvertures
    • toit à longs pans
    • toit en pavillon
    • toit conique
    • toit à un pan
  • Escaliers
    • escalier dans-oeuvre : escalier en vis en maçonnerie
    • escalier dans-oeuvre : escalier tournant en maçonnerie
  • État de conservation
    mauvais état

Champs annexes au dossier - Architecture

  • NOTB_G Barthes (abbé Georges), Le château et les seigneurs de Linardié, dans Bulletin de la société des sciences, arts et belles-lettres du Tarn, t. XXVI, 1966, p. 699-717.
  • NOTB_S Archives départementales du Tarn, 3 P 2155, 283 EDT CC 1
  • APPA
  • APRO
  • ARCHEO
  • AVIS
  • CCOM
  • CHARP
  • CHARPP
  • COORLB93
  • COORMLB93
  • COORMWGS84
  • COORWGS84
  • ENCA
  • EPID
  • ESSENT
  • ETACT
  • FEN
  • FEN2
  • FENP
  • INTER
  • MHPP
  • NOPC
  • OBSV
  • PAVIS
  • PETA_MA
  • PLU
  • PSAV_FA
  • SAV_FA
  • SELECT oeuvre sélectionnée
  • TAILL
  • TAILLP
  • TOITU
  • USER IVR73_ADELATAILL
  • VALID accessible au grand public
  • VISI
  • VISIB
  • VOIR_AUSSI
  • Statut de la propriété
    propriété d'une personne privée
  • Éléments remarquables
    cheminée

Documents d'archives

  • Archives départementales du Tarn, 283 EDT CC 1, Compoix, 1670-1672.

    AD Tarn : 283 EDT CC 1
  • Archives départementales du Tarn, 3 P 2155, Tableau indicatif des propriétés foncières, de leurs contenances et de leurs revenus, sections A à E. Dates : 1829.

    AD Tarn : 3 P 2155, 283 EDT CC 1
  • Archives départementales du Tarn 3 P 283 : plan cadastral de Senouillac, 1828.

    AD Tarn : 3 P 283
Date(s) d'enquête : 2011; Date(s) de rédaction : 2011
(c) Inventaire général Région Occitanie